Chute des actions Tesla: les investisseurs inquiets sur le leadership de Musk

Chute des actions Tesla: les investisseurs inquiets sur le leadership de Musk


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Les actions de Musk sont devenues de plus en plus préoccupantes. Alors que le marché européen des véhicules électriques (VE) poursuit son essor, Tesla, pionnier du secteur, traverse une tempête financière et managériale. Les actions de la firme ont plongé à leur plus bas niveau depuis novembre 2023, effaçant sa valorisation de 1.000 milliards de dollars. L’implication politique croissante d’Elon Musk, ses prises de position controversées et une concurrence agressive alimentent les inquiétudes des actionnaires.

Certains investisseurs expriment leurs inquiétudes concernant l’avenir de l’entreprise Tesla,  ces derniers commencent à douter du PDG milliardaire Elon Musk. Les actions de Tesla ont enregistré six jours consécutifs de baisse jusqu’à jeudi dernier, cumulant une dégringolade de 25 % depuis janvier. Si une légère reprise a été observée vendredi, elle ne suffit pas à masquer l’ampleur de la crise. La valorisation de l’entreprise est désormais bien en deçà des sommets atteints en 2023, reflétant une défiance grandissante des marchés.

Chute boursière et des investisseurs inquiets

Les investisseurs commencent à s’inquiéter. Ils pensent que les décisions d’Elon Musk en tant que dirigeant du DOGE seraient à l’origine des difficultés boursières de Tesla et elles risquent également de provoquer une énorme baisse des ventes.

Elon Musk, absorbé par ses autres entreprises (SpaceX, X/Twitter) et ses prises de position politiques, semble accorder moins de priorité à Tesla. Ses tweets quotidiens, ses coupes budgétaires drastiques et les licenciements massifs (notamment des équipes chargées des infrastructures de recharge) ont exacerbé les tensions internes.

Comme le souligne Paul Argenti, professeur à la Tuck School of Business :

« La réputation du PDG est liée au succès de l’entreprise. Mais quand le dirigeant incarne à lui seul la marque, le risque est énorme. »

Tesla, dont la valorisation dépend largement du storytelling autour de Musk, paie aujourd’hui le prix de cette dépendance.

Actuellement, Tesla est en train de perdre sa popularité en Europe. Ses ventes dans le vieux continent ont chuté de 45% par rapport à l’année précédente. Tesla a également enregistré une baisse de 11,5% des nouvelles immatriculations en Chine, en février 2025.

Les dérives managériales de Musk

Elon Musk, absorbé par ses autres entreprises (SpaceX, X/Twitter) et ses prises de position politiques, semble accorder moins de priorité à Tesla. Ses tweets quotidiens, ses coupes budgétaires drastiques et les licenciements massifs (notamment des équipes chargées des infrastructures de recharge) ont exacerbé les tensions internes.

Sa récente menace de licencier les employés n’ayant pas justifié leur productivité par e-mail a ulcéré jusqu’à ses soutiens traditionnels. Pour beaucoup, le PDG incarne désormais un risque pour la stabilité de l’entreprise, alors que Tesla affiche des résultats en berne : bénéfices nets en chute de 71 % en 2024 et recul des revenus de plus de 5 milliards de dollars.

Les investisseurs, excédés par l’attitude d’Elon Musk, multiplient les critiques publiques. Le photographe et actionnaire Jerry Avenaim a ironiquement tweeté :

« Partagez cinq choses que vous avez faites pour les actionnaires cette semaine »

, en référence aux exigences controversées de Musk envers ses employés. Ce malaise n’est pas nouveau : en 2023, des actionnaires avaient déjà rejeté le plan de rémunération pharaonique du PDG, dénonçant son manque de focus sur Tesla.

Concurrence et ralentissement des ventes

Tesla perd du terrain face à des rivaux mieux positionnés. Le chinois BYD lui a ravi la place de premier constructeur mondial de VE en 2024 et progresse rapidement en Europe, notamment au Royaume-Uni. Dans des marchés clés comme la Norvège, les immatriculations de Tesla ont reculé de plus d’un tiers. En Chine, ses ventes ont baissé de 11,5 % sur un an, malgré des rabais agressifs.

Ces revers s’expliquent par une offre vieillissante (le Model 3 et le Model Y dominent depuis des années), des retards répétés sur les nouveaux modèles (Cybertruck, Semi) et une concurrence européenne et asiatique plus innovante.

Si l’hypercentralisation sur Musk inquiète les investisseurs, son audace et sa vision restent des moteurs pour Tesla. Ses prises de risque ont permis à l’entreprise de dominer le marché des VE en 10 ans. Aujourd’hui, son implication dans des projets d’IA (via xAI) ou spatiaux (SpaceX) pourrait aussi bénéficier indirectement à Tesla, via des synergies technologiques.

Reste à savoir si Musk saura déléguer la gestion quotidienne pour se concentrer sur l’innovation, comme l’avait fait Steve Jobs chez Apple lors de son retour en 1997. Les turbulences actuelles pourraient alors n’apparaître que comme une parenthèse dans une success story en cours.


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