22 octobre 2020

Le courrier des stratèges

Prenez de l'avance sur l'actualité

L’UE beaucoup plus pessimiste que l’INSEE sur la récession qui vient…

Selon l'INSEE, la perte de PIB se limiterait à 4,4 points si le confinement durait deux mois. Pour la Commission Européenne, l'impact de la crise en cours sera bien plus terrible. Pour les autorités bruxelloises, la récession sera pire qu'en 2008 et 2009... Attention à la sous-estimation optimiste de la crise par les imprévoyants pouvoirs publics français. Prenez vos dispositions pour votre épargne.

Contrairement aux affirmations des pouvoirs publics français, et notamment l’INSEE, la crise économique qui s’annonce pourrait être bien plus terrible que ce que nous imaginons. Même la Commission Européenne l’affirme…

L’INSEE démentie par l’Union Européenne

Le site Eur’Activ révèle que la Commission Européenne a produit un document interne sur l’impact de la crise économique liée au coronavirus (et à la guerre des prix pétroliers déclarée entre la Russie et l’Arabie Saoudite, martelons-le). Selon ces éléments, la récession qui va toucher l’Europe sera redoutable.

« Compte tenu de l’ampleur des perturbations, sur le plan de l’offre, de la capacité productive des pays et des chaînes de valeur mondiales (intra- et extracommunautaires), nous pouvons raisonnablement nous attendre à une crise plus profonde que la grande récession de 2009 », indique le document. À l’époque, le PIB européen avait chuté de 4,3 %. (…)

« Les développements récents indiquent que [nous plongeons] dans une grave crise mondiale de la demande. Tandis que les sites de productions en Chine amorcent un “retour à la normale”, les indicateurs économiques internationaux ne reviennent pas à leurs niveaux antérieurs », déclare le texte. (…)

Par ailleurs, la Commission prévient que la propagation du virus aux États-Unis, qui compte le plus grand nombre de cas, « risque sans doute de prolonger l’impact de la crise jusqu’à la fin de l’été ».

Et un effet domino pourrait encore se produire. « L’impact d’une seconde vague d’effets provoquée par des incertitudes et des pertes financières ne peut être mesuré à ce stade », précise le document.

Comme nous l’indiquons par ailleurs, l’hypothèse d’un scénario en « v » est écarté par la Commission Européenne. Sans le dire, celle-ci se rallie aux anticipations de Nouriel Roubini sur le scénario en « l » que nous avons déjà évoqué. 

Cataclysme économique en préparation aux USA

Pendant ce temps, aux USA, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Alors que l’épidémie y frappe avec une violence inouïe, le moral des ménages s’y effondre sans avoir encore touché le fond. 

Le Conference Board dit s’attendre à une poursuite de la dégradation du moral des ménages en raison des conséquences de l’épidémie de coronavirus.

“La baisse de la confiance en mars est plus conforme à une contraction grave qu’à un choc temporaire et une baisse supplémentaire est assurée”, a dit Lynn Franco, sa directrice des indicateurs économiques.

Nous assistons à une profonde crise de la demande. 

Darmanin prépare une confiscation de l’épargne

Comme la Belgique, comme nous l’indiquions hier, la France prépare les esprits à une confiscation pure et simple de l’épargne des ménages pour financer les déficits abyssaux qui vont se creuser. On a beaucoup rigolé de l’appel aux dons lancé par Darmanin pour sauver les entreprises. C’est une erreur : cette stratégie de communication annonce des mesures coercitives qui vont faire très mal. 

Vous êtes exposé au coronavirus du fait de l’inaction de l’État (pas de masques, de protections, de tests, de médicament, etc.) ?

Laissez votre témoignage détaillé sur le groupe Facebook #RendezVousAuProcès. Et préparez une action de groupe avec nous.