Quand Jean-François Delfraissy invente une efficacité record à la « troisième dose » de vaccin.

Quand Jean-François Delfraissy invente une efficacité record à la « troisième dose » de vaccin.


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Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy estime que les 7.7 millions de Français éligibles devront recevoir leur troisième injection du vaccin contre le Covid d’ici le début de l’année 2022, voire au cours de la fin de 2021. Lors de son intervention à la matinale de France Inter du 17 novembre, il a avancé l’hypothèse qu’« on sera amené très probablement à aller vers une troisième dose pour la population générale ».  En somme, la politique "du chien crevé au fil de l'eau" continue. Avec une dose de rappel moins d'un an après les premières injections, il est évident que le vaccin est un échec. Cela n'empêche pas les pouvoirs publics et leurs experts de persévérer dans l'erreur.

La propagande gouvernementale bat son plein

L’offensive de propagande et de pression sociale pour généraliser la « troisième dose » a commencé. Actuellement, la troisième dose est réservée aux personnes âgées de plus de 65 ans ou vulnérables. Toutefois, à compter de la date du 1er décembre, les 50-64 ans pourront également effectuer leur troisième rappel . Les pouvoirs publics multiplient les messages pour  que, dès maintenant, les 50-64 ans commencent à prendre rendez-vous –  dans le cas où ils ont reçu la seconde dose depuis maintenant six mois. En tout, trois millions de personnes sont visées.

Le gouvernement de la peur

Evidemment, pour que le mythe du vaccin puisse être entretenu, il faut continuer à faire peur. Lors d’une intervention sur France Inter, le 17 novembre, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a jugé qu’il  qu’il n’était possible d’affronter une cinquième vague qu’à la seule condition que « tous les outils » soient exploités de manière optimale, à l’exemple des gestes barrières et de la vaccination.

Il rajoute à cet effet « Nous devrions pouvoir limiter l’impact de cette cinquième vague, mais ça va être difficile avec un système hospitalier qui est fatigué ». Selon lui, la transmissibilité élevée du variant Delta n’a été que très peu prise au sérieux par la plupart de la population, « y compris dans le milieu médical ». Vivre dans la peur !

Le vrai point sur lequel il y a lieu de s’inquiéter, c’est que chaque mesure prise par le gouvernement ouvre la voie à des restrictions supplémentaires. Et nous avons droit à un scénario qui est toujours le même: d’abord, le ballon d’essai. Le 14 octobre dernier, la ministre du Travail Elisabeth Borne n’excluait pas la possibilité de retirer le pass sanitaire à ceux qui refuseraient la 3e dose de vaccin. Puis, l’annonce apparemment encadrée: le 9 novembre, le Président de la République annonçait une troisième dose pour des catégories bien précises de la population (voir ci-dessus). puis on prône quelques jours plus tard la généralisation de la mesure limitée: c’est le rôle de Jean-François Delfraissy ou du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Les contes de Delfraissy

Jean-François Delfraissy a tenu à préciser qu’après cette dose de rappel, le vacciné allait bénéficier d’une réponse immunitaire « environ dix fois supérieure à celle après la seconde dose ». Aucune preuve de ce qu’il avance mais pourquoi s’empêcher de raconter une belle histoire?

Néanmoins, interrogé quant à la nécessité de procéder à d’autres vaccinations après cette troisième dose, le professeur a indiqué qu’il ne pouvait pas donner de réponse exhaustive à la question. Une façon de répondre: oui mais nous ne pouvons pas encore le dire !

Le président de conseil scientifique fait-il un aveu d’échec de l’efficacité du vaccin face au coronavirus ? On se souvient pourtant des promesses mirobolantes d’immunité absolue fournies par ces vaccins.

Pfizer avait  annoncé dans un communiqué un taux d’efficacité de 95.6¨%. Mais l’immunité s’avère beaucoup moins durable que prévu sans parler des éventuels effets secondaires. Sur ce point,  l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à la suite de l’injection du vaccin a recensé 57 330 cas d’effets indésirables.

Malgré tout, Jean François Delfraissy n’exclut pas un « un rappel sur une population plus globale ».


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