Palais parisien pour Mohammed VI, exode pour les Marocains

Palais parisien pour Mohammed VI, exode pour les Marocains


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En 2020, Mohammed VI a déboursé 80 millions d’euros pour acquérir, via la société DSCI Deschanel qu’il contrôle à 99,9 %, un hôtel particulier d’exception au 20 avenue Émile-Deschanel, dans le très chic 7e arrondissement de Paris. Tandis que le roi et sa famille multiplient les placements immobiliers de prestige en France, de nombreux Marocains continuent de quitter le pays.

Déjà propriétaire d’un magnifique château en France, le roi du Maroc, Mohammed VI, a investi dans un bien immobilier situé à Paris en 2020. Il s’agit d’un hôtel particulier qui appartenait à un membre de la famille royale saoudienne. L’ancienne propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan ben Abdelaziz al-Saoud, ex-vice-ministre de la Défense, s’ajoute au château de Betz, dans l’Oise, déjà détenu par le souverain.

Un hôtel « unique » et « royal » pour le roi du Maroc

En 2020, le roi du Maroc a investi dans un bien immobilier parisien alors qu’il est déjà propriétaire d’un grand château en France. Le monarque a opté pour un hôtel particulier qui appartenait au prince Khaled ben Sultan ben Abdelaziz al-Saoud, l’ancien vice-ministre de la Défense et membre de la famille royale saoudienne.

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Le roi Mohammed VI a fait cette acquisition par l’intermédiaire de la société DSCI Deschanel, dont il détient à 99,9%, d’après Africa Intelligence. L’édifice se trouve au 20 avenue Emile-Deschanel et il a été construit en 1912.

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Construite en 1912, la résidence parisienne offre 1 600 m² habitables et 1 400 m² de surfaces annexes : une dizaine de chambres réparties sur trois niveaux de 500 m² chacun, un penthouse, une piscine, un spa, une salle de jeux, un salon de coiffure, une salle de réunion, un jardin de 300 m² et une terrasse de 229 m² avec vue imprenable sur Paris.

Contacté par Le Figaro, le réseau Belles demeures de France qui a pris en charge la vente du bien a déclaré que le nouvel hôtel de Mohammed VI est « unique » et « royal ».

La famille royale marocaine, cliente fidèle de l’Hexagone

Mohammed VI n’est pas le seul à apprécier la pierre française. Sa mère, la princesse Lalla Latifa, décédée en juin 2024, possédait une propriété à Neuilly-sur-Seine. Sa sœur, Lalla Meryem, a acquis plusieurs biens dans les quartiers huppés, notamment le 16e arrondissement.

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Le roi lui-même entretient une présence discrète en France : le château de Betz, classé au patrimoine national, s’étend sur 70 hectares d’un parc luxueux, protégé par des dizaines de gardes du corps.

Le souverain marocain, comme nombre de ses compatriotes fortunés, sécurise son patrimoine en France, pendant que son royaume exporte sa jeunesse vers l’Europe. Derrière la façade du mécène discret se dessine une dynastie qui sait parfaitement jouer des réseaux franco-marocains et des facilités offertes par la France aux élites étrangères.

Pendant que les élites royales s’enrichissent et se protègent à Paris, des dizaines de milliers de Marocains tentent chaque année de rejoindre l’Union européenne. Chômage des jeunes, tensions sociales, dépendance économique… les facteurs sont connus. Un paradoxe que les stratèges de Rabat et de Paris préfèrent ignorer.


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