Europe: contraction de l’activité plus forte qu’attendue

En Europe, la contraction de l’activité est plus forte que prévu, ce qui ne manque pas de préoccuper les observateurs économiques et les marchés. La publication de l’indice IHS Markit des directeurs d’achats (PMI) composite, qui regroupe les secteurs de l’industrie et des services, a fait trembler les investisseurs. 

La publication de l’indice Markit devrait retenir l’attention des pouvoirs publics, car elle ajoute à la perception intuitive, grandissante depuis quelques semaines, d’une détérioration accélérée de la situation économique en Europe, Allemagne comprise. Dans ce dernier pays, cet indice a en effet reculé à 51,5 en première estimation, au plus bas depuis juin 2013. C’est sa troisième contraction mensuelle consécutive.

Le sous-indice manufacturier est tombé à 44,7, au plus bas depuis août 2012, et reste en deçà de la barre des 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité.

La croissance dans les services a ralenti avec un sous-indice de 54,9 contre 55,3 en février.

Autrement dit, la perception de la situation par les entreprises allemandes n’a jamais été aussi mauvaise depuis près de six ans, particulièrement dans le secteur industriel. 

On rappellera que la récession a failli frapper en Allemagne au dernier trimestre. 

Contraction de l’activité en France aussi

En France, l’indice PMI des acheteurs du secteur manufacturier s’est établi à 49,8 en première estimation “flash” pour le mois en cours, alors que les économistes interrogés par Reuters l’anticipaient inchangé à 51,5. Il repasse ainsi sous le seuil de 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité pour la première fois depuis décembre.

Dans les services, le ralentissement est aussi sensible avec un indice d’activité à 48,7 alors qu’il était attendu en légère hausse à 50,7, après 50,2 en février.

L’indice PMI composite qui combine les deux secteurs retombe lui aussi sous le seuil de 50 à 48,7 après 50,4 en février, les attentes des économistes se situant en moyenne à 50,7.

Ce léger ralentissement est lié à une nouvelle baisse des commandes nouvelles, pour le quatrième mois consécutif, qui touche l’industrie manufacturière comme les services. Cette baisse est alimentée par l’export, dont les commandes diminuent au rythme le plus élevé depuis près de trois ans.

Mauvaise conjonction astrale, donc, pour les pouvoirs publics. 

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