La vaccination est-elle un marqueur social?

La vaccination est-elle un marqueur social?


Partager cet article

Par Roland Hureaux - A mesure que se durcit la campagne gouvernementale pour la vaccination universelle contre le covid, court le bruit que le vaccin    serait un « marqueur social » : le faire vacciner, c’est montrer   qu’on appartient bien à la société des gens raisonnables, acceptant le progrès scientifique, bons citoyens, respectant les autres pour éviter de les contaminer, faisant confiance à l’administration, comme à tout ce qui est officiel.

Roland HUREAUXAncien élève de l’ENS et de l’ENA, agrégé d’histoire, homme politique (ancien 1er adjoint au maire de Cahors), essayiste, auteur de nombreux livres et articles.Chroniqueur à Marianne2, Valeurs actuelles, Le Figaro etc.

Ceux qui sont contre sont des gens irrationnels, voire demeurés : ils ne croient pas à la science, comme   autrefois certains ne croyaient pas que la terre était ronde, ils sont spontanément rebelles à l’autorité, peu fréquentables ; ils ne font pas « comme tout le monde ».  D’ailleurs, les catégories les plus réticentes ne viennent-elles pas de marges suspectes : beaucoup   de « souverainistes » du genre Philippot, des « gilets jaunes », les gens des banlieues (on voit même des femmes voilées dans les manifestations) , l’outre-mer (comme on vient de s’en apercevoir avec le tour de vis féroce de Macron contre les Antillais rétifs au vaccin ), les cathos intégristes (pas les autres qui montrent au contraire une discipline exemplaire, comme ils avaient en majorité voté Macron.)

Il se peut que cette rumeur selon laquelle seuls des gens hors du « cercle de raison » seraient  hostiles au passe , ait été répandue à dessein pour presser le mouvement de vaccination.  Ce chantage social sournois peut   expliquer ce fait étonnant que, dans cette Gaule frondeuse, malgré les doutes de beaucoup  d’experts,  tant de gens se précipitent, à la demande de l ’Etat, pour se faire vacciner.

 

La peur de la mort

Mais cette précipitation peut s’expliquer d’autres manières. D’abord la peur de la mort, spécialement chez les personnes âgées, très répandue en ces temps d‘incroyance, y compris curieusement chez de supposés croyants. Confusément, le vaccin n’est pas seulement tenu pour une garantie contre une maladie précise, le covid, mais comme un acte magique destiné à exorciser la mort en général.

Ensuite l’esprit grégaire, que tout nourri que nous soyons des idéaux individualistes de la Révolution française, n’a fait que se développer dans la société moderne. Quand tombe la foudre, les animaux du troupeau se serrent les uns contre les autres, même sous les arbres où le danger est le  plus grand !   La stratégie qui a été adoptée pour riposter à l’épidémie :  annonces dramatiques, confinement, interdiction de promenades en plein air, transports de malades en surnombre par hélicoptère – parfaitement inutiles si les propositions de concours du secteur privé avaient été acceptées, tout cela a créé un climat d’anxiété sans précédent, d’autant plus stressant que le président français avait annoncé que nous étions « en guerre ».   Nous découvrons à cette occasion que plus on s’élève dans la hiérarchie sociale, plus on est discipliné et grégaire. C’est après tout normal : les plus gradés étaient les meilleurs élèves à l’école ; dans les grosses organisations publiques et privées qui se sont multipliées, on ne fait pas carrière sans discipline – voire, de plus en plus, sans conformisme.

 

La crise de l’ esprit critique

Il reste tout de même surprenant de voir l’absence d’esprit critique de la bourgeoisie française, devant des faits pour le moins troublants : l’interdiction de soigner faite aux médecins au moment où l’épidémie commence, sans précédent dans l’histoire de médecine alors que, d’après les courriels de Fauci, les   autorités sanitaires mondiales savaient dès le départ que ces traitements, le plus souvent, guérissaient le covid. Interdiction récemment réitérée en Guadeloupe où tous les médicaments susceptibles de guérir le covid , y compris le zinc, ont été retirés de l ’île.

Aucune conscience non plus chez des gens qui se croient plus éclairés que les autres, que les « vaccins » officiels de Pfizer and Co utilisent une technique nouvelle, qui se trouve toujours à l’état expérimental et qui n’a été autorisée qu’à titre provisoire : a-t-on jamais traité de milliards de personnes sur des bases scientifiques aussi incertaines ?  

Aucun esprit critique non plus face à la disproportion entre le déploiement d’un immense appareil d’Etat, qui n’a jamais autant mis en cause nos libertés, et les chiffres devenus résiduels, en France et presque partout ailleurs des cas et surtout des décès relevés : 44 le 15 août pour toute le France, dont 91 % au-dessus de 65 ans et 0 % au-dessous de 45 ans.  

Un sujet que presque personne n’apprend à l’école : le calcul de probabilité : des gens très cultivés et sûrs d’eux ne savent pas toujours la différence  entre une chance  sur cent et une chance sur cent  mille.

 

La fin de l’Etat hegelien

Il est clair que ceux qui suivent la consigne de vaccination générale croient encore à l’Etat hegelien, expression de l’intérêt général, s’appuyant sur une administration bien réglée au service exclusif de cet intérêt, comme on l’enseignait dans les manuels de droit public. L’intérêt général commande le vaccin ; comme dans toutes les épidémies, il faut faire des sacrifices, et ces braves gens (braves mais souvent féroces pour ceux qui ne partagent pas leur point de vue simpliste) s’exécutent. Ces bons Français disciplinés n’ont pas compris   que nous sommes entrés dans un monde nouveau :   pas le grand reset du vieux  Schwab, mais un océan de corruption et de mensonge étendus à la terre entière, particulièrement dans le domaine de la santé.

La quasi-unanimité de la presse, la censure de l’Internet, les poursuites judiciaires acharnées que risquent les dissidents empêchent de voir ce monde nouveau. Et s’ils le voyaient, ces honnêtes fonctionnaires qui avaient jusque là vécu dans un monde normal , comment en supporteraient-il le choc ? 

Une administration qu’ils présument régulière et seulement animée du souci du bien public ayant décidé que, pour se débarrasser du virus, il fallait vacciner le monde entier, les récalcitrants ne sont dans cette logique que des mauvais citoyens qui mettent en danger la vie d’autrui. Si on n’a aucun doute    que le vaccin est efficace et sans danger  pourquoi pas ?  Personne ne leur a donc dit  que les quatre vaccins à ARN messagers ont déjà tué 1000 personnes depuis le début de l’année, plus que tous les autres vaccins depuis 1970 (source : CNRS) !   Sans compter les suites à moyen terme encore inconnues.

Il est vrai que toute la bourgeoisie n’est pas devenue aveugle. Mais il faut aller dans ses très hautes sphères pour entendre, en France et à l’étranger, que les gens vraiment informés se font faire des certificats de complaisance. Chut ! que cela ne se sache pas.

Non, l’immense vague de protestation, non point contre le principe du vaccin comme le  disent ses détracteurs , mais contre ceux-là, qui ne sont pas de vrais vaccins, et surtout contre l’obligation imposée par des méthodes terroristes, chantage à l ‘emploi, à l’accès aux services publics et privés, aux spectacles, à la scolarisation, voire aux soins médicaux,  n’est pas que le fait d’hilotes !

Très peu de Français savent la différence entre un vrai vaccin et une application à caractère génique. Je gage qu’on la sait bien mieux chez les supposés illettrés qui manifestent que chez les bourgeois, grands et petits, qui font sagement la queue devant les vaccinodromes.  

La résistance n’est pas le fait de bêtes mais de gens lucides, de vrais citoyens, qui se tiennent au courant, attachés à leurs libertés et peut-être même à leur santé.

Article reproduit avec l’aimable autorisation de Roland Hureaux: LA VACCINATION EST-ELLE UN MARQUEUR SOCIAL ? – Le blog de Roland HUREAUX (over-blog.com)


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Après la condamnation d'Aberkane, l'errance de la dissidence...

Après la condamnation d'Aberkane, l'errance de la dissidence...

Nous assistons aujourd'hui à une accélération phénoménale de la pression systémique sur ceux qui osent sortir du rang. L’actualité nous offre un cas d’école avec la condamnation récente d’Idriss Aberkane en Suisse. Au-delà de la figure médiatique que tout le monde connaît, ce verdict pose une question centrale pour notre liberté : comment rester souverain dans un monde qui cherche à vous imposer une mort sociale dès que vous déviez de la doxa? Le couperet de Neuchâtel : 24 mois pour une "gest


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Le Figaro embarrassé par un “schnouf gate”
Photo by Colin Davis / Unsplash

Le Figaro embarrassé par un “schnouf gate”

Alors que le quotidien multiplie les éditoriaux sur l’insécurité et la lutte antidrogue, plusieurs journalistes du Le Figaro seraient soupçonnés d’avoir consommé de la cocaïne lors d’une soirée organisée au siège du journal, fin mars. Une affaire que la direction tente manifestement d’étouffer, selon les révélations du Le Canard enchaîné. Le 26 mars dernier, sur la terrasse du siège du Figaro dans le IXe arrondissement, trois jeunes journalistes web fêtaient leur titularisation. Selon Le Canard


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Rillieux-la-Pape : un maire expulse les invités d'un mariage après un cortège hors-la-loi

Rillieux-la-Pape : un maire expulse les invités d'un mariage après un cortège hors-la-loi

À Rillieux-la-Pape, dans le Rhône, un cortège de mariage s’est transformé en rodéo urbain samedi 9 mai dernier, contraignant le maire Alexandre Vincendet à exclure les invités de la cérémonie. Malgré une charte de bonne conduite signée quelques jours plus tôt par les mariés, plusieurs véhicules ont multiplié les infractions au code de la route. Résultat : une dizaine de personnes seulement ont pu assister à l'union. Le reste des invités a été reconduit hors commune. Le samedi 9 mai, à Rillieux-


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'école française est-elle si laxiste ? Un point de vue américain

L'école française est-elle si laxiste ? Un point de vue américain

Pour de nombreux expatriés américains installés en France, le premier véritable choc culturel n’est ni l’administration, ni la fiscalité, mais l’école. Discipline collective, autorité des enseignants, refus de l’hyper-individualisation et obsession du « cadre » : le système éducatif français apparaît comme l’exact opposé du modèle anglo-saxon plutôt centré sur l’enfant-roi. Une différence qui révèle deux visions irréconciliables de la société. Dès l’âge de trois ans, l’école devient obligatoire


Rédaction

Rédaction