« Les non vaccinés contaminent les vaccinés » ou comment manipuler l’opinion publique avec une étude trompeuse et idéologique

La revue Canadian Medical Association Journal (CMAJ) vient de publier une étude qui montrerait que les non vaccinés sont responsables de la contamination des vaccinés. On pensait que cette mauvaise blague était « passée à la trappe » avec les publications scientifiques qui ont prouvé que les vaccins contre Covid n’empêchaient pas la transmission du Sars Cov 2 à un tiers. Cependant, il semblerait que les adeptes de la vaccination à tout prix se soient remis au travail en publiant une modélisation stigmatisant à nouveau les non vaccinés. Après tout, ne suffit-il pas de l’affirmer pour que l’opinion publique suive ?

Comme on a pu le voir tout au long de l’année 2020, les modélisations épidémiologiques se sont toutes avérées fausses, aucun modèle n’a pu prévoir l’évolution de l’épidémie, ni sur le plan national ni sur la dynamique mondiale. Ce fût un véritable fiasco sur le plan de la prévision et un succès bienvenu mais trompeur sur le plan politique puisque ces modélisations ont permis d’inciter les populations à se faire injecter un produit inefficace et par ailleurs dangereux pour leur santé en raison du nombre important d’effets indésirables et de décès post vaccinaux.

Fisman et al. viennent de publier un article pointant la responsabilité des non vaccinés dans l’épidémie de Covid. La tentation de stigmatiser les non vaccinés est récurrente et démentie en 2021 par le Professeur Gunter Kampf de la faculté de médecine de Greifswald en Allemagne, dément

Un modèle discutable et déconnecté de la réalité clinique

Les auteurs ont construit une modélisation dont les paramètres sont choisis et biaisés comme le montre le tableau 1.  Dans ce tableau on trouve un certain nombre de références scientifiques qui sont issues de situations/contextes choisis (ie : ligne intitulée Basic reproduction Number : UK Health Security Agency, Hogan et al., Xia et al.). De même, l’efficacité des vaccins est justifiée par des études qui mettent précisément en évidence l’hétérogénéité des résultats comme Higdon et al, 2022, publication encore en preprint. Pourquoi les auteurs ne se sont-ils pas basés sur d’autres publications qui montrent l’inefficacité des vaccins ?

Dans le même tableau 1, la « probabilité de transmission par contact et multipliée par le nombre de contacts pas an » est un calcul réalisé par les auteurs eux-mêmes. Il ne tient pas compte des situations différentes à travers le monde et fait un déni de réalité grossier sur le fait que les pays les moins vaccinés sont ceux qui ont le moins de cas de Covid – ce qui est souvent une critique des modèles déconnectés de l’observation. C’est le cas pour les pays d’Afrique – peu touchés alors que les mesures barrières ne sont généralement pas respectées et que les contacts sont plus denses qu’en Occident – dont la vaccination tardive de masse entrainera certainement de belles vagues épidémiques comme nous l’avons déjà mentionné.

Nous invitons également les lecteurs à consulter le dossier 2 (les effets post vaccinaux peuvent-ils être pires que le Covid ?) qui présente une analyse épidémiologique mettant en évidence dans quelques pays la survenue des cas de Covid peu de temps après les campagnes de vaccination de masse.

Les auteurs affirment également que « les risques de renoncer à la vaccination sont les plus grands pour les non vaccinés – ils sont plus susceptibles d’être infectés, hospitalisés et de mourir du Covid-19 que les personnes vaccinées ». Là aussi, puisqu’ils se réfèrent aux données britanniques pour la construction de leur modèle (cf. tableau 1), ils n’évoquent nullement l’augmentation de la morbi-mortalité chez les vaccinés comme le relève les rapports réguliers des autorités sanitaires britanniques, ni la destruction du système immunitaire des personnes vaccinées dont la réactivité tombe bien en dessous de celui des non vaccinés.

Des positionnements politiques et idéologiques sans fondement

La manipulation est à son apogée lorsque les auteurs affirment que les personnes non vaccinées sont “susceptibles d’affecter la santé et la sécurité des personnes vaccinées d’une manière disproportionnée par rapport à la fraction de personnes non vaccinées dans la population ». Ils confirment par ces déclarations que les vaccins sont inefficaces et qu’ils ne protègent pas les personnes inoculées alors que tout vaccin ayant reçu une autorisation de mise sur le marché doit répondre à deux obligations : celle de protéger la personne vaccinée contre la maladie liée à l’agent pathogène – ici le Sars-Cov 2 – et empêcher la transmission à un tiers. Or les auteurs n’écrivent pas que « les non vaccinés » sont une menace pour « les non vaccinés » (en circuit fermé) mais pour « les vaccinés » qui ont accepté l’injection précisément pour se protéger comme on le leur avait annoncé publiquement et formellement. Les auteurs de cette étude font un déni de réalité qui s’apparente à un conditionnement de l’esprit, à moins qu’il ne s’agisse de mauvaise foi et à ce titre d’idéologie.

C’est ce que nous confirme d’autres éléments de l’article. Les auteurs ne se contentent pas de communiquer des informations à caractère scientifique – qui ne le sont pas vous l’aurez compris – mais également à caractère politique. Fisman a déclaré que « des politiques telles que les mandats de vaccination ou les passeports de vaccination qui restreignent l’accès aux services non essentiels tels que les restaurants ou les transports en commun semblent raisonnables », donc justifiés. Les auteurs justifient les privations de liberté et la politique du système en essayant d’y apporter une « légitimité scientifique ». Comme ils ne peuvent la trouver dans la réalité des faits, ils font ce que font les manipulateurs, ils construisent un modèle fictif et s’appuient dessus pour justifier leur position.

Le discours de l’auteur principal prend d’ailleurs une tournure fascisante lorsque Fisman déclare que « les non vaccinés sont plus susceptibles de se retrouver à l’hôpital avec Covid-19 car ils mobilisent des ressources et privent les vaccinés de l’accès aux soins pour d’autres conditions telles que le cancer ou les maladies cardiaques. Ces informations sont également démenties par les chiffres en France alors que l’auteur tente malhonnêtement de justifier l’interdiction des non vaccinés aux soins.

Faire passer cette manipulation grossière – on en a vu de meilleures pour inciter les gens à se faire vacciner – pour une étude sérieuse est navrant. Il est à peu près certain que ces résultats seront repris par les médias subventionnés qui s’en serviront pour stigmatiser les non vaccinés. La prochaine étape devrait être la dénonciation publique des non vaccinés, c’est logiquement la suite d’une politique autoritaire visant à diviser pour mieux régner.

Les dossiers d'Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation
ESSENTIEL
210 Shares:
17 commentaires
  1. Ce n’est plus de la science c’est de la manipulation de l’opinion publique afin de trouver encore une fois un bouc émissaire sur qui rejeter le défaut d’éfficacité de ces “vaccins”. Déjà si ces vaccins étaient vraiment efficaces les vaccinés n’auraient rien à craindre des non vaccinés. C’est donc un aveu d’inefficacité. Naturellement ce genre d’étude biaisée on va en entendre parler dans les médias aux ordres. Par contre de vraies études qui montrent que ces vaccins sont non seulement inefficaces mais dangereux là on en entend pas du tout parler : ces études sont tout simplement ignorées et copieusement critiquées comme non fiables ce qui est un comble quand on on voit cette étude bidonnée.Le pire c’est que des millions de français ne s’informent que sur ces médias mensongers et ne cherchent pas à s’informer ailleurs.

  2. Il faut qu’on m’explique : tous les vaccinés autour de moi ont eu le covid au moins une fois pour certains plusieurs fois et moi qui ne suis pas vaccinée je ne l’ai jamais eu et ce serait moi la menace pour les vaccinée ???

    Répondre moderated
  3. Et pourquoi n’entendons nous plus parler des fameuses études israéliennes sur la Covid ? Pays pilote de la vaccination Covid faut-il le rappeler !!! Sont-ils tous morts ? Ah oui ! Par contre, le sujet a changé et on entend parler d’Israël à propos de la guerre en Ukraine et du rapatriement des derniers juifs ukrainiens d’Odessa. Les médias des “oligarques français” font donc la pluie et le beau temps. Ca on le savait, n’est-ce pas Libération…

  4. Ben, comme d’hab, c’est sûr qu’en étant vacciné par un super produit issu du génie génétique US on est infecté par les réfractaires. Vacciné mais infecté. On va donc tous attraper la variole, la polio, la rougeole, etc… à ce train là. Pathétique…

    Répondre moderated
  5. En gros ils expliquent qu’une personne non vaccinée est plus forte que le vaccin censé protéger la personne ayant reçu l’injection ? Donc ce vaccin n’est qu’une vaste escroquerie mais pour que les moutons réfléchissent il va falloir encore du temps. Mais surtout si les non vaccinés contaminent les vaccinés je ne peux que conseiller de ne pas se faire vacciner puisque visiblement un non vaxx est systématiquement asymptomatique (vous m’avez suivi ?) bref si les gens réfléchissaient deux secondes ils concluraient tout seul qu’on les enfume avec ces raisonnements fascistes

    Répondre moderated
  6. Il y a donc des gens purifiés par une injection et les autres a priori sales. Si des purifiés sont contaminés et salis, ce ne peut être que par le fait des pécheurs qui refusent la loi. C’est bien sûr pure superstition à base de religiosité. Pour apaiser l’esprit du mal qui empêchent les injections de fonctionner, il faut sacrifier des boucs émissaires. Ou sont donc passés bon sens et raison objective qui sont la base de la science?

  7. Ce n’est pas l’illogisme de cette étude mais plutôt ce que cet article veut dire pour le futur. Il est clair que le narratif revient afin d’attaquer encore une fois les non-vaxx. Ce n’est que le début d’une campagne qui va atteindre son apogée cet automne alors que des sites sont construits afin d’accueillir les non-vaxx qui ne plieront pas devant l’énorme pression d’un nouveau variant.

    Répondre moderated
  8. La dictature sanitaire fait feu de tout bois. La seule chose qui intéresse ces études est certainement d’enrichir big pharma. Les vaccins ne servent à rien, sont dangereux et ils portent atteinte à nos libertés.

    Répondre moderated
  9. « les auteurs n’écrivent pas que « les non vaccinés » sont une menace pour « les non vaccinés » (en circuit fermé) mais pour « les vaccinés » qui ont accepté l’injection précisément pour se protéger comme on le leur avait annoncé publiquement et formellement. »

    Il y a vraiment de quoi sinon rire au moins sourire !

    Bon, il était temps qu’on en revienne au covid, il y a déjà deux mois qu’on n’en parlait plus… Parole, parole, parole….

  10. Un point à éclaircir concernant cette étude serait, comme l’a très bien montré l’IHU de Marseille, de voir dans quelle mesure des conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique ont pu biaiser les conclusions de cette étude en faveur de la vaccination de masse et des mesures coercitives à l’encontre des non-vaccinés.
    Nous sommes à une époque où la corruption (avec et par Big Pharma) est littéralement décomplexée, ouverte. Et ce qui est effrayant est que tant de citoyens ne le voient pas, ou se soumettent à cette corruption.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer