COVID : avec une première class action, les nuages s’accumulent sur la tête de nos élites

Début d'une class action, une première en France, visant le gouvernement et les ARS dans leur gestion de la première vague de la Covid-19. Cette procédure est destinée à recevoir des réponses sur le peu d’efficacité dans la conduite de l’action gouvernementale. Une class action permet à un groupe de citoyens et d’associations de se regrouper pour faire poids afin de mener une action en justice. L’action collective qui a sollicité l’audience de ce mercredi 3 mars 2021, au tribunal de grande instance de Paris, est la première du genre en France sur le thème du Covid-19.

Les Français ont connu successivement le manque de masques, puis le manque de tests, puis la pénurie des doses de vaccin. Ce fiasco résulte des hésitations et des déficits dans la gestion logistique de la crise par Macron, Buzyn, Véran et consorts qui risquent désormais ce qu’ils ont depuis des mois essayé d’éviter à tout prix, l’évocation devant les tribunaux de leurs attaques contre le bien-être des citoyens et les libertés fondamentales de notre République.

Un ensemble de mesures idiotes ou prises à contre-temps qui a conduit à la décrédibilisation de la fonction politique, et qui scelle par le credo du « quoi qu’il en coûte » l’abaissement de la France dans le classement mondial des puissances.

Qui est à l’origine de cette action ?

Comme l’évoque le journal « Le Parisien », une soixantaine de personnes morales et civiles se sont lancées dans cette class action – ses instigateurs évoquent même le nombre de 600 en comptant chaque membre des cinq associations représentées, comme Handi-Social, l’AR2S et l’UPGPS.

Les personnes civiles sont des proches de résidents d’Ehpad et de foyers pour personnes handicapées. Au total, 23.518 personnes ont apporté leur contribution sur le site « N’oublions rien » créé pour l’occasion, afin d’assurer notamment les frais de justice. Pour le moment, cette action collective se concentre sur la première vague, jusqu’au 30 juin 2020, « mais on prévoit évidemment d’étendre nos requêtes », fait savoir la dirigeante Sabrina Deliry.

Signe du malaise l’audience débute par la tentative de l’avocat de l’ARS Ile de France d’obtenir un énième renvoi d’audience

Pourtant la présence de nombreux médias révèle que la presse a senti qu’un vrai désir de transparence était bien présent dans l’opinion publique.

En effet on reste coi face au mensonge et la manipulation permanente des chiffres annoncés dans les média mainstream jusqu’alors, multipliés par 3 aux dires de certains professionnels de santé au plus près du terrain qui constatent au quotidien qu’ils ne sont pas le reflet de la réalité qu’ils vivent jour après jour dans les hôpitaux.

Maître Lèguevaques ainsi que les personnes ayant participé à cette “class action” ont pu rappeler la raison de cette assignation. Il demande comment, alors que le gouvernement avait prétendu réquisitionner tous les masques, des millions sont soudainement arrivés dans la grande distribution afin d’être vendus massivement ? Pourquoi, si les stocks étaient constitués pendant le confinement, n’ont-ils pas été réquisitionnés ?

Concernant le tri des malades, l’ARS Ile-de-France a-t-elle donné une échelle de sélection pour aider le personnel de santé à choisir entre soigner et laisser mourir, faute de moyens et selon des critères morbides ?

Les familles veulent également demander des preuves à certains organismes quant à leur transparence dans la gestion de la crise qui a été particulièrement mortelle dans les Ehpad

Car beaucoup de questions subsistent quant à la gestion de la crise dans les maisons de retraite. Sabrina Deliry explique à « France 3 Paris IDF » :

“Résultat : le 9 mars, ils ont confiné totalement les EHPAD, et ont interdit totalement les visites. Donc les familles étaient interdites, mais en parallèle le personnel ne portait pas de masques. C’est quoi cette hypocrisie ?”

L’action des plaignants se concentre sur trois points principaux :

  1. Comprendre la pénurie de masques au début de la crise. La démarche a notamment pour but d’obtenir la date exacte de l’arrivée sur le territoire national de masques achetés par les enseignes Carrefour et Leclerc.
  2. Lever le doute sur des soupçons de « choix thérapeutique » et de « tri des malades » sur des critères discriminatoires comme celui de l’âge.
  3. Faire la lumière sur des suspicions d’euthanasie.

Aucun argument, aucun élément sur le fond n’a été fourni par la défense

Pendant deux heures les avocats se sont surpassés pour exceller dans le jargon technique, technocrate et juridique afin de ne jamais discuter du fond et des choses qui étaient demandées.

Pendant deux heures, tout a été fait pour perdre le tribunal et l’auditoire dans une rhétorique pseudo argumentée et ainsi ne jamais réellement discuter d’éléments précis.

Pendant deux heures, tous les vices de procédures, même mineurs, ont été mentionnés pour noyer les poissons.

