La Chine refuse d’acheter le vaccin Moderna sans connaître sa composition

La Chine refuse d’acheter le vaccin Moderna sans connaître sa composition


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Moderna Inc, la société pharmaceutique basée à Cambridge dans le Massachusetts (États-Unis) a refusé la demande de la Chine de lui céder la "recette" de la technologie ARNm de son vaccin Spikevax, ce qui aurait mis fin à son projet de conquérir le marché chinois. Actuellement, Moderna a déposé une plainte contre l’alliance Pfizer-BioNtech pour atteinte à la propriété intellectuelle au sujet de la technologie novatrice ARNm et demande des dommages et intérêts.

Si officiellement, 89,7 % de la population chinoise avaient bénéficié d’une dose initiale anti-Covid, seulement 55 % ont eu un rappel. La grande majorité des Chinois ont reçu deux doses de Sinovac ou de Sinopharm, ou encore le vaccin unidose de Convidecia de CanSino Biologics. Malgré une faible taux de contamination, les autorités chinoises persistent dans l’application stricte du zéro Covid. Une politique qui se traduit par des mesures fortes dès l’apparition des cas Covid (fermetures, isolement, filtrage aux frontières, dépistage PCR à grande échelle, restrictions draconiennes sur les déplacements…) sur l’ensemble de la population pour contenir le virus. Même si à ce jour, le gouvernement chinois n’a pas encore autorisé l’utilisation de vaccins étrangers sur son territoire. Depuis que sa population a accepté ses injections transgéniques, Xi Jiping songerait à approuver les vaccins étrangers comme Spikevax. La Chine étant un vaste marché de la vaccinothérapie, c’est désormais une course à l’Eldorado qui s’ouvre pour les biotech.

Un refus lié à des problèmes de sécurité

Samedi, le  Financial Times a rapporté que Moderna Inc a refusé la demande de la Chine de révéler la technologie de son vaccin ARNm, une des conditions préalables à la vente dans le pays imposées par la Chine.

La société pharmaceutique américaine aurait refusé la demande de Pékin, ce qui aurait entraîné l’échec des négociations concernant la vente de son vaccin en Chine.

D’après le journal, Moderna Inc a pris cette décision suite à des problèmes commerciaux et de sécurité impliquant certaines personnes qui participent aux négociations.

Malgré tout, l’entreprise serait toujours « impatiente » de conquérir le marché chinois.

Pour le moment, Moderna refuse tout commentaire concernant les informations divulguées dans ce rapport de Financial Times.

Moderna toujours prêt à collaborer avec la Chine

Pour endiguer le Covid, la Chine utilise uniquement les vaccins développés par ses propres laboratoires pharmaceutiques. Aucun autre vaccin étranger n’est actuellement approuvé dans le pays.

Lors d’un point de presse organisé pour les journalistes asiatiques, le directeur médical de Moderna, Paul Burton, a fait savoir le désir de son entreprise de vendre ses vaccins à ARNm en Chine. Il a indiqué qu’aucune activité concernant ce projet n’est en cours. Cela dit, la société est prête à entamer les négociations.

Pour mémoire, le 26 aout dernier, via un communiqué , Moderna a annoncé sur son site avoir déposé une plainte contre l’alliance Pfizer/BioNtech. Moderna considère qu’elle avait développé une technologie utilisée par l’alliance Pfizer/bioNtech bien avant la pandémie. Elle souhaite désormais obtenir une compensation financière.

Mais Moderna est poursuivi à son tour par Arbutus Biopharma Corporation et  Genevant Sciences. Ces entreprises biotechnologiques ont déposé une action en justice aux États-Unis et demandent des dommages-intérêts pour contrefaçon de brevets dans la fabrication et la vente de l’ARNm-1273, le vaccin de Moderna contre Covid-19.

Le 05 juillet dernier, le laboratoire biopharmaceutique allemande CureVac poursuit également BioNTech pour violation des droits de propriété intellectuelle liée à la production des vaccins ARNm contre le Covid-19.

Derrière ces règlements de compte, c’est le partage du marché de la vaccinothérapie qui est en jeu. Depuis le début de la pandémie, les prix des vaccins n’ont cessé d’augmenter. Au grand bonheur des laboratoires pharmaceutiques, grands gagnants de cette crise sanitaire.


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