L’inefficacité des confinements COVID confirmée par une étude

L’inefficacité des confinements COVID confirmée par une étude


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Une nouvelle étude menée en Écosse remet en cause l’efficacité des confinements locaux instaurés durant la pandémie de Covid-19. Les chercheurs n’ont observé aucune différence notable de comportement entre les zones à forte ou faible restriction. Plus de cinq ans après la crise covid, une nouvelle étude vient de remettre en question l’efficacité des politiques de confinement. En réalité, le confinement a eu un effet désastreux et n’a pas eu d’influence majeure sur la mortalité due au Covid-19.

Depuis 2020, les confinements ont été l’une des principales réponses des gouvernements à la propagation du SARS-CoV-2. Présentés comme une mesure d’urgence pour étaler les vagues de contamination et éviter la saturation des hôpitaux, ces confinements ont profondément marqué la vie sociale et économique. Pourtant, une étude récente menée par l’université d’Aberdeen sème le doute quant à leur réelle efficacité, en particulier lorsqu’ils étaient appliqués localement. L’étude a analysé les comportements de 1 724 personnes en Écosse entre mars et novembre 2020. Les participants ont été interrogés sur leurs habitudes de la semaine précédente : port du masque, distanciation sociale, sorties de domicile, lavage des mains… Résultat : aucune différence de comportement significative entre les zones sous fortes restrictions et celles plus libres.

Un comportement identique, quelle que soit la sévérité des mesures

Selon le Dr Chantal den Daas, maître de conférences en psychologie de la santé, les chercheurs s’attendaient à une modification des comportements après l’instauration des confinements locaux. Or, les résultats ont montré une stabilité du comportement, indépendamment du niveau de restriction. En clair, les populations ne suivaient pas davantage les règles dans les zones les plus sévèrement confinées.

Ce constat rejoint celui d’une précédente analyse du Telegraph en 2020, qui concluait à l’inefficacité des confinements locaux pour freiner la circulation du virus. Pire encore, ces mesures ont souvent été perçues comme punitives, accentuant les divisions sociales et territoriales.

Des effets désastreux sans bénéfices sanitaires

Les données issues des études menées au Royaume-Uni et ailleurs pointent vers une même conclusion : les confinements, en particulier à l’échelle locale, n’ont pas eu d’impact significatif sur la mortalité liée au Covid-19. Une étude économique danoise, publiée à Londres, confirme ces observations. L’ étude a dénoncé que le confinement n’a pas provoqué une baisse notoire du taux de mortalité. En Suède, le seul pays à ne pas avoir confiné sa population. Cette approche différente, basée sur le respect de la liberté individuelle, n’a pas entraîné de surmortalité significative par rapport à ses voisins confinés comme le Danemark, la Finlande et la Norvège.Elle souligne que les confinements ont surtout entraîné des dommages économiques, sociaux et psychologiques majeurs.

Dans les zones défavorisées comme le nord-ouest de l’Angleterre, où la densité de population et la précarité sont élevées, les confinements ont souvent été prolongés ou réimposés sans résultats probants. Les habitants, désorientés par des règles changeantes, se sont sentis abandonnés et injustement traités.

Ces travaux invitent à un sérieux réexamen des politiques sanitaires en cas de crise. Les chercheurs d’Aberdeen appellent à collecter des données plus précises sur les comportements, les croyances et la perception du risque. L’objectif : identifier les leviers d’action efficaces avant que la situation n’échappe au contrôle.

Plutôt que de compter sur des restrictions autoritaires, les experts recommandent d’adopter des recommandations raisonnables, soutenues par une communication claire et une confiance renforcée entre autorités et citoyens.

En somme, l’étude dévoile l’inefficacité des confinements pour contrôler la mortalité due à la Covid-19 tout en soulignant les lourdes conséquences économiques et sociales qui en découlent. Elle remet en question la pertinence de telles politiques à l’avenir et plaide en faveur d’approches plus souples, basées sur le respect des libertés individuelles et l’acceptation volontaire de mesures sanitaires. Par ailleurs, nous avions aussi évoqué les lourdes conséquences économiques et éducatives dues aux confinements au Royaume-Uni.


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