En deux ans, Macron a multiplié par 8 la contribution française à la très incompétente Organisation Mondiale de la Santé
Emmanuel Macron et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, lors d’une rencontre en juin 2019

En deux ans, Macron a multiplié par 8 la contribution française à la très incompétente Organisation Mondiale de la Santé

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L'Organisation Mondiale de la santé a étalé son incompétence pendant la crise du COVID 19: complaisance vis-à-vis des mensonges officiels de la Chine communiste, mots d'ordre successifs contradictoires, soupçons de conflits d'intérêt. Eh bien cela n'empêche pas la France de prévoir de multiplier par huit sa contribution à l'organisation internationale, contre tous les principes de la saine gestion des deniers publics.

On avait déjà reproché à l’Organisation Mondiale de la Santé d’avoir sous-estimé, début 2020, l’ampleur de la pandémie de COVID 19 pour ne pas déplaire au gouvernement chinois, peu désireux que l’on regarde de près la catastrophique gestion de l’épidémie en Chine, entre octobre 2019 et janvier 2020.  Un an plus tard, l’OMS a récidivé en acceptant de publier un rapport sur les origines du COVID 19 pour lequel les experts de l’organisations internationale qui se sont rendu à Wuhan ont été complètement cornaqués par des officiels chinois. Il s’agissait de mettre dans un texte officiel mondialement diffusé que l’origine du virus était bien advenue dans une transmission animal/être humain.

L’OMS défend la thèse officielle chinoise sur l’origine non accidentelle du virus

Pourtant, de plus en plus nombreux, des spécialistes du renseignement et des médecins arrivent à la conclusion qu’un accident de laboratoire a eu lieu. On lira en particulier le remarquable ouvrage du professeur de médecine Joseph Tritto, qui explique comment l’armée s’étant intéressée au programme civil de création de vaccin contre les coronavirus mené dans le désormais célèbre laboratoire P4 de Wuhan; l’armée chinoise y a vu en effet un potentiel pour le développement d’armes biologiques. Seulement voilà, à partir du moment où trop de personnes travaillent sur des programmes de virus dangereux, des fuites sont possibles. Et c’est précisément ce qui s’est passé à Wuhan à la fin de l’été 2020. Pas question, cependant, pour  la Chine, de laisser l’OMS parler de ces choses-là. Le rapport publié le 28 mars 2020 est donc un texte lénifiant, digne de la grande époque de l’Union Soviétique et de ses mensonges sur la scène internationale, colportés par les « idiots utiles » – comme Lénine les appelait –  en Occident.

La France a l'intention de contribuer de plus en plus à l'OMS

Devant la complicité entre l’OMS et le Parti Communiste Chinois, Donald Trump avait décidé que les USA cesseraient de contribuer à l’OMS – une mesure annulée par son successeur Joe Biden, connu pour son biais pro-chinois. Emmanuel Macron, lui, n’a pas attendu l’arrivée d’un nouveau président américain. Depuis un an, il ne cesse d’engager plus la France dans l’OMS.

Le budget est partagé entre les contributions fixées pour les Etats membres, qui représentent presque 20% du budget de l’OMS (environ un milliard de dollars), et des contributions volontaires, pour les 80% restants.

Concernant le milliard de contributions fixées, chaque Etat membre verse un pourcentage de la somme totale. Cette part est calculée «en fonction de la fortune et de la population du pays», peut-on lire sur le site internet de l’organisation. Pour le budget 2020-2021 la France est en sixième position (4,4% du budget fixe de l’organisation), derrière les Etats-Unis (22%), le la Chine (12%), le Japon (8,6%), l’Allemagne (6,1%) et le Royaume-Uni (4,6%). C’est-à-dire que la France paye environ 20 millions d’euros.

Cette somme représente peu de choses par rapport aux engagements pris par Emmanuel Macron et le gouvernement français depuis quelques mois.

160 millions d’euros promis par Emmanuel Macron à l’OMS, soit un budget multiplié par huit

  1. Dès le 11 juin 2019, la France s’était engagée à verser à l’OMS 90 millions d’euros pour l’installation à Lyon de « l’Académie de l’OMS ».  Au moment où la compétition mondiale se fait entre universités et où nos institutions académiques sont sous-dotées, on peut vraiment douter de l’opportunité d’une opération qui relève plus de la communication de l’OMS que de programmes de formation sérieux et utiles, c’est-à-dire adaptés aux contextes locaux des apprenants. Comment d’ailleurs contrôlera les coûts de fonctionnement d’une elle aventure.
  2. Le 11 juin 2020,, la France a annoncé son intention de verser 50 millions supplémentaires à l’OMS au titre de l’initiative pour l’Accélérateur ACT destiné à soutenir la mise au point de tests, de traitements et de vaccins contre le COVID-19 et d’en assurer un accès équitable. On appréciera que notre pays, qui n’a pas été compétitif avec les USA, la Grande-Bretagne, la Russie ou la Chine pour produire des vaccins trouve en revanche de l’argent pour participer à un programme mondial de distribution de vaccins.
  3. En juin 2020, le gouvernement français, toujours, a communiqué son intention de livrer à l’OMS 100 millions de masques. Non seulement e cela ne manquait pas de piquant vu que notre pays avait été privé de masques durant le gros de la vague épidémique, entre janvier et mai 2020. Mais autant dire que l’on achetait à la Chine une journée de fabrication de masques par ses usines pour ensuite les redistribuer. Il est peu probable que ce sont des masques en tissus Made in France qui seront envoyés. Pour que le lecteur ait un ordre de grandeur: la France dépense environ 800 000 euros pour affréter un transport aérien de5,5 millions  masques depuis la Chine  Le gouvernement français a donc promis, pour distribuer 100 millions de masques, de doubler, en gros, sa contribution ordinaire annuelle à l’OMS. Ajoutons en effet au transport, l’acquisition des  masques et la logistique de leur redistribution, on atteint facilement les 20 millions d’euros.

On se retrouve donc devant un chiffre faramineux: 90 millions pour l’Académie de l’OMS, 50 millions pour l’Accélérateur ACT et 20 millions pour une opération de livraison de masques. Soit 160 millions dépensés en trois claquements de doigts au moment où le pays s’endette pour 115% de son PIB. Et tout cela pour financer une organisation internationale contestée.

Il serait temps que le Parlement français, Assemblée Nationale et Sénat, et la Cour des Comptes, regardent de plus près toutes ces dépenses du gouvernement. Les rapports sur la contribution de la France à des organisations internationales sont trop rares – datant respectivement de 2007, et 2015. Les discussions dans le cadre des lois de finance sont trop contraintes et poussent en général à la dépense.


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