La Vè République arrivera-t-elle à se désintégrer seule ?

La lecture des premiers résultats du premier tour de la législative de 2022 laisse perplexe. Ce dont on peut être sûr, c'est que, sauf l'expérience de 1988 où Mitterrand avait peiné à constituer une majorité après sa réélection, jamais la Vè République ne s'était si mal portée, avec un Président sortant réélu, mais potentiellement privé d'une majorité absolue à l'Assemblée. Pour des raisons mystérieuses, le Rassemblement National reste en retrait dans ce scrutin où il arrive troisième en termes de voix. Jean-Luc Mélenchon, qui réclamait une sorte de plébiscite ne l'a pas eu, mais, pour autant, sa situation ne sera pas forcément inconfortable la semaine prochaine. Le jeu est ouvert, avec un grand perdant : le Président de la République, dont les électeurs représentent désormais moins de 12,5% du corps électoral.

Ce que seront les résultats définitifs des législatives, nous ne le savons pas encore, mais ce qu’ils ne seront pas, nous le savons déjà. 

Les législatives ne sont pas un scrutin de confirmation

Depuis l’instauration du quinquennat par Jacques Chirac, la tradition veut que les législatives soient un scrutin de confirmation de la présidentielle. On connaît la théorie selon laquelle il faut donner une majorité parlementaire au Président fraîchement élu. Manifestement, c’est tout de même un peu plus compliqué que ça et, aujourd’hui, la confirmation semble bien incertaine. 

Les législatives ne sont pas toujours une formalité pour le Président sortant…

Faut-il rappeler ici que, au deuxième tour de la présidentielle de 2022, Emmanuel Macron a recueilli 18,7 millions de voix, alors qu’il en avait recueilli 20,7 millions cinq ans plus tôt ?

Mélenchon ne gagne pas haut la main

Contrairement au tapage de la France Insoumise, il n’y a pas eu de raz-de-marée mélenchonien au premier tour. Cela ne signifie pas que la majorité, au moins relative, soit inaccessible à la France Insoumise, mais il faudrait un sacré coup de chance, ou une sacrée réussite pour y parvenir. 

En revanche, il est quasiment acquis que la France Insoumise sera la semaine prochaine le deuxième parti de l’Assemblée, même s’il ne faut pas sous-estimer la percée du Rassemblement National sur le terrain. 

Pas de pacification du pays derrière Macron

Au soir du second tour, Macron avait annoncé un changement de méthode et une nouvelle dynamique. Dans la pratique, le Président semble bien incapable de retrouver un souffle, et le pays paraît plus fracturé que jamais entre trois factions antagonistes : la caste mondialisée et sa bourgeoisie supplétive, les bobos de la mélenchonerie, et le bloc souverainiste dont on peine à voir quel projet d’avenir il dessine pour prendre un jour le pouvoir. 

Dans cette triangulation complexe, l’exercice du pouvoir sera forcément complexe. 

Le doigt dans l’engrenage d’une désintégration

Donc, la France n’est pas un pays en voie d’apaisement. Les prochains mois devraient confirmer cette mauvaise pente où gouverner devient impossible, car aucun bloc majoritaire clair ne se dessine dans le pays. 

Plus gravement, la légitimité d’Emmanuel Macron ne cesse d’être écornée par ses propres errements et sa propre caricature. L’affaire du Stade de France l’a montré : sur la scène internationale, les grosses ficelles du mal governo français suscitent un tollé, et aucune personnalité ne se dégage dans le pays pour rompre avec ces mauvaises habitudes de mensonges lamentables et de dénis éhontés qui dissimulent si maladroitement l’incompétence de responsables choisis pour leur docilité et non pour leur compétence. 

Les ingrédients sont désormais réunis pour une bonne crise de régime. La question est de savoir quand elle surviendra. 

De Charybde en Sylla

Une chose est sûre, la situation sera tendue quoiqu’il arrive. 

Si Macron sauve sa mise et dégage une majorité “claire” à l’Assemblée, il peinera à mettre en oeuvre ses réformes plus ou moins radicales, notamment dans le domaine sanitaire. Rapidement, il devrait être confronté à une contestation que beaucoup s’emploient à préparer. 

