6 avril 2020

Le courrier des stratèges

Prenez de l'avance sur l'actualité

Les medias mainstream commencent à parler du remaniement!

Plusieurs jours après nous, les medias mainstream commencent à parler ouvertement du remaniement ministériel que nous annonçons depuis plusieurs jours. Un papier du Monde cite d’ailleurs ouvertement les noms que nous avons déjà donnés comme sortants du gouvernement: Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn, Nathalie Loiseau. Le même papier évoque l’influence de Bayrou sur ces choix, que nous présentons pour notre part comme le prochain Premier Ministre. 

Seule divergence essentielle d’appréciation sur nos analyses: le Monde soutient que le remaniement aura lieu durant la première quinzaine d’avril, nous le plaçons un mois plus tôt, avec un facteur d’explication sur lequel nous maintenons notre analyse risquée. 

Comme l’indique très bien Le Monde, le remaniement se décidera au vu de l’opinion, notamment au vu de la popularité de l’exécutif dans les prochaines semaines. Si rien ne presse à l’issue du Grand Débat, Emmanuel Macron pourra se donner du temps pour décider. Encore ce temps sera-t-il borné par le dépôt officiel des listes fin avril, qui rendra impossible le maintien d’un ministre à sa maroquin dès lors qu’il sera en campagne (si Emmanuel Macron maintient sur ce point sa ligne de conduite). 

De notre point de vue, il est très probable que, visiblement ou sourdement, la situation politique soit très tendue dès le 15 mars pour Emmanuel Macron. Si les medias mainstream font ce qu’il faut pour redonner l’illusion d’un regain de popularité présidentielle, en réalité le comportement d’Emmanuel Macron crée de nombreuses frustrations qui sont de nature à exploser à la moindre étincelle. Le parti de l’ordre, qu’il incarne aujourd’hui, joue avec le feu et ne dissimule pas assez son mépris pour le petit peuple, désormais consciencieusement grimé en antisémite violent. Ce manque d’équilibre dans la réplique gouvernementale aux troubles sociaux et politiques jouera, selon nous, un très vilain tour à l’exécutif et obligera le Président à accélérer le calendrier. 

Mais ce n’est qu’une intuition… au demeurant qui commence à être étayée par les Échos. Selon le quotidien économique, la décision interviendra avant le 15 mars.