Enfin le président annonça la fin de l’audience dès qu’on commença à parler d’éléments concrets, sans doute certaines personnes ne se sentant plus réellement à l’aise ?

Les parties ont choisi une procédure civile qui a pour but de rassembler des preuves en obtenant la publication de documents et d’informations ou en sollicitant des expertises en vue d’éventuelles poursuites.

Toutes les institutions qui ont été visées lors de l’audience, dont l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, la Ville de Paris, les douanes ou les groupes Carrefour et Leclerc, ont plaidé l’irrecevabilité de ce référé.

Rendez-vous le 9 juin donc, pour la décision. La justice se hâte lentement. Aura-t-on enfin des éléments factuels pour comprendre cette crise sanitaire ? Impossible à ce jour de le dire.

Une première étape pour quoi faire ?

L’objectif est d’obtenir des preuves matérielles permettant aux familles et associations de rassembler des preuves matérielles afin de constituer des dossiers. Une fois que les familles auront ces documents, quand il y aura des fautes et des responsabilités démontrées, chacun Français concerné sera libre d’assigner en justice jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, sans se faire écraser par des lobbys hyperpuissants comme ceux des Ehpad.

La question du dédommagement n’intervient pas à cette étape de l’action. Quand un proche est décédé est qu’on vous cache des choses, la colère ne s’apaise pas. Or jusqu’à aujourd’hui les arrêtés qui emprisonnent nos aînés dans les EPHAD ont eu pour effet de priver les gens d’adieux à leurs parents. Le temps est venu désormais d’apaiser cette colère et d’identifier les fautes pour ne pas qu’elles se reproduisent à l’avenir.

Comme le fait remarquer le journal Sud-Ouest, plusieurs procédures ont été engagées contre des ministres devant la Cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à les juger dans l’exercice de leurs fonctions, notamment pour «abstention de combattre un sinistre».

Par ailleurs, 365 plaintes visant des responsables de l’administration ont été déposées depuis le 24 mars au pôle santé publique du tribunal de Paris et dans le cadre de la gestion de la crise de la Covid-19, le parquet de Paris a ouvert quatre informations judiciaires…à suivre !

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14 commentaires
  1. quelques toutes petites unités de blouses blanches tombées dans l’oubli après nos célèbres merci de 20H ;planifie par le coréen du nord français.

    Nous n’oublierons rien. nous comptabiliserons tt. et cela va faire du monde avec les suicides en vague et passes sous silence…
    les projets de la macronitude de loi euthanasie , et stratégie psy, n’oblitéreront pas nos lucidités professionnelles liées à nos quinze ans d’apprentissage. nous respecterons nos Serment d’Hyppocrate, n’en déplaise au lâche, àl’ absurde et à l’obscur personnage de tout acabit , bien planqué derrière un confortable anonymat. bonne journée àvotre équipe . merci.Docteur en Médecine Maryse Sanguinet Tonnerre.

  2. La justice (qui ne mérite pas sa majuscule, ne serait-ce que pour sa lenteur), aveugle ou aveuglée, comme beaucoup de nos élus locaux en particulier, ne dit pas le juste, mais le droit. Or le droit n’est pas toujours juste.

    Est-ce pour lui échapper et essayer d’éloigner l’échéance, que que la gamin de l’Elysée tient à se représenter ?

  3. Qui peut encore croire à l’impartialité de la justice dans ce pays ?
    Combien de temps va durer toute cette procédure, ce procès ?
    La montagne accouchera-t-elle d’une souris, si tant est qu’il y ait un accouchement ?
    Ils vont tous se faire “baiser” par la maffia au pouvoir !

    “Tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout comment on s’en sortira. C’est une réaction normale la colère : on vous déclare la guerre, on répond. On ne va pas mettre des fleurs aux premiers morts : on venge les morts !”
    Jean Raspail
    Et surtout on évite de passer par la case “justice” !

  4. Avec certitude je peux vous donner le verdict de tout ce theatre judiciaire: Non Lieu pour tous les politiques et dans 15 ans bien sur

  5. Vous pensez que l etat d urgence Sanitaire et le Comité de Défense Restreint servent a quoi ? Protection par Secret Défense pendantCinquante ans sur toutes les décisions et leurs auteurs !
    Pas besoin de monter une structure type PNF🥂!

