Les Républicains ont plus à craindre de leurs divisions internes que des manœuvres d’Emmanuel Macron

Les Républicains ont plus à craindre de leurs divisions internes que des manœuvres d’Emmanuel Macron


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Emmanuel Macron a besoin du centre-droit pour être réélu. Cela explique sans doute la nervosité de la Macronie face au Congrès LR.  La dernière rumeur en date, c'est le danger que Valérie Pécresse représenterait pour Emmanuel Macron. Avant cela, il y a eu d'autres bruits ou tentatives de manipulation. Comme nous l'avons déjà indiqué, l'élection va se jouer au centre alors que l'opinion se déplace collectivement vers la droite.

Emmanuel Macron ne sait bien faire qu’une chose: se maintenir dans un mouvement tactique perpétuel. N’ayant aucune pensée propre, aucune grande réussite à son actif dans la haute fonction public, aucune connaissance en profondeur du secteur privé, l’homme compense par de la « micropolitique » permanente, comme d’autres font du « micromanagement ».

Autour de LR, il y a depuis le début de son quinquennat  des débauchages, des petites phrases, des tentatives de manipulation.

Aujourd’hui, l’Elysée laisse courir la rumeur que Valérie Pécresse est un vrai danger pour le Président sortant.. On imagine que c’est pour mieux souligner le caractère macronien de Valérie Pécresse; afin de faire monter Ciotti; pour que la présidente de la Région Ile-de-France soit ensuite forcée de bouger vers la droite et laisser suffisamment d’espace au centre à Emmanuel Macron.

Il y a un mois, une autre rumeur courait, qui n’a pas été relayée par les médias mais qui disait que des  personnes proches de LREM allaient s’inscrire à hauteur de 20000 individus, afin de peser sur le choix du candidat LR. Et puis, il y a la tentative de lancer Edouard Philippe, pour indiquer que l’espace du centre-droit est – théoriquement – déjà bien occupé.

Au fond, Emmanuel Macron voudrait pousser jusqu’au bout la logique de cassure de LR

Emmanuel Macron, fédérateur à son insu de LR?

A vrai dire, la tactique macronienne semble avoir de moins en moins d’effet quand il s’agit de LR.  Si vraiment il y avait intention, chez LREM, de s’inscrire pour influencer le vote du  Congrès LR, c’est raté. Il fut un temps, pas si lointain, où Emmanuel  Macron rêvait d’affronter Xavier Bertrand et le provoquait à souhait en espérant le faire monter; celui-ci est maintenant hors jeu. Certes, aux régionales, la réélection de Renaud Muselier était due à son ralliement aux macroniens. Mais le président de la Région PACA vient de commettre le pas de trop, en voulant s’immiscer dans la campagne LR et il a fini par quitter officiellement le parti.

Plus généralement, un parti dont les adhérents mettent Eric Ciotti en tête dénote une imperméabilité aux influences extérieures. Emmanuel Macron fait penser, toutes choses égales par ailleurs, à ces dirigeants français qui ont cru qu’il leur fallait contenir l’Allemagne en cherchant à la diviser. Alors que l’Allemagne se morcelle naturellement dans les périodes de paix et de prospérité. De même, le danger pour LR ne vient pas d’Emmanuel Macron ni du parti Horizons d’Edouard Philippe; mais de de l’éventuelle incapacité  interne à s’unir ou à développer une pensée stratégique.

Par exemple, Valérie Pécresse a mal commencé aujourd’hui une campagne potentielle en annonçant qu’elle ne laisserait entrer à ses meetings que des personnes  munies du pass sanitaire. C’est-à-dire que dans une course qui pourrait être serrée face à Emmanuel Macron, elle se prive  de quelques pourcents de l’électorats qui seront décisifs. De même, un parti qui resterait proche, dans son vote des 3-4 décembre, du 75/25% que donnent théoriquement les reports de voix issus du premier tour prendrait le risque de voir filer une partie de son électorat vers Eric Zemmour.

En tout cas, les événements ont pris une tournure que personne ne maîtrise, à commencer par le premier « micropoliticien » de France, Emmanuel Macron.


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