L’UE recommande le nouveau vaccin aux vulnérables et relance l’utilisation des vaccins originaux « inefficaces »

L’UE recommande le nouveau vaccin aux vulnérables et relance l’utilisation des vaccins originaux « inefficaces »


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Actuellement, la Commission européenne prépare les esprits sur une éventuelle nouvelle vague due à la propagation des deux sous variants BA.4 et BA.5, dominants en Europe. Jeudi 1er septembre, l’EMA a donné son feu vert pour l’utilisation des deux premiers « booster » adaptés au variant Omicron de Pfizer (Comirnaty) et Moderna (Spikevax). Le régulateur européen des médicaments et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ont recommandé mardi 6 septembre la priorité des rappels de ces vaccins bivalents sur les groupes de population à haut risque, comme les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et vulnérables (à partir de 12 ans).

Classés variants préoccupants par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la propagation des deux sous variants BA.4 et BA.5 est au cœur des angoisses. Ces nouvelles souches Omicron, hautement transmissibles, mais peu graves, sert désormais de prétexte à l’UE pour relancer la vaccination. En effet, pour la Commission, « la pandémie n’est pas encore terminée », raison pour laquelle elle a annoncé une série de mesures et de stratégies pour les vingt-sept . Mardi 06 septembre, dans un communiqué conjoint, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Agence européenne des médicaments (EMA) ont mis l’accent sur l’utilisation des vaccins actualisés et récemment autorisés. Les autorités sanitaires européennes appellent à ce que les personnes âgées et les personnes à risque de forme grave du Covid-19 soient en première ligne pour l’administration de ces vaccins adaptés à la souche omicron. Comme à son habitude, l’ECDC et l’EMA émettent un avis assez controversé sur le sujet. Pour rappel, au mois d’avril, les deux agences affirmaient qu’avec les données disponibles, soumettre la population à une quatrième dose était inopportun.

Les personnes âgées et les personnes à risque en priorité

Nous sommes loin d’être sortis du cycle infernal de la peur et des manipulations sur la vaccination. Alors que le mois de juillet, le bureau régional européen de l’Organisation mondiale de la santé a expliqué que les cas de COVID-19 et les hospitalisations “augmenteront au cours de l’automne et l’hiver”. Comme par hasard, l’EMA a donné son feu vert aux vaccins adaptés au variant Omicron le 1er septembre après les régulateurs britanniques et américains.

Aussi, avant la campagne de rappel hivernale, les deux agences de l’UE, l’ECDC et l’EMA conseillent que « ces rappels soient destinés en priorité aux personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie en raison de certains facteurs de risque ».

Elles concernent les personnes âgées de 60 ans et plus, les personnes immunodéprimées, les personnes (à partir de 12 ans) souffrant d’autres conditions sous-jacentes les exposant à un risque de développer une forme grave de la maladie et les femmes enceintes.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Agence européenne des médicaments (EMA) recommandent également de prioriser ces vaccins chez les travailleurs de la santé et le personnel dans les maisons de retraite à cause de « leur exposition accrue en cas de futures nouvelles vagues .»

Malgré leur inefficacité, les vaccins originaux toujours sollicités

En prévision d’une éventuelle recrudescence des cas de COVID-19 en automne et en hiver, les deux agences ont exhorté les Européens à ne pas attendre les vaccins adaptés à la souche omicron, pour se faire vacciner.

L’ECDC et l’EMA ont déclaré que les vaccins originaux devraient être administrés chez les personnes non vaccinées, «ces vaccins originaux sont encore capables de protéger contre la maladie grave du Covid-19 et la mort » selon le communiqué. Les autorités sanitaires continuent à s’enfoncer dans le déni, concernant notamment l’échappement du variant Omicron  aux vaccins. Une étude a déjà confirmé que les sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5 échappent aux réponses anticorps à la fois chez les personnes ayant déjà été infectées par le Covid-19, mais aussi chez celles qui ont été entièrement vaccinées. Des études des CDC américains présentaient les mêmes résultats.En résumé, le risque d’une nouvelle infection est possible en raison de la capacité des deux virus à échapper à l’immunité, provenant de la vaccination ou d’une infection antérieure.

L’Union européenne se prépare à continuer sa politique de vaccination massive, les données épidémiologiques montrent pourtant l’échec de cette politique, cas du Portugal, en 2022, ce pays dont le taux de vaccination est parmi les plus élevés au monde figure parmi  les pays les plus touchés par l’épidémie.


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