Affaire Quatennens : anatomie de la méthode “boule puante officielle”

Adrien Quatennens est dans la tourmente. Nos lecteurs savent que nous n'avons guère de sympathie pour l'idéologie de LFI, ni pour les sorties victimaires d'Adrien Quatennens en matière de droit du travail. Ces remarques politiques faites, le lynchage dont il est l'objet pour des raisons privées ne peut que nous choquer. Nous faisons ici l'anatomie des techniques habituelles de torpillage utilisées contre lui. En soulignant, avec malice, qu'il est victime d'une terrible loi historique : "la révolution dévore ses propres enfants".

Rappelons l’affaire Quatennens pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler (ce qui doit être rare dans ce pays, tant la machine à broyer mise en place par le pouvoir et le cartel des médias subventionnés a “fait le job”). Quatennens est un député LFI de 32 ans. Son couple bat de l’aile et des disputes surviennent. Au cours de l’une d’elles, Quatennens reconnaît avoir giflé sa femme et lui avoir écrit de trop nombreux messages passionnels.

Le Courrier des Stratèges, régulièrement présenté par le cartel des médias subventionnés comme une publication conspirationniste (si, si, c’est l’expression officielle, nous y reviendrons un de ces jours), s’honore de n’avoir jamais évoqué jusqu’ici des affaires privées de divorce, y compris chez ses “ennemis” politiques comme LFI peut l’être. Ainsi va la bêtise contemporaine : alors que les journaux qui nous donnent des notes de conspirationnisme se vautrent sans complexe dans la fange du voyeurisme le plus indécent, nous, les conspirationnistes, défendons encore la dignité de la presse…

Mais, comme cette affaire privée est devenue, grâce à une mécanique dont nous réalisons l’anatomie aujourd’hui, un sujet politique majeur (bien plus important que la guerre en Ukraine ou la réforme des retraites, visiblement), je fais le choix de le traiter par le menu. Non pour donner mon avis sur le divorce de ce pauvre Quatennens qui se révèle être un écorché vif, mais pour montrer comment la caste ne recule plus devant rien pour écarter les gêneurs. 

Mélenchon, meilleur analyste de l’affaire Quatennens

Une personnalité politique a résumé à merveille ce que je pense intuitivement de l’affaire Quatennens. Il s’agit de Jean-Luc Mélenchon :

Dans ce tweet, le Bolivar français décortique parfaitement trois des quatre étapes de ce que l’on peut appeler la méthode “boule puante officielle”. 

  • étape n°1 : la police fait fuiter auprès du Canard Enchaîné une main courante déposée par l’épouse d’Adrien Quatennens. Pour des raisons que nous comprenons bien, cette technique totalement illégale de “fuitage” ne fait jamais l’objet d’aucune poursuite de la part de l’IGPN ni du Parquet. C’est la méthode officielle pour discréditer les personnalités qu’il faut abattre : la moindre affaire les concernant est instrumentalisée pour faire savoir qu’ils ont “un problème avec la police”, quand bien même ils seraient parfaitement innocents…
  • étape n°2 : les journalistes de confiance employés par le cartel des médias subventionnés sortent les papiers qui vont bien pour donner de l’écho à cette affaire. En l’espèce, tout a commencé avec un habituel encadré putassier du Canard Enchaîné qui, au fil du temps, s’est nécrosé en grotesque opposition contrôlée, mais véritable auxiliaire de la caste. On soulignera que cette même presse zélée quand il s’agit d’abattre un ennemi, n’hésite pas à dénoncer les intrusions dans la vie privée quand il s’agit de protéger ses amis. 
  • étape n°3 : les bots et astroturfeurs de la caste se chargent de faire tourner l’information en boucle en utilisant les relais d’influence qui vont bien. 

S’agissant d’un député qui a joué aux défenseurs de la veuve et de l’orphelin, il n’est jamais très compliqué de lui trouver des ennemis prêts à agir. 

On se souviendra par exemple de cette intervention estivale de Quatennens, qui n’a pas dû lui valoir que des amis :

L’étape manquante dans le raisonnement de Mélenchon

Reste une quatrième étape que Mélenchon a oubliée : celle que nous pourrions appeler “la révolution dévore ses propres enfants”. Car, l’affaire Quatennens nous le démontre, dans l’arène politique, tout personnalité compte toujours des ennemis prompts à utiliser tous les moyens possibles pour l’abattre. Et, d’ordinaire, les ennemis les plus virulents se situent dans son propre camp, sournois, à l’affût, sans scrupule. 

Voilà donc un Quatennens issu d’un parti qui porte des idéaux écologistes, indigénistes et féministes, pris au piège de son idéologie. Car gifler une femme, quel que soit le contexte, est devenu une faute lourde et sans pardon. Dans le monde qui a porté LFI au pouvoir, un homme est par principe un bourreau patriarcal, et une femme par principe une victime innocente. Invoquer des éléments à décharge ne sert à rien pour arrondir les angles. 

Ce message de Sandrine Rousseau en donne bel exemple :

On se souviendra cependant que, sur certains sujets de violence, Sandrine Rousseau se montre moins assertive que sur l’affaire Quatennens, comme on le voit sur cette vidéo, par exemple :

La révolution dévore ses propres enfants…

Quatennens en fait la douloureuse expérience. Comme diraient les gens de son camp, il est évident qu’un jeune mâle blanc est suspect dans le monde intersectionnel dont il est l’une des figures. Et pour tous ceux qui cherchent à éliminer la garde rapprochée de Mélenchon, faute de pouvoir renverser le guide suprême lui-même, un seul principe est à l’oeuvre lorsqu’une boule puante tombe à point nommé : pas de quartier, pas de prisonnier. 

Au besoin, certain(e)s n’ont, sur ce point, aucun scrupule à faire le jeu du pouvoir en utilisant les coups qu’il monte contre un adversaire. 

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20 commentaires
  1. Ce n’est pas juste une “affaires privées de divorce” il y a violence conjugale et il a reconnu avoir giflé sa femme.
    Ce serait un de ses adversaires politique lui même exigerait qu’il démissionne de toutes ses fonctions et que la justice soit extrêmement sévère envers lui.
    Donc qu’il applique pour lui ce qu’il demande pour les autres.

    De manière générale la violence contre les femmes est inexcusable et un personnage politique et élu à en plus un devoir exemplarité.

      1. Ni Jack Lang ou Cohn-Bendit sur les violences envers les enfants.
        Ou la première “dame” sur le drame des détournements de mineurs.

        Aucune envie de défendre Quatennens plus que n’importe quel autre quidam dans le même cas.
        Mais c’est vraiment la brindille qui cache l’Amazonie cette histoire.

        Franchement, on a des Liz Crokin et autres Karl Zero qui hurlent dans le désert médiatique, et on vient nous faire ch*er avec ça ?

        Mais comment vont réagir les gens quand ils n’auront d’autre choix que de digérer la sordide réalité de l’Homme, élite comprises (n’en déplaise à Rudy, Julien ou Tristan, les guignols de la bien-pensance, idiots utiles et paravents de la déviance en haut-lieu).
        PS : désolé le courrier des stratèges d’en remettre une couche “conspirationniste”

      2. Même si c’est grave l’histoire de cette iranienne ça rien à voir.
        Et c’est parce que des femmes meurent dans d’autres pays qu’on ne doit rien faire contre les violences faites aux femmes chez nous…

    1. Dans tout conflit, il faut essayer de mesurer la responsabilité de l’un et de l’autre. Certes la violence est coupable, mais elle peut être aussi le résultat de ce qui s’est passé avant, et dont nous ne sommes pas informés.
      Pour paraphraser ce qu’on a dit au sujet de la guerre en Ukraine, il y a l’agression d’une partie certes, mais il y a aussi ceux qui l’ont rendue inévitable.
      Abstenons-nous de juger, nous ne savons pas tout. Et visiblement, le député ne tient pas à ce que ce soit étalé sur la place publique.
      Ce que nous savons par contre, c’est qu’en l’absence de vrai débat politique, toute occasion des bonne pour donner des coups bas.

      1. attends on parle là de violence physique d’un homme sur une femme.
        Rien ne peut le justifier et c’est un déshonneur pour l’homme en question.
        Moi quand j’étais petit garçon on m’a toujours dit: « tu ne frappes pas les filles ! » et je l’ai toujours respecté.
        Il n’y a pas de: « Oui mais elle m’a fait ça… »

        1. Et on m’a dit porte le masque et je l’ai bien porté.
          Et on m’a dit pour aller chercher ton pain, tu rempliras et signeras une auto attestation de deplacement dérogatoire et j’ai signé le papier et consciencieusement respecte la durée de la permission de sortie..
          J’ai tout bon, là ?

    2. Cette fixette téléguidée sur la violence contre les femmes est ridicule, la violence contre les hommes serait donc plus excusable ? C’est juste une moyen pour les femmes d’affirmer leur supériorité symbolique.

      La féminisation du pouvoir est une arme de destruction massive de la société.

    3. C’est une blague, vous n’y connaissez rien, les vrais violences conjugales ne sont quasiment jamais condamnées et je ne parle pas du tout d’une baffe, les tentatives de meurtre ou les viols ne sont pas condamnés dès lors que l’homme a un avocat payé plus cher et je l’ai vu dans un paquet d’affaires !

      Je suis une femme et je regrette d avoir appelé le numéro vert pour des faits bien plus graves et avec témoins, et preuves médicales, j’ai finis par être condamnée à le dédommager moralement pour avoir porter plainte contre lui (c’est plus de 90% des affaires qui se retournent contre les victimes en matière de violence faites aux femmes) !

      Jamais je ne conseillerais à une femme de porter plainte, jamais sauf si elle est bien plus riche que lui et donc a un avocat payé bien plus cher ou qu’elle a des relations politiques haut placées !

      En matière de pédocriminalité, c’est pire, 95% des affaires se retournent contre les victimes même chiffres pour les viols de femmes 95% des affaires se retournent contre les victimes !

      Et vous venez hurler à la condamnation pour une simple baffe dans une période de divorce mais quelle foutage de gueule !
      Je défends totalement ce bonhomme qui va prendre “cher” parce-que les médias en font une affaire médiatique alors que les vrais criminels ne sont quasiment jamais condamnés !!!

      Répondre moderated
      1. Je suis désolé pour votre histoire.
        C’est révoltant d’être la victime et en plus condamné.

        Mais j’aimerais comprendre, vous défendez Quatennens pour des faits similaires, et alors que lui les reconnus donc avérer, que les criminels que vous dénoncez ?

  2. LFI est pour Macron la réserve des mauvais jours.. Vous ne manquerez pas de vous en apercevoir un jour ou l’autre, futur proche ou lointain : Macron est un élève de Klaus Schwab donc un wokiste, il l’a déjà démontré par ses multiples repentances de ce que fut la France, comme bien d’autres Nations avec elle, alors que l’esprit et la morale de la population et de ses représentants, même de haut niveau, n’avaient pas encore atteint le niveau de conscience d’aujourd’hui.
    Quel peuple a-t-il pu renier longtemps ses ancêtres sans déchoir ?

  3. Excellent article qui nous explique comment fonctionne ce monde politico-médiatique complètement pourri.
    LFI est un parti qui se dit révolutionnaire, même si son chef est un grand bourgeois.
    Il est donc normal que les délateurs d’hier deviennent les victimes d’aujourd’hui.
    Tout a été dit par Anatole France dans son ouvrage “les dieux ont soif”, tous finissent la tête dans le panier !

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