Effondrement des financements US: Bill Gates accuse Musk de «tuer les enfants les plus pauvres au monde»

Effondrement des financements US: Bill Gates accuse Musk de «tuer les enfants les plus pauvres au monde»


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La guerre des mots entre Elon Musk et le covidiste Bill Gates s’intensifie. Lors du Forum économique Bloomberg Qatar le 20 mai 2025, Musk a vivement réagi aux accusations de Gates, qui l’a accusé d’avoir mis en danger des enfants vulnérables via les coupes massives du Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE) dans le budget de l’USAID. Le PDG de Tesla rejette les critiques de Gates, l’accusant à son tour de mensonges et d’hypocrisie, en référence aux liens passés de Gates avec Jeffrey Epstein.

En entrevue avec le Financial Times, le cofondateur de Microsoft et vaccinolâtre Bill Gates avait déclaré que M. Musk a fait preuve d’ignorance en encourageant l’élimination de 83% des programmes d’USAID.Lors du Forum économique Bloomberg Qatar, Elon Musk a vivement réagi à ces propos de Bill Gates. « Qui pense-t-il être pour commenter le bien-être des enfants ? », a lancé Musk, exigeant des preuves.

Les accusations de Gates et réponses de Musk

Bill Gates, dans une interview au Financial Times, a accusé Elon Musk d’être responsable de la mort d’enfants parmi les plus pauvres en raison des coupes de 80 % dans les programmes de l’USAID, l’agence américaine pour le développement international. Selon Gates, ces réductions, orchestrées par le DOGE sous la direction de Musk, ont entraîné l’expiration de vaccins et de médicaments vitaux dans des entrepôts, notamment au Mozambique, où des programmes de prévention du VIH mère-enfant ont été annulés. Gates a déploré :

« La photo de l’homme le plus riche du monde qui tue les enfants les plus pauvres n’est pas jolie. »

Il a également critiqué Musk pour avoir relayé des théories du complot, comme l’idée que l’USAID distribuait des préservatifs à Hamas à Gaza, ce qui a conduit à des décisions mal informées.

En réponse, Musk a qualifié Gates de « menteur » et a exigé des preuves concrètes de l’impact négatif des coupes. Dans une interview mardi au Forum économique Bloomberg Qatar, il a déclaré :

« Qui pense-t-il être pour commenter le bien-être des enfants ? »

en référence aux liens passés de Gates avec Jeffrey Epstein, une attaque personnelle visant à discréditer son adversaire. Musk a défendu les coupes de l’USAID, affirmant qu’elles éliminent « gaspillage, fraude et abus », comme l’a soutenu un porte-parole de la Maison Blanche. Il a également nié les accusations de BillGates, affirmant avoir vérifié les données sans trouver de préoccupations majeures.

Une « rivalité » qui date

Cette rivalité n’est pas nouvelle. Depuis 2020, Musk et Gates s’opposent sur divers sujets, de la viabilité des camions électriques à la gestion de la pandémie de COVID-19. Musk a accusé Gates d’hypocrisie pour avoir shorté des actions Tesla tout en se disant favorable aux initiatives climatiques. En 2022, Musk a tweeté : « Ce n’est pas cool », en réponse à la position courte de Gates contre Tesla.

Gates, de son côté, Bill Gates a critiqué Musk pour avoir minimisé le COVID-19 et d’avoir favorisé « la désinformation sur les injections COVID ». Si Bill Gates prône une « philanthropie structurée »,  Musk adopte une approche disruptive, souvent sceptique envers les institutions traditionnelles comme l’USAID.

Selon Bill Gates, les coupes de l’USAID, qui a dépensé 44 milliards de dollars en 2023, risquent d’inverser des décennies de progrès dans la réduction de la mortalité infantile, avec une augmentation potentielle de 2 millions de décès annuels d’enfants d’ici quelques années. Des programmes comme la prévention du VIH et la lutte contre la malnutrition sont particulièrement touchés. A la tête du DOGE, Elon Musk assume sa méthode coup de poing, et voit ces coupes comme une nécessité pour rationaliser un gouvernement qu’il juge inefficace, une vision alignée avec l’administration Trump.

La polémique entre Musk et Gates reflète un choc idéologique : efficacité gouvernementale contre solidarité internationale, libertarisme contre interventionnisme.


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