  6. La première étape est de ne plus alimenter ce régime vicié qu’on appelle la démocratie, qui n’est en fait qu’un leurre, une véritable illusion.
    En effet, depuis la Révolution, la démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire. Mais, en réalité, cette représentation n’est pas du tout populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    C’est pour faire avaler cette « couleuvre » démocratique que nos habiles globalistes ont inventé le suffrage universel, qui est sensé représenter l’opinion de la majorité. Or, l’opinion est quelque chose qui peut être facilement être dirigée ou modifiée à l’aide de suggestions diverses : sondages, attentats, pandémies, etc..
    Et la majorité étant trop stupide pour s’apercevoir de toutes ces manœuvres, pourtant si évidentes aujourd’hui, on comprend pourquoi le pouvoir politique (comme le pouvoir religieux d’ailleurs) se fonde toujours volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.
    En envisageant d’abaisser encore l’âge légal pour voter, « l’Etat profond » souhaite compenser l’abstention de ceux qui ont compris l’arnaque, car rappelons-le, il n’y a pas plus étranger à la sagesse que la jeunesse. Elle est le bras séculier de tous les despotes et la matière première de tout militantisme extrême.
    Dans notre société démocratique et humaniste on encense la jeunesse, alors qu’elle est avant tout grégaire. C’est pour quoi les tyrans ont tant besoin d’elle.
    NB : Par les révoltes et les massacres, on n’arrive jamais à quoi que ce soit. Très peu de temps après, c’est encore pire. Après chaque révolution, ce sont les mêmes désordres, les mêmes malhonnêtetés, les mêmes gaspillages, les mêmes injustices… Les victimes et les bourreaux ont changé de camp, mais il y a toujours des victimes et des bourreaux. Alors où est le progrès ? Ce ne sont pas les transformations extérieures qui produiront les véritables améliorations. C’est la mentalité humaine qu’on doit changer, c’est là qu’il faut faire la révolution.
    BLOG : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

    1. Je partage la plupart de vos propos.
      Comment rendre les gens cultivés et responsables quand ils n’ont pas de cerveau ?
      Tous les problèmes de l’Homme proviennent en majorité d’un comportement moutonnier et à la marge d’une paresse intellectuelle dont la peur de voir la réalité en face en est le principal facteur, la recherche de la sécurité devenant le seul et unique objectif de vie au détriment de la Liberté !

  7. Malheureusement le niveau d’instruction n’aide pas nécessairement à y voir clair. J’ai plusieurs exemples autour de moi de bac+5 qui font confiance à macron, et ne supportent pas la contradiction, même documentée. Les dissidents sont des complotistes, un point c’est tout. J’ai même eu l’avis d’un médecin de SOS, selon lequel il n’existe pas de traitement précoce pour le Covid !
    Les gens ont peur de réaliser que les autorités ne sont pas bienveillantes, c’est tout simplement inconcevable, c’est trop angoissant de changer de paradigme.

  8. De tous les interlocuteurs concernés par ces actions en justice, ceux qui sont à surveiller avec le plus de vigilance sont les patrons, actionnaires et cadres, des Ehpads. Les ministres et fonctionnaires pourront tjs être pris, et les preuves existent, ne leur en déplaise. Macron espère se planquer encore à l’Élysée. Après, évidemment, les juges…

  9. Il va falloir se préparer à récuser certains juges “déviationnistes” tout près à abonder dans le sens du pouvoir, renvoyer les séances aux calendes grecques ou encore utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour effectuer toutes les manœuvres de diversions possibles . . . . pourquoi ne pas utiliser une procédure en urgence absolue pour leur couper l’herbe sous les pieds ?
    Par ailleurs pourquoi ne pas soupçonner en cours de procès quelques retournements de vestes des avocats ?

  10. Je n’ai pas confiance dans la justice de mon pays mais … je place un espoir modéré dans les plaintes ant-covidisme :

    1) Elles obligent à de vrais débats contradictoires que (hélas) on ne trouve plus nulle part ailleurs, ni sur les plateaux de télé, ni au parlement.

    C’est par une plainte au conseil d’Etat qu’on a appris la position officielle du ministère de la santé sur les vaccins : ils ne libèrent ni du confinement ni du masque parce qu’ils ne sont ni assez fiables ni assez efficaces.

    2) La justice est tellement lente que les mentalités auront évolué quand les procès se tiendront et le résultat n’est pas acquis d’avance.

    En revanche, je crains que les procès, loin de nous libérer, renforcent le précautionnisme et donc la tyrannie hygiéniste. L e toujours plus de précautions liberticides.

  11. Rien que sur les masques, il y a tant à dire.
    Au premiers jours, malgré l’impéritie majeure sur les stocks stratégiques, alors qu’on disposait de quoi tenir 5 à 6 semaines pour tous les soignants de France, on a choisi de désarmer la médecine de ville. La gestion des stocks stratégiques des grandes entreprises a été d’une obscurité totale.
    Quand Sibeth N’Diaye a déclaré que le masque était inutile en population générale et saine, elle disait la vérité.
    Les absurdies du masque à l’extérieur ont confirmé la vision policière et non sanitaire des décideurs.
    Quand les forces de l’ordre ont fait la chasse aux dealers de masques,
    Quand on s’est abstenu pendant des mois de mobiliser l’industrie et qu’on a découragé les bonnes volontés des couturières par des normes fantaisistes et des obligations fiscales, le sous-texte était de ne pas entr’ouvrir la porte du confinement.
    Quand on a fixé un prix de 0,95€ pour les premiers masques qui valaient “avant” 0,05€ ?

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