Pour Montchalin, la relance, c’est créer des postes de sous-préfets

Amélie de Montchalin, désormais ministre de la fonction publique, a tweeté les amusants propos qu'elle a tenus devant la presse sur la meilleure façon de relancer l'activité : créer des postes de sous-préfets à la relance ! Elle en éclipserait presque les propos de son successeur au ministère des affaires européennes, sur les bienfaits de l'Europe.

Amélie de Montchalin est assez peu connue du grand public, et c’est bien dommage, car son profil mérite d’être mieux connu. La jeune ministre des affaires européennes, avec son petit air sage, ne manque en effet pas une occasion de lancer une déclaration tonitruante sur des sujets parfois inattendus (on remarquera son interview au Figaro de début juillet, où elle se présente comme la ministre des résultats après un passage à peine remarqué au ministère des affaires européennes). 

Ce week-end, Amélie était sur France 3 pour illustrer sa contribution au plan de relance. Elle y annonce notamment des dépenses importantes pour “simplifier” les procédures. Quand une ministre de la Fonction Publique prévoit d’importantes dépenses pour simplifier, on commence à se faire du mouron. Et, pour le coup, la montagne accouchera d’une superbe souris : la simplification passera par… des créations de postes de sous-préfets à la simplification. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas confier aux bouchers-charcutiers le porte-parolat des vegan !

Pour ceux qui avaient encore un doute sur le “flan” que constitue le plan de relance, Amélie a éclairé leur lanterne. 

Le successeur d’Amélie de Montchalin aux Affaires Européennes n’est pas en reste de déclarations distrayantes. L’ex-conseiller de Macron devenu membre du gouvernement s’est exprimé sur Europe 1 sur les bienfaits de l’Europe. Avant d’annoncer qu’il n’y aurait jamais d’impôts pour les Français destiné à rembourser l’emprunt européen, sauf la taxe GAFA (et quelques autres), le jeune Clément a asséné l’une de ces vérités sur l’Europe qui fait toujours plaisir à attendre :  l’Europe marche, puisqu’elle va financer 40% du plan de relance. 

Voilà une vérité profonde qui méritait d’être dite : l’efficacité de l’Europe se mesure à sa capacité à financer nos déficits et nos “plans de relance”. La folie dépensière n’a plus de limites. 

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