Une étude Yale révèle des signes de réactivation du virus d’Epstein-Barr, après injection COVID à ARNm

Une étude Yale révèle des signes de réactivation du virus d’Epstein-Barr, après injection COVID à ARNm


Partager cet article

Une étude menée par l’Université Yale, publiée sur medRxiv, a associé la présence de longue durée de la protéine de pointe dans la circulation sanguine au syndrome post-vaccinal (PVS). Cela peut aussi provoquer un déséquilibre immunitaire.

Une étude pionnière de l’Université de Yale, publiée sur medRxiv, révèle des mécanismes immunitaires sous-jacents aux symptômes prolongés observés chez certains patients après la vaccination anti-COVID-19. Dirigée par la Dr. Akiko Iwasaki, cette recherche identifie des protéines de pointe persistantes, une inflammation chronique et des déséquilibres immunitaires comme facteurs clés du syndrome post-vaccinal (PVS), ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.

Réactivation du virus d’Epstein-Barrun comme effet secondaire du vaccin ARNm

Gayle Guyardo, l’animatrice de l’émission mondiale sur la santé et le bien-être Bloom, a subi un effet secondaire du vaccin contre le Covid-19. Selon ses témoignages, cette injection a causé chez elle une réactivation du virus d’Esptein-Barr (VEB). Elle a discuté d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Yale avec la docteur Cathleen Gerenger.

Les experts dirigés par le Dr Akiko Iwasaki ont examiné 42 individus atteints du syndrome de Stevens-Johnson. Ils ont pris 22 témoins sains et vaccinés pour comparer les résultats, révélant des anomalies immunologiques marquées :

  • Protéines de pointe détectables jusqu’à 709 jours post-vaccination : Présentes chez certains participants, ces protéines circulantes rappellent les profils observés dans les cas de COVID long.
  • Inflammation chronique et auto-immunité : Augmentation des lymphocytes T exprimant le TNF, liés à l’inflammation et aux réponses auto-immunes.
  • Déséquilibres des cellules T régulatrices : Des taux réduits d’IL-4 et d’IL-6, essentielles à la modulation immunitaire, pourraient expliquer fatigue, neuropathies et troubles cognitifs.
  • Réactivation de l’Epstein-Barr (EBV) : Des titres élevés d’IgG anti-EBV suggèrent une réactivation virale, similaire à celle observée dans le COVID long ou le syndrome de fatigue chronique.
  • Carences en neuromodulateurs : Baisse de la fétuine A, de la neurotensine et des bêta-endorphines, molécules cruciales contre la douleur et le brouillard cérébral.

A la fin des travaux de recherche, les chercheurs ont découvert que la présence prolongée d’une protéine de pointe SRAS-CoV-2 dans la circulation sanguine, après la vaccination, peut provoquer divers symptômes comme la fatigue et le dysfonctionnement cognitif, une réactivation du virus d’Espstein-Barr ainsi que des déficits neuromodulateurs à l’origine du brouillard cérébral et de la douleur chronique.

Une avancée majeure dans la compréhension des syndromes post-vaccinaux

En d’autres termes, l’étude met en évidence l’existence d’un lien entre la protéine spike persistante et divers problèmes de santé, incluant notamment le syndrome de Stevens-Johnson. Elle souligne la nécessité de réaliser une nouvelle recherche visant à trouver les stratégies thérapeutiques adéquates pour empêcher l’inflammation, le déséquilibre immunitaire et la réactivation virale, chez les personnes présentant le PVS.

Cette recherche marque une avancée majeure dans la compréhension des syndromes post-viraux et post-vaccinaux. Elle souligne l’urgence d’études complémentaires pour décrypter les mécanismes communs entre COVID long, PVS et autres affections post-infectieuses.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Épargne : quelles conséquences pour le choc pétrolier long que l’UE reconnaît enfin? par Vincent Clairmont

Épargne : quelles conséquences pour le choc pétrolier long que l’UE reconnaît enfin? par Vincent Clairmont

« Le plus dur est fait. » Lorsque Donald Trump a prononcé ces mots au 32ème jour du conflit en Iran, les marchés actions américains ont exulté, signant leur meilleure séance en dix mois. Mais pour l'épargnant européen, cette phrase sonne comme un avertissement brutal. Si Washington estime avoir achevé sa « décapitation » chirurgicale du régime iranien, elle laisse derrière elle un détroit d’Ormuz étranglé (passé de 150 à 5 navires par jour) et une Europe seule face à une facture énergétique qui


Rédaction

Rédaction

La caste parisienne doit-elle son mépris social à Aristote et à sa philosophie ?

La caste parisienne doit-elle son mépris social à Aristote et à sa philosophie ?

On les dit méprisants et cyniques, ces habitants des beaux quartiers, ces experts qui hantent les plateaux de télévision et les couloirs du pouvoir. On fustige leur mépris de classe, leur entre-soi protecteur et cette morgue tranquille qui semble ne jamais pouvoir être ébranlée par le réel. Mais et si ce que nous prenons pour du cynisme n'était en réalité que l'aboutissement logique d'une morale très ancienne? Et si la bourgeoisie parisienne n'était pas dépourvue de valeurs, mais habitée par une


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Et si l'Ukraine dronisée nous attaquait, combien de temps notre armée tiendrait-elle? par Thibault de Varenne

Et si l'Ukraine dronisée nous attaquait, combien de temps notre armée tiendrait-elle? par Thibault de Varenne

Le scénario a tout d'une fiction, et pourtant, il hante les couloirs les plus lucides de l'École de Guerre. Imaginez : une puissance dotée de la masse et de l'agilité technologique de l'Ukraine actuelle tournant ses millions de drones vers nos frontières. La question n'est pas de savoir si nos soldats sont braves — ils le sont — mais si notre modèle militaire, figé dans un conservatisme de prestige, ne s'effondrerait pas comme un château de cartes face à ce "déluge de fer et de silicium". Le s


Rédaction

Rédaction

Peut-on vraiment croire Trump quand il annonce une fin rapide à la guerre d’Iran? par Thibault de Varenne

Peut-on vraiment croire Trump quand il annonce une fin rapide à la guerre d’Iran? par Thibault de Varenne

Le 1er avril 2026 restera sans doute dans les annales de la diplomatie mondiale comme le jour où l'imprévisibilité est devenue une doctrine de guerre officielle. Depuis le Cross Hall de la Maison-Blanche, Donald Trump a troqué sa casquette de "Dealmaker" pour celle de "Commandant en chef de l'Apocalypse", annonçant que l'Opération Fureur Épique touchait à son but. Mais derrière la promesse d'une sortie de crise sous "deux à trois semaines", se cache un bourbier géopolitique dont les sables mouv


Rédaction

Rédaction