Comment l’absence de patriotisme du gouvernement et la bureaucratie de la recherche ont tué le suppositoire anti-COVID de l’Institut Pasteur

Comment l’absence de patriotisme du gouvernement et la bureaucratie de la recherche ont tué le suppositoire anti-COVID de l’Institut Pasteur


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Le clofoctol, suppositoire anti-COVID de l’Institut Pasteur, n’a pu être testé qu'auprès d'une douzaine de volontaires. Résultat : les essais cliniques ont dû être suspendus.  La recherche française paie cher les manipulations politiques permanentes, le discours obsessionnel sur le vaccin et l'absence de patriotisme du gouvernement qui ne soutient pas les potentiels médicaments français contre le COVID-19. Sans compter que la bureaucratie de la recherche publique a plombé dès le départ un projet pourtant prometteur.

Un manque total de patriotisme économique

En voulant tester l’efficacité du médicament clofoctol, l’Institut Pasteur de Lille s’est heurté à un souci d’échantillonnage. En effet, le 9 décembre, le directeur général de l’institution a communiqué à l’AFP que les essais cliniques ont dû être interrompus au stade actuel faute de volontaires.

Néanmoins, d’après le professeur Xavier Nassif, l’Institut Pasteur ne va pas baisser les bras, car il entend “travailler sur un changement de stratégie pour que cet essai soit repris… en trouvant un partenaire qui pourrait le faire dans d’autres circonstances, peut-être chez des malades hospitalisés ou à l’étranger”.

Pour rappel, dans le courant du mois de septembre, l’Institut Pasteur avait lancé un appel pour trouver de 350 à 700 patients volontaires pour tester le médicament. Le profil recherché concernait principalement des individus de 50 ans et plus, avec au minimum une manifestation des symptômes du Covid-19 et n’ayant pas encore reçu le vaccin.  Malheureusement, on n’a pu trouver en tout qu’une douzaine d’individus intéressés.

L’Institut Pasteur paie pour (1) le barrage systématique des pouvoirs publics depuis mars 2020 aux traitements hors vaccin, (2) l’absence de professionnalisme de la plupart des médias qui se contentent de répéter la parole officielle française et/ou les slogans de l’Union Européenne et de l’OMS sur le COVID-19, (3) le manque de patriotisme de nos dirigeants qui ne se sont jamais préoccupés de pousser des médicaments ou vaccins issus de la recherche française – à la différence des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Russie, de l’Allemagne ou de la Chine.

Comment la bureaucratie française a fini de tuer le projet

Le professeur Nassif regrette le faible nombre de volontaires:  “Trop peu pour qu’on puisse arriver à un début de conclusion… Les Français ne sont pas très volontaires pour participer à des essais cliniques et les gens de plus de 50 ans et qui aujourd’hui ne sont pas vaccinés ont un petit côté rebelle”. A force de clouer au pilori les non vaccinés, on récolte ce qu’on a semé !

La Voix du Nord a eu connaissance d’une lettre interne à l’Institut Pasteur dans laquelle on peut lire, entre autres, que la bureaucratie à la française a été une source supplémentaire de difficultés: “De nombreuses procédures ont retardé le début possible de l’essai clinique visant à évaluer l’efficacité du clofoctol au cours de la Covid-19. Les délais d’obtention des autorisations sont à l’origine des grandes difficultés que nous rencontrons pour recruter des volontaires avec pour conséquence une augmentation des coûts dépassant nos capacités financières…”

Néanmoins, cet essai qui préconisait une posologie d’un suppositoire à raison de deux doses quotidiennes pour une durée de cinq jours semblait prometteur. Il avait même obtenu le label de « Priorité Nationale de Recherche. L’objectif était principalement d’« évaluer la sécurité d’emploi, la tolérance et l’efficacité du clofoctol (…) chez des patients atteints de la Covid-19 symptomatique au stade précoce », si l’on se réfère au communiqué qui a été divulgué par l’Institut Pasteur.

En termes de financement, l’Institut avait obtenu près de cinq millions d’euros de la part de LVMH.  On ne peut donc pas dire que le projet a manqué de soutiens potentiels. Mais l’étatisme français, conjugué au mondialisme béat de nos dirigeants, a eu raison d’une recherche française prometteuse.


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