Le Sénat devient la nouvelle tribune de propagande des pro-vaccins sous la houlette de Bernard Jomier

Le Sénat devient la nouvelle tribune de propagande des pro-vaccins sous la houlette de Bernard Jomier


Partager cet article

Une audition concernant les perspectives pour la suite de la pandémie aura lieu au sénat ce mardi 30 novembre après midi. Le sénateur en faveur du projet de loi sur la vaccination universelle obligatoire contre le Covid-19, Bernard Jomier, a invité des scientifiques pro-vaccin pour participer à cette table ronde, une décision critiquée par d’autres sénateurs. Comme Olivier Veran, le Sénateur Jomier est un adepte du tout vaccinal, il est connu pour son rapport qui suggère la vaccination obligatoire pour les personnes âgées de 24 à 59 ans.

Une audition destinée uniquement aux pro-vax

Comme de nombreux pays européens, la France est soumise à une propagande effrontée sur « une cinquième vague de la pandémie de Covid-19 ». Le nouveau variant baptisé Omicron est, de l’avis des médecins sérieux, peu dangereux mais les dirigeants et les notables français nous expliquent qu’il menace le pays.

Au mois d’octobre dernier, le sénateur Bernard Jomier a déposé la proposition de loi du groupe socialiste concernant la vaccination universelle obligatoire contre le Covid-19. Si cet amendement est approuvé, les personnes qui refusent de se faire vacciner seront sanctionnées par une amende forfaitaire de 135 euros. Mais heureusement, il a été rejeté en commission des affaires sociales.

Ce mardi, le sénat organise un débat ou les perspectives d’évolution de l’épidémie de covid 19 seront discutées. Des scientifiques seront au rendez-vous et la table ronde sera ouverte à tout le monde sur le site du sénat. Cela dit, il se trouve que le sénateur Bernard Jomier n’a invité que des pro-vaccins incluant notamment l’épidémiologiste Dominique Costagliola,

le Pr Karine Lacombe, et le Pr Yazdan Yazdanpanah.

Un débat partial discrédité par les conflits d’intérêts des intervenants

Sans doute après la passe d’armes qu’il avait eue avec le Professeur Raoult, lors d’une audition de ce dernier devant le Sénat, le 15 septembre 2020, le rapporteur du projet de loi sur la vaccination universelle obligatoire, Bernard Jomier, a tout simplement préféré éviter le débat, cette fois.

Il a préféré exclure du débat les scientifiques qui s’opposent à la vaccination à savoir : Didier Raoult, Christian Perronne, Christian Velot, JP. Bourdineau, JF. Lesgards, P.Kory, P. Marick, les Professeur McCullough et Laurent Toubiana ou Alexandra Henrion-Caude.

Le sénateur Alain Houpert n’a pas tardé à réagir, selon lui, l’objectivité de la représentation nationale est remise en cause, Il dénonce le fait qu’ il existe des liens entre les scientifiques invités à cette audition et les laboratoires pharmaceutiques qui produisent les vaccins contre le Covid-19. Il compte ainsi sur ses collègues pour demander des éclaircissements à ce sujet.

Alors que la

vaccination obligatoire

pour l’ensemble de la population a été rejetée en commission au Sénat, la tenue d’un tel débat  révèlerait-elle un Sénat qui commence à renoncer lui aussi à défendre les libertés individuelles et collectives?

Alors que les débats et les confrontations de points de vue devraient être encouragés. Ce débat discrédite inévitablement l’institution. Il semble bien que le Sénat abdique aussi progressivement, il va devenir peu à peu comme la Commission Européenne dans ses pratiques.

Pour rappel, fin juillet, au moment des débats sur le projet de loi instaurant l’obligation vaccinale pour les soignants et le passe sanitaire, quelques sénateurs avaient reconnu que l’idée d’une vaccination générale défendue par les socialistes allait probablement s’imposer à l’avenir.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été placée sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur une possible filature illégale visant un couple qui l’avait mise en cause dans l’affaire Renault-Carlos Ghosn. Auditionnée jeudi dernier au tribunal judiciaire de Paris, l’ancienne ministre voit resurgir des soupçons qu’elle qualifiait encore en 2022 d’« élucubrations ». Jeudi dernier, Rachida Dati a été entendu comme témoin assisté lors d’une audition qui s’est tenue au tribuna


Rédaction

Rédaction

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Emmanuel Macron lance une nouvelle polémique sur la binationalité. Une fois de plus, un Président français renonce à dire que vivre en France, qui plus est avec des papiers français, oblige à respecter des règles que chacun ne peut choisir. À Nairobi, Macron a donc relancé une polémique sur la question de l'intégration. Voici ce qu'il a déclaré à Brut Afrique : «Mon message à la diaspora, c'est ça, personne ne vous l'enlèvera. Et donc vous êtes totalement françaises et français et totalement a


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Le Conseil national de Renaissance a officiellement appelé Gabriel Attal à être candidat à la présidentielle de 2027, avec un score de 91 %. Une semaine après la démission d’Élisabeth Borne de la présidence du « parlement » du parti, l’ancien Premier ministre voit la voie partisane s’ouvrir. Pendant que le jeune ambitieux multiplie meetings et dédicaces, Édouard Philippe, déjà déclaré, évoque un « rassemblement » de façade. Derrière les votes internes, c’est la même machine macroniste qui se pré


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

Veerle Daens commente à sa manière la fermeture du chausseur Minelli. Et une entreprise française de moins ! une ! Encore une paire d'escarpins qui finit à la morgue des tribunaux de commerce. Minelli tire sa révérence définitive le 30 mai 2026, et si c’est une tragédie pour mon dressing, c’est surtout une leçon de choses pour quiconque comprend que la dette n’est pas un moteur, mais un acide. Tout commence avec ce mot doux qui fait frissonner les banquiers de la City : le LBO. En 2007, le fon


CDS

CDS