Exclu : Bercy planche sur un contrôle des capitaux dès 2020

Selon nos informations, Bercy prévoirait dès 2020 des mesures de contrôle visant la fuite des capitaux hors de France. Cette disposition, qui ferait partie du « paquet » dont Emmanuel Macron annoncera le lancement dans son discours du 14 Juillet, sera présentée comme une mesure de lutte contre l’évasion fiscale. Attention ! l’enfer fiscal se rapproche…

Pour éviter la fuite massive des capitaux à l’approche de mesures fiscales impopulaires, Emmanuel Macron a-t-il demandé à Bercy de prévoir, dès 2020, des mesures de lutte contre la fuite des capitaux ? C’est ce qui ressort de nos informations confidentielles, et ce pourrait être très douloureux. Il faut dès maintenant penser aux scénarios de sortie.

Une année budgétaire difficile à vivre…

Ce que sera l’année budgétaire 2020, on en connaît déjà les grandes lignes, et elles sont loin d’être brillantes. Selon toute vraisemblance, la dette publique française atteindra au minimum 120% du PIB au 31 décembre (mais, selon nous, on n’a encore rien vu) et nul ne sait comment cette abysse sera financée. Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts pour y parvenir, mais cette promesse suppose que l’Allemagne rallie à elle les « radins » européens qui ne veulent pas subventionner le « Club Med » à fonds perdus. 

Nous avons déjà dit notre scepticisme (confirmé par le conseil européen de vendredi dernier) sur le principe d’une subvention à l’Italie, à la France et à l’Espagne versées sans contrepartie par le reste de l’Europe. Et nous redisons que l’égoïsme français pour quelques centaines d’emplois intérimaires chez Peugeot sera payé au centuple. 

Dans tous les cas, il y a peu de chances pour que les engagements européens situés entre 500 et 750 milliards rapportent à la France beaucoup plus que 50 milliards (la somme sera même probablement inférieure). Or les besoins de financement public sont très supérieurs à ce montant, l’État ayant annoncé avoir mis 150 milliards d’argent cash sur la table, en plus des 300 milliards de garanties d’emprunt. 

Il faudra donc bien financer ces opérations et donner des gages sur leurs remboursement. 

La crainte de l’enfer fiscal est partout

Intuitivement, chacun sent bien qu’il va falloir trouver une solution très différente de la formule présidentielle du « nous n’augmenterons pas les impôts ». Il n’est plus possible d’ouvrir un journal sans lire un appel à un impôt nouveau. Le sommet a sans doute été atteint avec la « convention citoyenne » (nous y reviendrons demain) qui a proposé des taxes sur à peu près tout, et bientôt sur l’air que nous respirons. 

Pour Emmanuel Macron, le scénario le plus probable tiendra au discours du « je ne voulais pas augmenter les impôts, mais vous me l’avez demandé avec tant d’insistance que… ». Et chacun sent bien que la suite ne lui sera pas favorable : l’argent sera pris là où il se trouvera, c’est-à-dire chez les « riches » (sauf ceux qui sont déjà partis à l’étranger, bien entendu), terme générique qui désigne tous ceux qui ne sont pas nous et qui devront supporter l’effort de nous porter pendant les années difficiles qui s’annoncent. 

Les temps vont devenir cruels. 

Éviter la fuite des capitaux

La principale angoisse pour le gouvernement dans ces moments compliqués est de voir les capitaux partir à l’étranger pour éviter la spoliation par tous ceux qui sont bien décidés à ne travailler que 35 heures (maximum) et rien de plus, à conserver leur salaire, et à chercher n’importe quel bouc-émissaire pour le taxer à leur place. Face aux mesures qui s’annoncent d’imposition confiscatoire pour toutes les têtes qui dépassent, l’enjeu est d’empêcher la fuite hors du camp…

Depuis plusieurs semaines, nous recommandons d’ailleurs de prendre les devants. Nous réitérons et approfondissons nos conseils cette semaine sur ce sujet. 

Mais il faut bien avoir conscience que, dès le mois de septembre, une fermeture des frontières financières pourrait avoir lieu. 

Le scénario du discours du 14 juillet

À l’occasion du 14 juillet (sans défilé cette année), Emmanuel Macron doit en effet annoncer des mesures fortes pour relancer son quinquennat. Dans la pratique, ces mesures sont préparées avec un aréopage d’économistes keynésiens qui n’ont que le mot « dépense publique » à la bouche. L’enfer fiscal se prépare donc, et plus d’un Français commence à envisager sérieusement un petit ressourcement à la campagne, si possible de l’autre côté du Quiévrain, du Jura ou du Rhin, pour prolonger son temps de respiration ici-bas. 

Le 14 Juillet pourrait donc être la date-clé où le président de la République annoncera des décisions (plus ou moins) agréables pour la majorité des salariés, mais franchement désagréables pour ceux qui seront mis à contribution. Les entrepreneurs et les détenteurs de capital devraient en faire partie. 

Pour éviter « l’éviction » des ressources fiscales, il faudra donc agir vite. 

Penser l’expatriation maintenant

Attention, donc, aux effets de surprise qui peuvent être compliqués à gérer. Pour l’instant, les Français, protéger par la manne du chômage partiel, ne voient pas la catastrophe arriver. Mais les chiffres du chômage pour juin donneront une première tendance de la vague qui arrive et elle pourrait être immense dans les mois suivants. À ce moment-là, il sera sans doute trop tard pour échapper à la « solidarité », c’est-à-dire à la confiscation des biens détenus par une minorité pour maintenir pour quelques semaines encore la majorité des contribuables dans l’illusion qu’ils pourront traverser la crise sans effort significatif. 

3 thoughts on “Exclu : Bercy planche sur un contrôle des capitaux dès 2020

  1. Les gens un peu futés ont déjà sorti de France les capitaux qu’ils pouvaient sortir.J’aimerais savoir oui je peux me renseigner sur la question. Avant l’Euro c’était une statistique officielle …

  2. Au-delà de la paresse, l’emploi est vitrifié par l’incroyable carcan réglementaire et administratif, et la ponction inégalée qui l’accompagne. Macron-Tsé-Toung va bien finir le boulot, vider le pays de toute force vitale résiduelle !

    Sur une note subalterne, il y a une faute de grammaire qui pique les yeux dans la conclusion.

    1. Exact mais…ok, ce maïs est déjà de trop
      Pourtant, les quelques 72 printemps ne m’évitent pas de trébucher, emporté par mon plaisir de coucher ma piètre… Opinion !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter