[PAYANT] Le FMI demande une grande saignée fiscale pour le prochain quinquennat

Le FMI vient de publier son rapport annuel sur les finances publiques, et le rapport consacré à la France en dit long sur ce qui attend les épargnants et les consommateurs d'ici aux prochaines élections (celles de 2027, pas de 2022). Pour le prochain quiquennat, l'organisation spécialisée de l'ONU a fixé la feuille de route : augmenter les impôts de 20 à 30 milliards par an entre 2023 et 2026... en ciblant la saignée sur les classes moyennes.

Le FMI annonce donc que le prochain quinquennat sera un véritable enfer fiscal pour les classes moyennes. 

Le rapport, en anglais, que nous reproduisons ci-dessus, détaille les grandes lignes des efforts que le FMI demande au gouvernement français pour le prochain quinquennat. La stratégie est claire : quelle que soit l’issue du scrutin, le Président élu n’aura guère de marge de manoeuvre s’il veut rester dans le “concert des nations”. 

Dans la pratique, le FMI demande un double effort : une maîtrise des dépenses publiques (après l’orgie covidienne), et… une augmentation majeure des impôts, qui doit durer tout au long du quinquennat. 

Le FMI veut une lourde fiscalité écologique

La matrice ci-dessous permet de comprendre la logique du FMI en quelques chiffres.

Globalement, comme on le voit sur la première ligne, la croissance du PIB, loin des communiqués triomphalistes de Bruno Le Maire, devrait stagner autour de 1,5% durant les cinq prochaines années. 

Selon les scénarios du gouvernement français, cette stagnation devrait s’accompagner d’un effort fiscal (ligne “fiscal effort 1/”) d’environ 0,9 point, c’est-à-dire de 20 milliards d’impôts nouveaux sur l’ensemble du quinquennat. 

Les lignes regroupées sous le titre “recommended” détaillent ce que le FMI demande au gouvernement. 

Comme on le voit, l’effort fiscal demandé par le FMI est bien plus important que ne l’entend, à ce stade, le gouvernement français. 

D’ici à 2026 (incluse), le FMI demande un effort fiscal allant, selon les hypothèses, jusqu’à 4 points de PIB en cumulé, c’est un prélèvement de 90 milliards € sur 4 années fiscales complètes, soit en moyenne 22,5 milliards d’impôts supplémentaires. 

Dans l’esprit du FMI, cet effort doit porter sur la fiscalité “verte” :

In the future, revenue from higher carbon pricing—critical to the green transition—could help finance appropriate environmental investments and provide compensation for the most vulnerable, while potentially generating additional savings. (page 19)

A l’avenir, les revenus tirés d’un tarif carbone plus élevé (essentiel pour la transition écologique) pourrait aider à financer les bons investissements environnementaux et apporter une compensation aux plus vulnérables, tout en générant potentiellement de l’épargne supplémentaire. 

Traduction de ce charabia : faire payer le carburant et l’énergie plus cher, avec des chèques “helicopter money” pour les plus pauvres, permettrait d’améliorer le niveau de vie des ménages les plus modestes, tout en finançant l’amélioration de leur logement… avec l’argent des classes moyennes qui vont payer l’impôt. 

Taxer la sécession 

Ce qu’il faut comprendre dans cette stratégie, c’est qu’elle vise à frapper durement, sous un prétexte écologique que personne n’explique, tous ceux qui disposent d’une marge de manoeuvre pour s’autonomiser par rapport à l’Etat. 

Disposez-vous d’une maison à la campagne avec un petit lopin de terre pour faire pousser quelques légumes au cas où ? Avez-vous pris de la distance avec des villes de plus en plus violentes, ce qui suppose que vous alliez travailler en voiture ? Vous allez le payer cher…

Tout indique que ce mode de vie va passer une seule période, et il faut par conséquent revoir vos anticipations dès maintenant sur le sujet : la vie à la campagne ne restera bon marché que sous un certain niveau de revenus, celui qui donner droit à la solidarité. Tous les autres devront payer. 

Bref, si vous avez des velléités de sécession du système, vous serez mis à l’amende. La dystopie Metropolis doit commencer dès l’an prochain, rendue acceptable auprès des plus pauvres par un mécanisme d’achat de voix grâce aux “chèques inflation” qu’on voit se mettre en place. 

Quelles anticipations pour sauver les meubles ?

Face au renchérissement annoncé de la vie à la campagne, il faut anticiper les tendances profondes de la société du capitalisme connivent qui s’annonce. 

D’une part (et nous consacrerons des papiers à ce sujet spécifique), il faut comprendre, comme nous l’avons déjà suggéré, que la caste mondialisée admet le retour de l’inflation comme une solution qui peut être “régulée” par la pression fiscale. Les lecteurs du Great Reset le savent, cette stratégie est exposée par la théorie monétaire moderne (MMT). 

Nous y reviendrons dans les semaines à venir. 

Mais c’est ce scénario que le FMI anticipe, et qu’il propose de gérer par un alourdissement de la fiscalité “verte”, qui pèsera en réalité sur les petits propriétaires immobiliers. 

D’autre part, mécaniquement, le renchérissement de la vie à la campagne modifiera les arbitrages futurs des classes moyennes. Un retour vers les villes n’est pas à exclure, même si l’arbitrage entre qualité réelle et qualité financière de vie ne sera pas facile. 

Le coût du bâti risque donc d’augmenter encore dans les centres urbains, et de baisser à la campagne, surtout pour les grandes surfaces. 

Compte tenu du prix de l’énergie, il va devenir à peu près inaccessible de chauffer efficacement et de ravitailler plus de 200 m² (dans le meilleur des cas). 

Donc, ce peut être le moment d’investir dans un appartement ou une maison en centre de ville moyenne (nous égrènerons prochainement les villes qui nous paraissent encore abordables), et le moment d’attendre avant de vous offrir un hôtel particulier avec cachet dans une campagne reculée. 

Dans les 5 ans, la mise en place de la fiscalité verte devrait modifier les arbitrages en profondeur. 

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