Le trumpisme, voilà l’ennemi!  le renseignement américain est mobilisé contre tous les conservateurs patriotes aux USA et dans le monde

Le trumpisme, voilà l’ennemi! le renseignement américain est mobilisé contre tous les conservateurs patriotes aux USA et dans le monde


Partager cet article

La communauté américaine du renseignement n'est plus focalisée sur les menace réelles qui pèsent sur les Etats-Unis mais elle poursuit des lubies idéologiques. A commencer par la lutte contre le "trumpisme" et ses cousins dans le monde. Tel est le constat qu'il faut faire en lisant le communiqué publié cet automne par la commission de la Chambre des Représentants sur les affaires du renseignement. Après la brève période réaliste du mandat de Donald Trump, le renseignement américain est mis par le Deep State au service d'un agenda mondialiste. On attend de la communauté du renseignement qu'elle combatte des ennemis intérieurs et qu'elle évalue le degré de progressisme du reste du monde.

Idéologisation du renseignement américain from EdouardHusson

C’est l’homme clé du renseignement au Congrès américain: Adam Schiff, représentant de Californie, préside la commission dédiée de la Chambre des Représentants. Nous partageons avec nos lecteurs un document facile d’accès (sur le site de la Chambre des Représentants) mais que peu de gens prennent le temps de regarder. 

Il s’agit du commentaire qu’a fait Adam Schiff à l’issu du débat et de l’accord bipartisan au sein de la Commission du renseignement en vue du budget 2022. Le document vaut la peine d’être lu attentivement car il montre ce qu’est la politique du renseignement pendant le mandat de Joe Biden. 

+ On y trouve finalement peu de choses sur les menaces réelles qui pèsent sur les Etats-Unis. La menace chinoise est certes mentionnée mais couplée à la menace russe et dans l’optique de la surveillance de l’Europe, du Caucase, de l’Afghanistan, toutes régions où les Etats-Unis essaient de maintenir voire de renforcer un encerclement de la Russie. On est en plein dans la logique du « Grand Echiquier » de Brzezinski. 

++ Il existe, malgré tout, une différence majeure avec l’ouvrage matriciel de Brzezinski publié en 1997: en un quart de siècle, la politique étrangère américaine s’est considérablement idéologisée. Désormais la communauté du renseignement américain doit mesurer le degré de progressisme des « adversaires » des Etats-Unis. C’est pourquoi la Russie, fidèle au socle judéo-chrétien, qu’elle a hérité de Byzance, et développée dans une forme nationale propre mais cousine du conservatisme occidental, est considérée comme plus dangereuse que la Chine communiste – objectivement adversaire des Etats-Unis. 

Le passage le plus frappant est celui ou Adam Schiff déclare: 

« Le projet de loi comprend une disposition détaillée qui comble les lacunes en matière de renseignement et permet à l’Amérique de mieux se concentrer sur les menaces extrémistes suprématistes blanches transnationales. Plus précisément, ce projet de loi améliorera la capacité des agences fédérales de renseignement à hiérarchiser les menaces extrémistes suprématistes blanches, y compris les liens avec des groupes internationaux et leurs finances. Il impose au National Counterterrorism Center – aux côtés du Federal Bureau of Investigation et du Department of Homeland Security – d’explorer et d’analyser plus en profondeur l’idéologie et les objectifs des groupes suprématistes blancs ayant des liens transnationaux, y compris leur direction et leur structure opérationnelle« 

Traduisons: la communauté du renseignement américain doit se concentrer contre un ennemi intérieur. Ici on pénètre dans l’idéologie pure qui est celle du « consensus bi-partisan », c’est-à-dire des Démocrates et des « RINOs » (Republicans In Name Only). Un peu comme en URSS, quand on lisait dans un texte officiel qu’il s’agissait de « combattre la ploutocratie internationale », on comprenait que le régime avait une bouffée d’antisémitisme, là on comprend qu’une partie de la Chambre des représentants s’apprêtait à voter au début de l’automne pour que les services de renseignement aient les moyens de combattre Trump et ses partisans, calomniés sous l’étiquette de « suprémacistes blancs ». Même si le vote final est encore en suspens du fait de la non-adoption de la loi de finance 2022, c’est sur les plans de soutien à l’économie, par sur le budget de la Défense que les Républicains poussent les Démocrates dans leurs retranchements. On sait, en effet, que les élections de mi-mandat doivent ramener de nombreux partisans de Trump au Congrès. Il sera plus difficile à l’oligarchie progressiste de frauder électoralement parlant comme à l’élection présidentielle américaine de 2020. Mais nous sommes avertis: le trumpisme, voilà l’ennemi, avec tous ses alliés internationaux, les conservateurs patriotes. 

On est bien entendu en pleine idéologie, en plein décollage du réel: et il n’est pas étonnant, après tout, que la communauté du renseignement reçoive aussi de l’argent pour étudier la question des extra-terrestres et des OVNI.  


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Grâce à une intense campagne de dénigrement sur le mode de l'antisémitisme, LFI a réalisé une percée significative dans les villes de plus de 100.000 habitants. Bally Bagayoko, élu au premier tour dans la ville des rois, Saint-Denis, face au maire sortant, en est une figure emblématique. Bally Bagayoko est une figure centrale de La France Insoumise en Seine-Saint-Denis, dont le parcours et la stratégie expliquent la victoire historique dès le premier tour à Saint-Denis. Parcours et profil pol


Rédaction

Rédaction

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent... 🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir : - Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2 - Le père, Patrice Duhamel, sur LCI - La mère, Nathalie Saint-Cricq,


CDS

CDS

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

Avant de devenir l’une des architectes de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022, Sarah Knafo avait déjà attiré l’attention d’un poids lourd de la droite française : Henri Guaino. Ce passage peu connu éclaire les réseaux intellectuels et politiques dans lesquels s’est forgée l’une des stratèges de la nouvelle droite française. Jeune diplômée de Sciences Po, Sarah Knafo a vite grimpé les échelons. A seulement 32 ans, elle fait partie des plus grandes figures de l’extrême droite en Fra


Rédaction

Rédaction