A droite, une révision déchirante s’impose….pour tous!

Les familles de droite, toutes ensemble, connaissent leur troisième défaite consécutive à une élection présidentielle. Une mise en cause profonde s'impose, pour toutes les composantes de la droite éparpillée, dont les divisions ont permis la réélection d'Emmanuel Macron. C'est la condition préalable à l'indispensable rassemblement. Pour gagner en 2027.

Quelle tristesse, ce soir! Marine Le Pen connaît une défaite sévère, plus ample que prévu, mais elle explique que c’est une victoire. Cher LR, ceux qui ne veulent pas aller chez Emmanuel Macron appellent à s’unir derrière….Christian Jacob. On se demande quelle chance a “l’union nationale” réclamée par Eric Zemmour. Lui-même, d’ailleurs, ne montre pas l’exemple quand il déclare, malgré son appel à l’union: “C’est la huitième défaite sous le nom Le Pen”. 

Emmanuel Macron peut dormir tranquille pour les élections législatives. Et ceci d’autant plus que les manifestations de la gauche abstentionniste vont effrayer les “honnêtes gens” et créer le réflexe de parti de l’ordre qui permettra à La République En Marche d’avoir des élus pour constituer une majorité. 

Le devoir d'inventaire

Au commencement, il y avait Nicolas Sarkozy qui, en 2007, avait reconstruit une droite puissante, capable d’attirer à elle une partie de l’électorat duFront National. Et puis, il y a eu, dès les législatives de 2007, l’ouverture à gauche au lieu de l’ouverture à droite. Le retard mis à la lutte contre l’immigration. Et la défaite de 2012. Loin de se remettre en cause, Nicolas Sarkozy a continué sur la ligne floue de son quinquennat: une primaire ratée (2016) et deux torpillages de candidats LR (Fillon en 2017, Pécresse en 2022) plus tard, il s’apprête à aider Emmanuel Macron à obtenir une majorité. 

La droite doit se défaire définitivement de l’illusion sarkozyste. Il n’y a pas de compromis possible avec les élites néolibérales, surtout après la répression macronienne contre les Gilets jaunes et les politiques de coercition sanitaire. 

Avec l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy, il y a eu l’ascension de Marine Le Pen. Là encore, après un bon score en 2012 (17%), la fille de Jean-Marie Le Pen a manqué l’occasion historique d’unir les droites. Du coup, elle se condamne, depuis deux élections présidentielles, à ne progresser que lentement. 21% au premier tour et 33% au second en 2017; respectivement 24% et 41% en 2022. 

La droite doit sortir de l’enfermement lepéniste. Il n’y aura pas de victoire sans l’émergence d’un pacte conservateur avec une partie des dirigeants socio-économiques. 

Sentant que Marine Le Pen ne faisait pas complètement l’affaire, Eric Zemmour s’est lancé dans la bataille. Cependant, son approche est restée très parisienne. Pensez que le candidat n’a donné aucun entretien à la “PQR”, comme on dit, la “presse quotidienne régionale”! C’est toute la limite de son appel à l’union nationale. “Reconquête” reste pour l’instant un parti des métropoles, jeune et dynamique, certes, mais encore incapable de réussir ce que fait Marine Le Pen, parler “aux petites gens”. 

La droite doit sortir du parisianisme. Même quand elle désigne les maux du pays, une “droite d’en haut” ne peut pas séduire la “France d’en bas'”.  

Au premier tour de l’élection présidentielle, les droites – y compris Debout la France, LR et Jean Lassalle – totalisaient presque 40% des voix, contre seulement 28% des voix à Emmanuel Macron. Terribles divisions ! 

Il faut que chacun regarde ses responsabilités dans la défaite. C’est la condition préalable à la formation d’un grand parti conservateur républicain populaire, qui réunisse les forces existantes (Rassemblement National, Reconquête, Debout la France, l’aile droite de LR) et les transforme en un mouvement capable de gagner les présidentielles.  

Abonnez-vous à notre newsletter

Les droites de Husson

Soyez les premiers à connaître les 1001 secrets des droites françaises à l'approche des élections présidentielles. La lecture intégrale de cette lettre est comprise dans l'abonnement à 9,90 €/mois !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

8 Shares:
16 commentaires
      1. C’est vrai que la situation est rendue très difficile du fait des médias aux ordres (des progressistes mondialistes).
        Mais les Français ont aussi leurs responsabilités. Ils doivent cesser de se laisser infantiliser et de voter pour qui on leur “suggère” de voter. Un certain nombre de Français ont fait cette démarche d’émancipation vis à vis des médias subventionnés, donc c’est possible.
        À un moment, on a les dirigeants que l’on mérite. Il faut avant tout que les Français se réveillent, et admettent que la clique macronienne mène le pays à la catastrophe, et même à sa disparition pure et simple en tant que “nation France”.

      2. ARRETONS DE PARLER DROITE ET GAUCHE..MOI JE DIS MONDIALISTES/ SOUVAERAINISTES.. LES TEMOS ONT CHANGER..LES MONDIALISTES VEULENT REDUIRE LA POPULATION…

        Répondre moderated
  1. Définir une stratégie politique, cela va bien au-delà du fait de mettre au point une tactique électorale, ce en quoi consiste l’idée d’une union des droites. Quand on veut défendre l’avenir de notre pays, on doit se demander ce qui le menace. En somme, quelles forces doit-on combattre ? S’agit-il d’un individu, d’un courant politique ou plus sérieusement d’un système organisé pour dissoudre les peuples et les nations ? Elargissons notre manière de voir, le temps presse.

    1. Une bonne partie du peuple ignore tout de ce “système organisé pour dissoudre les peuples et les nations”. Dès lors, il est rendu incapable de comprendre les enjeux et se contente de pencher vers le consensus affiché des mois avant l’élection…

  2. Il faudrait aussi empêcher à droite la pullulation des crétins savants, qui ont fait de la lutte idéologique picrocholine leur fond de commerce. Quand une armée tire sur ses ambulances et ses forces vives, peu de chance qu’elle gagne à la fin ! Le succès passera par la neutralisation du patronyme Le Pen

  3. D’accord avec VIncent, ni MLP ni EZ n’ont clairement identifié le mondialisme comme ennemi. Leurs programmes étaient irréalisables sans sortir de l’UE, sortie qu’ils ont choisi dé ne pas mettre en avant “pour ne pas effrayer”. la peur est toujours mauvaise conseillère même lorsqu’il s’agit d’empêcher les gens d’avoir peur. Donald Trump a été élu sur un positionnement clivant assumé. POur gagner il faut oser.

    Le ralliement de Marion Maréchal à EZ en fin de campagne était stupide. Si elle était restée neutre elle aurait pu servir de trait d’union pour les législatives…dans la situation actuelle il n’y aura pas d’union et la droite n’aura rien.
    Nous voilà partis pour 5 ans sans opposition. Dans 5 ans, la France aura été dissoute dans l’UE et les élections n’auront plus lieu au niveau national.

    Répondre moderated
  4. L’analyse à partir de l’offre ne dit pas tout. Les candidats okay, mais qu’en est il des électeurs, la demande? J’attendrai la nalize de Chris Guilluy pour m’avancer, mais, en consultant les résultats des communes que je connais, que je fréquente ou que j’ai fréquentées, le verdict est clair: une demande pour maqueron existe. Une appétence même, maqueron convient à la sociologie petite bourgeoise progressisse de merde décrite pat Pat Buisson dans son ouvrage de 2021. On ne se mélange pas, nulle part et pas plus en IDF que dans les gros bourgs ou les sous préfectures. Et donc, ce constat de division de la droite est un parisianisme de plus. Cuisine électorale, pas le fond de l’histoire.

    Le fond de l’histoire est bien ce suicide français pour citer un autre ouvrage célèbre. Tous ces crétins qui votent pour Lfi ne sont rien d’autre que des lemmings jetés du haut de la falaise par mélenche joueur de flûte et guérillero de carnaval —même engeance que la fée golène ou grhollande. En cela l’effort d’Éric Zemmour, pas plus parisien que Sarko et chirac avant lui, est pour moi le seul espoir 🌈 de cette campagne. Alors oui c’est trop peu et trop tôt. L’offre est là mais pas la demande. Comme dit Pierre Yves Rougeyron il faudra attendre que le petit bourgeois sente la douleur du déclassement. Par exemple qu’on s’en prenne à son immobilier chéri pour payer les factures. Patience ça ne devrait plus tarder.