Si Mélenchon gagne, son programme de très forte hausse des salaires et de gestion administrée de l’économie accroîtra très rapidement les difficultés économiques. Il se propose par exemple d’adopter un blocage des prix dont on sait qu’il s’agit de la meilleure recette pour provoquer la spéculation. 

Les prochains mois devraient être passionnants dans ce pays. Préparez-vous dès maintenant au désastre. 

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34 commentaires
  1. Pourquoi évoquez-vous uniquement le cas “Si Macron gagne” et le cas “Si Mélenchon gagne” ?
    Il faut réfléchir au delà des cas déjà vécus dans le passé !
    On connait le cas le plus courant “président avec une majorité claire pour lui”.
    On a eu deux fois le cas “président avec une majorité claire mais opposée”, c’est-à-dire les cohabitations.
    On oublie bien vite le cas “Giscard/Barre”, qui avait une majorité (très) partielle, mais avec le RPR nouvellement créé qui acceptait de les soutenir au coup par coup.
    De même de Gaulle n’a pas toujours eu une majorité totalement à sa botte, les centristes de l’époque ne l’aimaient pas du tout (il les avait durement combattus au début de la IVè république).
    Donc on peut aussi concevoir le cas d’aucune majorité formellement établie, avec au moins 3 groupes importants à l’assemblée nationale.
    Le gouvernement, quel qu’il soit, ne pourra alors faire passer des projets de lois et des réformes qu’en négociant au coup par coup des textes de compromis.
    Certes ceux-ci ne seront pas parfaits, étant des compromis.
    Mais certainement moins “violents” que des réformes faites à la hache par “Macron 1”, mal étudiées, mal écrites, à moitié inapplicables à chaque fois, et surtout avec des oppositions dans la rue puisqu’il n’y avait plus d’opposition parlementaire pouvant dire les choses de bon sens.
    Souvenez-vous, c’était aussi le reproche fait à la majorité “bleue” élue en juin 1968, tellement forte qu’ils faisaient aussi des âneries.
    Donc avoir un parlement faisant pleinement son travail de discussion des projets de loi, amendant ces projets librement, ce n’est pas plus mal.
    En plus cela obligera un peu les élus à argumenter sur le fond, au lieu de prendre des positions de principes, ce qu’ils font lorsqu’ils savent que leur avis sera rejeté d’office.

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  2. J’ai fait mon devoir le 12 et comme prévu je rejoindrais le 1e parti de France le 19. La bande du Davos a gagné et remplace une ripoublique déjà morte et enterrée. La Ve République zombie.

        1. Non le premier parti de France est le RN. Les autres ‘grands’ sont des coalitions. Les abstentionnistes n’ayant pas participé ‘avant’ aux élections de la post-démocratie n’ont aucun droit raisonnable de parler ‘après’ les élections post-démocratiques. Ils n’appartiennent qu’au parti des citoyens immatures qui ne votent pas. Les abstentionnistes n’ont pas encore ‘la majorité’.

          1. RN premier parti de France peut-être, mais pas près de gouverner vu son incapacité à s’unir avec les autres sensibilités de droite. Alors que la première tâche d’un dirigeant digne de ce nom est justement de rassembler les Français. Belle démonstration d’immaturité.

    1. Non le premier parti de France est le RN. Les autres ‘grands’ sont des coalitions. Les abstentionnistes n’ayant pas participé ‘avant’ aux élections de la post-démocratie n’ont aucun droit raisonnable de parler ‘après’ les élections post-démocratiques. Ils n’appartiennent qu’au parti des citoyens immatures qui ne votent pas. Les abstentionnistes n’ont pas encore ‘la majorité’.

      1. Non, monsieur, ne pas voter, ce n’est pas appartenir au parti des citoyens immatures. N’entrez pas dans ce jeu de trouver des catégories de sous-citoyens, tel Macron qui voulait “emmerder jusqu’au bout” les non-vaccinés. Sauf si vous trouvez la comparaison flatteuse.
        Féru d’histoire, grand lecteur de De Gaulle et de Bernanos, il n’y a rien dans la vie publique actuelle qui m’incite à aller voter. La question que pose M. Verhaeghe est à mon avis dépassée depuis longtemps. La Vème République a été subvertie avec la cohabitation qui est absolument contraire à l’esprit des institutions, puis enterrée avec le quinquennat, car jamais de Gaulle n’avait voulu lier l’élection présidentielle aux élections législatives. Tout simplement parce que la légitimité du chef de l’Etat vient par l’expression de la souveraineté du peuple à travers le suffrage universel, alors que l’élection législative est autant d’élections locales qu’il y a de sièges à pourvoir. Le quinquennat a déplacé la légitimité du président vers le Parlement, ce qui est un abandon même de la Vème République. Quand on ne cesse d’entendre cet aboyeur de foire qu’est Mélenchon brailler qu’il sera le premier ministre, on a la confirmation que nous ne sommes plus en Vème République.
        Cela étant, cet âne de Méluche a tort de pavoiser car un premier tour “triomphal”, comme il semble le croire, n’annonce pas un succès à l’issue du second tour. En 1967, l’UDR (ou UNR) avait un premier tour miraculeux et avait pavoisé ; le second tour avait été une douche froide et la majorité présidentielle tenait à une voix, si je me souviens bien.
        Un point qui ne me semble pas avoir été assez souligné sur cette campagne des législatives, c’est qu’elle ne s’est pas faite autour de partis ou de programmes mais autour de personnes. Le NUPES n’est pas une coalition des partis de gauche, c’est Mélenchon qui a rassemblé sur son nom les débris de la Gauche – ce qui n’a rien à voir avec l’union de la Gauche de 1978 et encore moins avec le Front populaire – et qui prétend ainsi obtenir une majorité à l’AN pour briguer le poste de 1er ministre – ce que deviendra le NUPES à l’issue, il s’en moque. Dans les électeurs du NUPES au second tour, il y aura probablement des électeurs de la droite qui voteront pour le candidat NUPES, histoire “d’emmerder” Macron. Le parti présidentiel est d’autant plus dans la logique présidentielle qu’avec un Macron qui pratique le “en même temps”, le flou complet est de rigueur. Enfin, à droite, la faiblesse de cette dernière est liée à l’effacement de ces leaders. LR, qui est le chef ? C’est le grand abonné absent, l’homme invisible (la femme invisible, on sait qui c’est, Mme Pécresse). Le RN, je trouve que Mme Le Pen a brillé par sa très grande discrétion pendant cette campagne et a montré son incapacité totale à rassembler son camp en prenant pour cible Reconquête. Ce dernier est encore trop jeune et M. Zemmour a peut-être été le plus sincère des candidats de la Présidentielle mais il s’est tiré une balle dans le pied en ne restant pas droit dans ses bottes avec la guerre en Ukraine : il s’est trop vite aligné sur le chœur des hypocrites et s’est renié. D’où la raison pour laquelle même Reconquête ne peut me convaincre d’aller voter.
        Peut-être suis-je trop exigeant mais tant que je n’aurais pas une personnalité politique qui me parlera sincèrement de la France – et non de la République dont je me fous royalement -, de son indépendance, de sa souveraineté et des ses intérêts nationaux, lesquels ne sont abolument pas contradictoires avec une véritable coopération internationale pour la paix, au contraire, je ne me déplacerai pas vers les urnes. Et si le vote devient obligatoire, j’écrirais sur le bulletin de vote : “Je vous emm…, aussi”.

        1. Je partage globalement votre intervention. Sauf sur l’attitude de ne pas voter. Tout citoyen français majeure a le droit de ne pas aller voter. Par contre ne pas voter pour se lamenter ensuite sur le résultat des votes, c’est incohérent et donc relève de l’immaturité psychologique. Cette attitude ressemble un peu à une vue de haut, une vue plongeante sur les pauvres idiots qui se déplacent pour aller voter à un jeu pipé d’avance selon l’observateur usé ou désabusé. Il faut mettre les mains dans le cambouis, entrer dans la fosse aux lions. C’est trop facile de siéger à la place du césar et de faire des gestes de mains sur le clavier. Hors jeu !

          1. Comprenez bien que je ne me lamente nullement, je constate simplement des faits : une classe politique d’une médiocrité effarante protégée par une caste médiatique du même acabit, une perversion des institutions pour une parodie de démocratie. En allant voter, je n’aurais pas l’impression de mettre les mains dans la cambouis ou d’aller dans la fosse aux lions (vos lions sont de ridicules marionnettes) mais plutôt de prendre part à un combat de catch dans la boue.
            Je reconnais mon impuissance face à cette situation et que je n’ai pas de solution mais je refuse d’une part de m’illusionner par le simulacre démocratique du vote et, d’autre part, par ce simulacre de cautionner la clique de canailles qui profite du système qu’ils ont perverti à leur profit. Et je ne me permets pas de porter de jugement de valeur ou moral sur mes compatriotes qui se déplacent voter : s’ils croient encore au système, tant mieux pour eux.

        2. @ thierry bruno – 13 juin 2022 à 16 h 12 min
          Vous pouvez répéter après d’autres ad nauseam que la NUPES est un accord électoral sans lendemain mais les faits sont têtus l’accord s’est bien fait sur un programme et ce programme n’est pas secret, il est publié et accessible à tout un chacun librement en ligne.
          Quand à la Ve il est prévu de la remplacer par la VIe, par référendum, constituante, convention citoyenne, élection, tirage au sort, forums citoyens, etc.

  3. 3 blocs extrémistes; extrême droite + extrême gauche + extrême centre = populisme à tous les étages = dépenser sans compter à tous les étages et plus personne pour travailler comme dans les périodes troubles du haut moyen age quand les paysans se réfugiaient dans les bois pour fuir les pillages et donc cessaient de cultiver leurs champs

    1. Encore bien vu cher déception positive. Les ‘modérés’ qui votent pour l’oligarchie centriste sont des extrémistes, des membres des ‘radicalités, des radicaux. Les pressions extérieures feront passer ces ‘radicaux’ nihilistes vers d’autres mouvements politiques. Le salut vient de l’Est.

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  4. L’article ne prend en compte que des évènements et des paroles de politiciens français pour envisager l’avenir de la France. Bruxelles, la finance et son Nasdaq, les élections de mid-term aux USA, la superbe victoire de Poutine sur les otanisés, etc… imprègnent notre réalité politique. Macron ne se soucie pas du bien commun de la France. C’est un extrémiste déconstructeur qui parle des ‘radicalités’ pour mieux masquer son extrémisme. Macron est un broyeur de crâne humain, victime d’une pédophile. Voilà pour qui votent cette majorité ‘modérée’ qui n’a pas de souci de fin de mois et qui souvent voit tomber l’argent d’une retraite pour voyager ou aider les petits-enfants englués en nupes. Le problème de notre excellent régime majoritaire c’est le financement des partis politiques, il devrait se refonder sur le financement des partis politiques à l’issue du premier tour et non du second. Voilà la réforme salvatrice à faire en urgence. La volonté de proportionnelle est un signe de paresse intellectuelle.

  5. Les législatives confirment les présidentielles : la gauche n’existe plus, la droite non plus. Ce qu’il en reste, Républicains compris est chez Emmanuel Macron, le champion du système. En face ne subsistent que le parti islamoïde et le parti national.

    La recomposition politique est achevée.

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    1. La droite n’existe pas dans ce pays depuis 150 ans. Il y a la gauche et les autres gauches. Plein de gauches dont dernièrement la gauche bleue Marine. C’est une question d’électeurs: yapa d’électeur de droite. Pire que le Covid, un seul vaxxin: la gÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔche.

      Quelque soit le candidat de droite 10% est leur plafond pour la vie. Les électeurs veulent entendre le mot magique: la gÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔche. Marine l’a prouvé magistralement en sortant son bouclier de gÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔche marqué Zemmour. mémé-lanchois n’en parlons pas, 1 seul thème de toute sa briyante carrière de merde: la gÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔche.

  6. A votre titre, je répondrais “Peu importe !”
    En effet, que la république se désintègre ou non, seule ou avec l’aide de quelqu’un ou quelque chose, peu importe.
    La France n’est plus souveraine. Les libertés sont bafouées et le pire arrive avec l’euro numérique. Quoi que fasse le citoyen lambda déjà pas très futé, les hommes politiques prennent le contrepas.
    Soit il faut quitter l’Europe, soit il faut faire des attentats sur les gouvernements français et européens, en espérant que les américains fassent de même chez eux.

    N’oublions pas qu’un soldat tué ou un soldat pris à échoué sa mission, même s’il a rempli ses objectifs. Nous ne sommes pas des martyrs et sommes trop peu pour nous laisser prendre.

    1. La Ve République est déjà morte…
      Art. 16. DDHD: ” Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. ”
      Nous sommes dans un régime d’arbitraire qui n’a plus grand chose à voir avec une organisation politique fondée sur une Constitution. Le pouvoir tente de sauver les apparences, c’est tout.

  7. Qu’ils aient ou non entendu parler des théorèmes de Condorcet, Arrow, Gibbard-Satterthwaite et Hylard, combien de nos concitoyennes et de nos concitoyen – même moyennement cultivés scolairement et politiquement, et financièrement – sont conscients que nos modes français de désignation de nos élus sont totalement incohérents et irrationnels, et en particulier notre culte du vote majoritaire ; comme si obtenir la majorité , à fortiori des seuls votants du second tour, même pas des inscrits, vous désignait forcément comme le meilleur, le plus intelligent et surtout le plus altruiste.

    Il faudrait pouvoir voter, et c’est maintenant possible et réaliste avec l’informatique, pour le « moins non apprécié », chaque électeur disposant de cinq voix au moins. Le triste sire qui reste à l’Elysée grâce à des mougeons n’a obtenu que 20,07 % des voix des inscrits au premier tour qui , seul, donne une petite idée du nombre de ceux qui l’apprécient plus ou moins ou contre un autre.

    Il existe déjà diverses études et expérimentations pour atteindre cette pratique de plus en plus souhaitable, n’en déplaise à l’état profond qui manipule les élus dans la majorité des pays.

    Quoiqu’il en soit on aura beau faire « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)

  8. Pour des raisons mystérieuses, le Rassemblement National reste en retrait dans ce scrutin où il arrive troisième en termes de voix…
    C’est pourtant simple: les contestataires se sont portés vers le parti annoncé gagnant par les médias. Toujours l’effet pervers du scrutin majoritaire à deux tours

  9. LREM : “la caste mondialisée et sa bourgeoisie supplétive”

    Ne pas oublier que l’électorat de LREM est composé en bonne partie de retraités (75% des +65 ans au 2nd tour de la présidentielle, ça fait du monde).

  10. La nouvelle assemblée, nous dit-on, sera composée d’une composante LREM-voyous-&-associés la plus importante. Même s’il lui manque quelques playmobils pour avoir la majorité absolue, il suffira d’aller les chercher (y’a toujours des prétendants pour venir à l’auge), chez les Ailaires et même chez les nupèces dont une composante significative est constituée de péhesse corrompus(pléonasme), vaccinolâtres acharnés, biberonnés aux enveloppes de big pharma, d’écolos-bobos-bios-citadins-hors-sols et télétravailleurs, adeptes des théories du genre, du wokisme et de la cancel culture. Tout ce petit monde pratiquant de concert un mépris de classe envers les faiseurs de richesses : les PME, les professions qui ne télétravaillent pas, les ruraux, les provinciaux, bref, les ploucs.
    Ca va donner une coalition de nouveaux bien-pensants, qui vont prendre une semaine ou deux pour s’entendre sur le nom des ministres. Ainsi, la protection de l’oligarchie, la violence institutionnalisée de l’Etat va se poursuivre, encouragée par un système institutionnel de contres-pouvoirs qui ont disparu pendant le premier mandat macronien. Accrochons nos ceintures, ça va tanguer sur nos libertés dès que le cinéma post-législatif va se terminer.
    La folie covidique ou variolique, la violence vis-à-vis des opposants, la paupérisation des plus pauvres, la militarisation de la police, la surveillance à tout crin, la vente à l’encan des quelques capacités industrielles nationales restantes, le dépeçage des retraites, ça, c’est le programme.
    Nous avons encore une semaine pour faire la fête.
    Profitons.

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  11. Votez pour qui vous voudrez, ça ne changera rien. Entre Macron sui devrait être en taule, Mélenchon qui appelle à voter pour lui sitôt les résultats du 1er tour tombés, Marine dont donne peut que constater la connivence de part son non débat, puis surtout de ne pas réagir après la fraude à l’électorat en direct à la télé.

    Comme lors des présidentielles où les basses manipulations (anonymat des signatures, 500 signatures à obtenir pour être candidat, temps de parole et de diffusion totalement inégalitaire, journaux nationaux appelant à voter pour Macron, pétitions et doléances rejetées par les différents conseils d’état et constitutionnel) ont faits leur effet, ces nuisibles feront encore ce qu’ils voudront.

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