Elon Musk accuse un très proche conseiller de Trump d’avoir commis un crime fédéral

Elon Musk accuse un très proche conseiller de Trump d’avoir commis un crime fédéral


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L’idylle politique entre Elon Musk et Donald Trump est désormais de l’histoire ancienne.Après s’en être pris au  mégaprojet de loi budgétaire,le One Big, Beautiful Bill Act, défendu par Donald Trump, qu’Elon Musk avait qualifié d’abomination répugnante ». L’ancien chef du département de l’efficacité gouvernementale américaine (DOGE),Elon Musk en remet une couche et accuse Sergio Gor de « crime fédéral ». Ce très proche collaborateur de Trump responsable du bureau des ressources humaines à la Maison Blanche aurait orchestré sa chute et influencé le président américain pour retirer la nomination de Jared Isaacman, un proche de Musk, à la tête de la NASA. Dans une série de déclarations explosives, le milliardaire évoque des mensonges sur des formulaires fédéraux, soupçons d’espionnage russe, et manipulations internes à la Maison Blanche. Washington a répondu en calmant le jeu.

Elon Musk, ancien chef du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), continue à intensifier ses critiques contre l’administration Trump.Elon Musk vient d’accuser Sergio Gor, ancien collaborateur de Rand Paul, aujourd’hui directeur des ressources humaines à la Maison Blanche, de « crime fédéral ». Musk l’accuse d’avoir saboté sa relation avec Trump et d’avoir œuvré en coulisses pour l’évincer de la sphère présidentielle. Pire encore, Musk affirme désormais que Gor a menti sur son lieu de naissance dans des documents fédéraux — une fraude grave en matière de sécurité nationale.« Il a délibérément menti sur l’endroit où il est né sur des formulaires fédéraux. C’est un crime grave », a affirmé Musk sur X.

Les accusations graves contre Sergio Gor

Musk a franchi une nouvelle étape en accusant Gor, un des hommes les plus puissants de l’administration Trump,d’avoir commis un « crime grave » en mentant sur son lieu de naissance dans le formulaire fédéral SF-86,pourtant obligatoire pour toute personne ayant accès à des informations sensibles. Ces accusations du milliardaire s’appuient sur des publications d’Igor Sushko, un pilote ukraino-américain, qui qualifie Gor d’« espion russe » en citant un voyage en Russie, une référence à une ascendance « russo-malte » et un article rétracté du Washington Post.

«C’est un serpent!» afustigé le multimilliardaire sur X en réaction à un article du New York Post qui reproche à Gor de ne pas avoir été correctement contrôlé, malgré son rôle dans la sélection de milliers d’employés fédéraux. La Maison Blanche a réfuté ces accusations, affirmant que Gor a rempli le formulaire requis et possède les autorisations nécessaires. La Maison Blanche a jouté qu’il reste un « conseiller de confiance du président Trump ».

Musk contre Gor : l’origine de la discorde

Ce n’est pas la première fois que Gor se retrouve au centre des critiques de Musk. Le directeur du personnel de l’administration Trump est accusé d’avoir joué un rôle central dans la décision de Trump de bloquer la nomination de Jared Isaacman — un proche de Musk — à la tête de la NASA. Officiellement, ce refus était motivé par des « associations passées » d’Isaacman avec le Parti démocrate, mais en coulisses, le milliardaire soupçonne Gor d’avoir orchestré cette éviction.

L’épisode a marqué le point de rupture entre Trump et Musk, ce dernier ayant ensuite accusé le président d’avoir été nommé dans des fichiers liés à Jeffrey Epstein — une attaque qui a suscité l’indignation de la base MAGA. Musk a depuis présenté des excuses publiques, mais les dégâts sont faits.

En accusant un proche de Trump de crime fédéral, Elon Musk choisit l’escalade, quitte à éroder définitivement ce qu’il restait de son alliance avec l’ancien président.

Si la Maison Blanche parvient à étouffer l’affaire, elle ne pourra ignorer les divisions profondes que cette querelle a révélées.


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