Hongrie: Viktor Orban fustige la marche LGBT, une propagande de Bruxelles

Hongrie: Viktor Orban fustige la marche LGBT, une propagande de Bruxelles


Partager cet article

Invité lundi soir sur la chaîne hongroise TV2, Viktor Orban n’a pas mâché ses mots concernant la Fierté de Budapest qui s’est tenue le week-end précédent.  Selon lui, cet événement n’a rien à voir avec la culture hongroise ni avec la notion de fierté. Il y voit plutôt  une « propagande » imposée depuis Bruxelles. « Ce n’est pas de l’orgueil, mais des préjugés », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il ne voyait aucun intérêt à être présent à ce genre d’événement.

Dans une interview accordée à TV2 lundi soir, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a critiqué la Marche des fiertés qui a réuni des milliers d’individus à Budapest ce weekend. Il a déclaré que l’évènement « n’est pas de la fierté, mais des préjugés ». Il le considère aussi comme une manifestation politique de l’UE. Officiellement cette « Pride » avait été « interdite » par la police au nom de la « protection de l’enfance ».

Les critiques de Viktor Orban sur la marche des fiertés de Budapest

Interdite par Viktor Orban, la Marche des fiertés a quand même eu lieu à Budapest le weekend dernier. Elle a rassemblé des milliers d’individus qui ont agité fièrement les drapeaux arc-en-ciel.

Dans une interview accordée à TV2 lundi soir, le Premier ministre hongrois n’a pas hésité à critiquer l’évènement. Il ne représente pas les valeurs de la société hongroise selon Viktor Orban, en déclarant: « Ce n’est pas de la fierté, mais des préjugés ».  Pour Viktor Orban, les résultats du référendum de 2022 constituent une réponse claire des Hongrois enver l’UE concernant les questions de genre.

Orban rappelle que:

« 3,7 millions de personnes ont dit non à ce que la Fierté représente, au genre. »
Il affirme que ce résultat constitue un résultat clair et définitif, renforçant la légitimité de sa position conservatrice.

Ukraine – Union européenne -OTAN : une ligne rouge pour Orban

Interrogé sur la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, Viktor Orban est catégorique : accepter l’Ukraine dans l’UE signifierait un conflit armé avec la Russie.

« L’Union européenne n’a pas été conçue pour la sécurité militaire. Si nous acceptons l’Ukraine, nous entrons immédiatement en guerre avec la Russie. »

S’il dit comprendre la situation des Ukrainiens et soutenir leur peuple, Orban souligne que la Hongrie ne peut pas se sacrifier pour une cause qui mettrait en péril sa propre sécurité et stabilité.

Il affirme avoir défendu une position « froide et rationnelle », en opposition aux réactions émotionnelles de certains de ses homologues européens lors du dernier sommet de l’UE.

Pour Viktor Orban, l’OTAN devrait revenir à sa mission première : préserver la paix et non faire la guerre.

Il salue la position du nouveau président des États-Unis, qu’il qualifie de « pacifiste », et estime que la perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est totalement exclue.

Le Premier ministre hongrois souligne que la Hongrie, longtemps isolée, se retrouve aujourd’hui alignée avec des pays comme les États-Unis, la Turquie et la Slovaquie, qui prônent également une désescalade.

À travers cette interview, Viktor Orban réaffirme les trois piliers de sa politique : défense de la souveraineté nationale, opposition aux ingérences idéologiques de Bruxelles et refus d’un engrenage militaire avec la Russie.

Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Quand l'OAT française rejoint la dette grecque, par Vincent Clairmont

Quand l'OAT française rejoint la dette grecque, par Vincent Clairmont

L'Agence France Trésor a confirmé en début d'année un programme d'émissions à moyen et long terme de 310 milliards d'euros pour 2026, contre 285 milliards en 2025 et 270 milliards en 2024. C'est un record absolu, qui dépasse en valeur nominale les pics d'émission observés en 2020 et 2021 au plus fort du choc pandémique. La trajectoire n'est plus exceptionnelle : elle est devenue structurelle. Le déficit public s'établit, dans le budget 2026 promulgué le 19 février, à 5,0 % du PIB pour l'obje


Rédaction

Rédaction

Pékin, Washington, sans nous, par Thibault de Varenne

Pékin, Washington, sans nous, par Thibault de Varenne

Le 18 mai, Donald Trump et Xi Jinping ont signé à Pékin deux « boards » bilatéraux, dix-sept milliards de dollars d'achats agricoles annuels, deux cents Boeing, un déverrouillage des terres rares. Aucun dirigeant français n'était dans la salle, et personne, à Paris, n'a paru s'en émouvoir. C'est peut-être cela qu'il faut commenter. Je m'abonne au Courrier Le sommet du 18 mai à Pékin n'a pas seulement scellé une détente commerciale entre Washington et la Chine populaire. Il a acté un fait que l


Rédaction

Rédaction

ALERTE : la grande laisse monétaire de l'euro numérique adoptée de façon imminente

ALERTE : la grande laisse monétaire de l'euro numérique adoptée de façon imminente

Et si défenseurs fédéralistes et adversaires souverainistes de l'euro numérique se trompaient au même endroit, sans s'en apercevoir ? L'instrument que la BCE s'apprête à faire voter ne change pas seulement nos moyens de paiement. Il achève, à le bien regarder, l'invention d'une tutelle dont Tocqueville avait, voici un siècle et demi, donné la description exacte. Il existe, plié dans le tiroir oublié d'une étude notariale, dans le portefeuille d'un vieux médecin de campagne ou contre la doublure


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Une défaite russe en Ukraine ? le point de vue des BRICS, par Thibault de Varenne

Une défaite russe en Ukraine ? le point de vue des BRICS, par Thibault de Varenne

Les médias occidentaux commencent à évoquer une prochaine défaite russe en Ukraine. Que faut-il penser de ce pronostic ? Thibault de Varenne passe en revue la presse des BRICS pour voir les choses "de l'autre côté de la page". L'analyse de l'état réel des capacités russes dans le conflit en Ukraine souffre souvent d'une polarisation excessive au sein des médias occidentaux. Pour obtenir une évaluation rigoureuse, dépassionnée et stratégiquement viable de la situation de la Fédération de Russie


Rédaction

Rédaction