Malgré ses échecs , la NASA mise sur le Starship de SpaceX

Malgré ses échecs , la NASA mise sur le Starship de SpaceX


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La NASA vient de signer un contrat qui ajoute la fusée Starship d’Elon Musk  à ses offres de services de lancement Falcon 9 et Falcon Heavy. Pourtant, ce vaisseau spécial n’a jamais effectué un vol d’essai réussi. Elon Musk, dont l’influence politique ne cesse de croître, voit son entreprise occuper une place centrale dans les programmes spatiaux américains.

La NASA a officiellement intégré le Starship de SpaceX à sa liste de lanceurs éligibles, malgré une série d’échecs. Ce vaisseau, développé par Elon Musk, n’a encore jamais réussi un vol d’essai complet sans exploser. Pourtant, l’agence spatiale américaine a modifié son contrat Launch Services (NLS) II pour y inclure le Starship aux côtés des fusées Falcon 9 et Falcon Heavy. Ce contrat permet à SpaceX de proposer ses services pour le lancement de satellites scientifiques, de missions d’observation de la Terre et d’exploration spatiale. Une décision qui soulève des questions, tant les liens entre SpaceX et la NASA semblent étroits, voire conflictuels.

Un vaisseau ambitieux, mais encore instable

Le Starship est la fusée la plus puissante jamais construite, capable de transporter des charges utiles massives vers l’orbite et au-delà. Son potentiel est immense : faciliter l’accès à l’espace, soutenir les missions lunaires Artemis, et même servir d’autres agences gouvernementales.

Cependant, ses performances restent incertaines. Lors de ses deux derniers essais en 2024, le Starship a explosé en vol, répétant des scénarios catastrophiques similaires. Malgré cela, la NASA le classe dans la catégorie 1 des lanceurs à haut risque – ceux qui n’ont pas encore réussi un vol inaugural.

À titre de comparaison, la fusée New Glenn de Blue Origin (Jeff Bezos), bien qu’encore en développement, a déjà obtenu cette même certification. La NASA laisse jusqu’en 2032 à SpaceX pour prouver la fiabilité du Starship, un délai ambitieux au vu des défis techniques restants.

Un autre contrat avec la NASA malgré les échecs

La semaine dernière, la NASA a annoncé la modification du contrat NASA Lauch Services (NLS). Elle inclut l’ajout de l’énorme fusée Starship de SpaceX d’Elon Musk à ses offres de services de lancement Falcon 9 et Falcon Heavy. Pourtant le véhicule n’a jamais réalisé un seul vol d’essai réussi.

Selon l’explication de l’agence spatiale, les contrats « fournissent une large gamme de services de lancement commercial pour les satellites planétaires, d’observation de la Terre, d’exploration et scientifiques de la NASA ».

Le Starship est la fusée la plus puissante jamais construite, capable de transporter des charges utiles massives vers l’orbite et au-delà. Son potentiel est immense : faciliter l’accès à l’espace, soutenir les missions lunaires Artemis, et même servir d’autres agences gouvernementales.

Cependant, ses performances restent incertaines. Lors de ses deux derniers essais en 2024, le Starship a explosé en vol, répétant des scénarios catastrophiques similaires. Malgré cela, la NASA le classe dans la catégorie 1 des lanceurs à haut risque – ceux qui n’ont pas encore réussi un vol inaugural.

La NASA prévoit même d’utiliser Starship pour transporter des astronautes vers la surface de Lune dans le cadre du programme Human Landing System (HLS).

Une autre preuve de l’influence d’Elon Musk

Cette annonce met en évidence l’influence d’Elon Musk en tant que proche de Donald Trump. Même le prochain administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a un lien avec SpaceX.

Notons que la NASA a classé les lanceurs du programme NLS II en quatre catégories. La première réunit les fusées qui n’ont pas encore réalisé leur premier vol. C’est la catégorie à haut risque. Le second réunit les véhicules à « risque moyen » ayant déjà réussi entre 1 et 6 lancements consécutifs. On ne sait pas encore à quelle catégorie appartient la Starship de SpaceX.

SpaceX vise les missions Artemis 3 et 4, prévues pour 2027 et 2028, où le Starship devrait servir de module lunaire. La NASA compte sur lui pour transporter des astronautes de l’orbite lunaire jusqu’à la surface de la Lune. Mais après l’explosion spectaculaire du dernier prototype, certains doutent que SpaceX soit prêt à temps. La NASA prend un gros risque en s’appuyant sur une fusée aussi instable. Mais face à la concurrence internationale et aux ambitions lunaires, elle n’a peut-être pas le choix.

Si SpaceX parvient à maîtriser le Starship, les États-Unis disposeront d’un atout spatial majeur.


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