Belgique : vers la désobéissance civile face aux restrictions sanitaires

Belgique : vers la désobéissance civile face aux restrictions sanitaires

2 min de lecture

Partager cet article

Le dimanche 26 décembre, les cinéphiles étaient bien présents aux cinémas Palace, Vendôme, Kinograph et Galeries à Bruxelles et à Liège. Ces cinémas ont d’ailleurs ouvert leurs portes. Les actions de désobéissance civile continuent dans le secteur culturel belge malgré les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement. S’achemine-t-on vers l'ère des soulèvements populaires (M. Maffesoli) en Belgique aussi  ? Le refus global du confinement et des restrictions aux libertés se renforce.

Une rébellion des acteurs du monde culturel belge

Face au variant Omicron en Belgique, le Premier ministre avait annoncé mercredi 22 décembre la fermeture des salles de spectacle et de cinémas. L’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure était prévue pour le dimanche 26 décembre.

Depuis l’annonce de cette restriction, les acteurs du secteur culturel en Belgique avaient lancé des actions de désobéissance civile. Dimanche 26 décembre, ils ont encore ouvert leurs portes aux cinéphiles. Ces derniers sont d’ailleurs venus en grand nombre.

Le directeur du Cinema Palace de Liège, Eric Franssen, a déclaré « Les gens sont heureux de pouvoir venir et nous sommes heureux qu’ils soient là. Disons que c’est un bon dimanche sur base des chiffres ».

Les cinémas comptent poursuivre leurs activités, d’autant plus que la police a indiqué qu’il n’y aurait pas encore de contrôle. Les responsables ont confié que si les forces de l’ordre se présentent et imposent des amendes et si les cinéphiles désertent les lieux, ils fermeront leurs portes.

Une « mesure injuste et irréfléchie » selon le secteur culturel

Selon les acteurs du monde culturel en Belgique, ces actions de désobéissance civile sont une manière de montrer que le gouvernement a adopté une mesure injuste et irréfléchie. Ils estiment que fermer le secteur culturel ne va pas arrêter la propagation du coronavirus.

Pour rappel, la nouvelle restriction concerne uniquement les cinémas et les salles de spectacle. Selon Eric Franssen, « c’est un acte idéologique fort ». Il a ajouté que le Cinéma Palace dispose d’un système de ventilation performant, équipé de filtres puissants et de capteurs de CO2, depuis un an et demi.

Pour rappel, la Belgique a déjà connu des soulèvements manifestes contre la décision de confiner et de restreindre les libertés. Ainsi les affrontements spectaculaires qui ont eu lieu à Bruxelles, au bois de la Cambre il y a quelques mois. On avait 15 blessés parmi les manifestants, et 12 parmi les effectifs policiers.

Les signaux se multiplient indiquant que nous glissons vers l’ère des soulèvements dont parle le sociologue Michel Maffesoli.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes
Photo by Max Böhme / Unsplash

Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes

À Tours, la Métropole impose désormais aux commerçants du centre piéton un unique créneau de trente minutes, de 17 h 30 à 18 h, pour déposer leurs cartons. En dehors de cette fenêtre, le dépôt peut être considéré comme « sauvage » et exposer à une amende pouvant atteindre 2 500 euros. Dans le même temps, cinq camions-poubelles sont équipés de caméras à intelligence artificielle pour surveiller le contenu des bacs. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le


Rédaction

Rédaction

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

L’affaire de la déviation de Beynac: un pont construit, stoppé par la justice, puis promis à la démolition. L’État va verser 24,16 millions d’euros au Département de la Dordogne pour solder un contentieux né d’un arrêté préfectoral jugé illégal. Autrement dit, le contribuable va indemniser une collectivité qui avait engagé des travaux sur la base d’une autorisation finalement annulée. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'e


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany