Saccage de la Sorbonne: cette troublante connivence entre Emmanuel Macron et l’extrême-gauche militante

Saccage de la Sorbonne: cette troublante connivence entre Emmanuel Macron et l’extrême-gauche militante


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Les images sont terribles: les militants d'extrême-gauche qui ont occupé la Sorbonne ont vandalisé la chapelle de l'illustre bâtiment universitaire. Les pouvoirs publics sont sans excuses car le bâtiment est parfaitement sécurisable contre les intrusions. Alors négligence? Ou bien tolérance coupable pour effrayer le bourgeois dans l'espoir qu'il y ait, comme lors de la crise des Gilets de Jaune, un vote pro-macron du "parti de l'ordre"?

C’est un crève-coeur ! Et pour moi qui fus en charge de la sûreté de ce bâtiment durant deux ans auprès du Recteur de Paris, c’est une faute impardonnable du gouvernement.  Depuis le milieu des années 2000, le bâtiment de la Vieille Sorbonne est parfaitement contrôlable. Le Recteur de Paris dispose d’une équipe de vigiles expérimentés qui limitent au maximum les intrusions possibles. Et si l’une d’entre elles a lieu, les commandants successifs du 3è district de police de Paris connaissent parfaitement une procédure rodée, pour faire sortir sans violence les intrus.

J’en conclus que, cette fois, le Recteur de Paris n’a pas reçu l’autorisation (ou l’instruction) de faire procéder à une évacuation des lieux. Elles doivent en général avoir lieu dans les premières heures de l’occupation, précisément pour éviter les dégâts comme ceux qui ont touché la Chapelle où se trouve le tombeau du Cardinal de Richelieu.

Macron veut-il réveiller le réflexe du pareti de l'ordre?

Tout au long du quinquennat d’Emmanuel Macron, on a pu observer une véritable connivence entre le gouvernement et les activistes d’extrême gauche. L’exemple le plus évident qui vienne à l’esprit est celui de la crise des Gilets Jaunes. En laissant libre cours à la violence des Blocs Noirs ou d’autres mouvements, le gouvernement a permis que l’opinion assimile les manifestants à la violence des militants anarchistes. Pour le discréditer. 

Il est très vraisemblable que le mécanisme enclenché soit le même, en l’occurrence. La Sorbonne est, comme l’Arc de Triomphe, un trésor du patrimoine national. Le saccager est plus que répréhensible. Comme en plus les manifestants contestent le bon fonctionnement de la démocratie, qui n’aurait pas fait émerger « les bons candidats », comment ne pas imaginer la reconstitution du « parti de l’ordre » dans l’électorat macronien, âgé et qui sait gré au Président sortant d’avoir rétabli l’ordre en 2018. 

Bien évidemment, il s’agit de suggérer aussi que si son opposante est élue, de pareils désordres se reproduiront fréquemment. Bourgeois, ne vous trompez pas: un nouveau Monsieur Thiers veille sur vous! 


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Rédaction

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