    1. Je ne suis pas hyper spécialiste , mais il me semble que l’erreur, si erreur il y a eu, de Zemmour a été d’âxer toute sa campagne sur l’immigration , et de n’accorder que peu d’intérêt aux difficultés quotidiennes des «  petits «  : petits retraités qui n’arrivent plus à survivre avec leurs pensions , petits employés des commerces , personnels évincés des hôpitaux sans traitement , jeunes étudiants sans soutien familial . Tous ces gens là existent , votent et ont voté soit Marine , mais je suis d’accord avec Zemmour, elle ne gagnera jamais , soit Mélanchon , mais là , c’est le «  demain on rase gratis « des communistes d’il y a 40 ans .
      Une vraie droite doit aussi être sociale , et se soucier de ceux qui ont le plus de difficultés .
      Le macro idem n’est qu’un ramassis de politiques dont la seule ambition nationale est de garder leurs avantages . Voir maintenant tous ces L R qui vont sans honte à la soupe .
      Je suis née pendant la guerre , j’en ai vu passer des politiques , mais des types cyniques et sans foi ni loi comme ceux là , jamais .
      Espérons simplement que cela ne se terminera pas dans un bain de sang . Mais aujourd’hui , il n’est pas interdit d’en douter .

      Répondre moderated
  5. Je suis d’accord sur ce point. Mais est-ce que les Français sont à droite majoritairement? Quand on pense que Marine Le Pen est considérée comme étant d’extrême droite alors que dans d’autres pays elle serait plutôt vue comme de centre-droit, cela en dit long sur la gauchisation de la France depuis des décennies. Parce-que là, il y a un vrai problème. Ceci explique en parti le vote pour Macron et l’abstention. Zemmour le “facho” aurait été aussi battu par Macron dans ce contexte. Et puis il faut arrêter de croire que la France est une démocratie. Quand on a 38% des Français qui décident pour le reste du pays et remet au pouvoir un dictateur, il ne faut pas venir parler de démocratie. Mais ceci est un autre débat.

    Répondre moderated
  6. La demande n’est pas là parce qu’avec 80 ans de socialo-communisme, et 50 ans de démagogie socialisante, le peuple n’a été soumis qu’à une publicité de type “Etat-providence à tous les étages”, sans aucun contre-feu. On a tué le civisme qu’on a laissé remplacer par un consumérisme d’assistanat et de sécurité, en faisant croire qu’il existerait une société sans risque et sans effort, qu’il y aurait des “repas gratuits”. C’est le grand mensonge de ces élites mondialisées.
    Les français vont en effet au suicide par ce que cela fait 70 ans qu’on les berce d’illusions et depuis 2 ans on les terrorise pour mieux les hypnotiser et les emmener au casse-pipe. Les victimes seront ceux qui resteront dans le déni. Que c’est dur d’accepter qu’on s’est fait violé…

  7. Nous sommes d’accord. Sans parler d’apocalypse on peut dire que le pain blanc est mangé et peu de nous sommes préparés à du pain noir, voire pas de pain du tout. Sûrement pas maqueron en tout cas. Tant de gens qui s’accrochent à si peu de chose, faut il que nous soyons perchés. D’un autre côté on ne peut jamais savoir ce qui vient avec certitude, ni à qui se fier du coup. Pour ça ils nous avaient prévenus: En Marche, on verra en marchant.

  8. Tout à fait d’accord sur le principe : il faudrait une union des droites, et le RN, en cherchant à faire cavalier seul, ne sert pas les intérêts de la France. Zemmour a été très maladroit en réclamant cette union des droites et en faisant le contraire, en pratique.
    La très talentueuse, et vraie conservatrice, Marion Maréchal me paraît être la leader naturelle d’une future union des droites. Hélas, il semble que ce n’est pas pour cette fois !… et cinq ans de macronie de plus risquent de rendre la situation irrécupérable (la faute à la démographie, pour commencer, mais aussi à l’endettement public, par exemple).
    De toute façon, tant qu’on aura des gens se disant de droite (à l’image du traître Sarkozy et de la plus grande partie de sa famille politique) et qui voteront Macron, on n’en sortira pas : le bloc centre-gauche + extrême-gauche + droite qui trahit battra toujours les souverainistes conservateurs.
    Sauf à ce qu’une catastrophe absolue s’abatte sur le pays, du type de juin 1940, qui permette de chasser du pouvoir les imposteurs anti-français qui s’en sont emparé, il sera très difficile pour la vraie droite d’y revenir, d’autant plus avec l’effet “cliquet” – pas de retour en arrière possible – des mesures prises par les progressistes mondialistes.

    (PS : néolibéral est un terme qui prête à confusion… le vrai libéralisme n’a rien à voir avec une idéologie basée sur la corruption et la coercition)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer