[PAYANT] Pourquoi les impôts sur le patrimoine et l’épargne vont augmenter

Depuis l'arrivée de Macron au pouvoir en 2017, Bruno Le Maire se présente en champion de la stabilité fiscale. Il n'est en revanche pas le champion de la stabilité des dépenses... ce qui explique que le déficit public prenne des proportions de plus en plus inquiétantes. Nous sommes convaincus que cette stabilité ne pourra pas durer et que dès 2023 le gouvernement annoncera des hausses d'impôt pour les épargnants. Voici pourquoi.

Il est parfois utile de se replonger dans les fondamentaux. Le graphique retraçant l’évolution du déficit public au sens de Maastricht permet ici d’éclairer l’ensemble de la problématique du gouvernement aujourd’hui. 

Macron le dépensier

Je sais qu’une légende urbaine tenace veut que Macron soit un affreux néo-libéral qui démembre méticuleusement l’Etat au profit des entreprises privées. Vu la ténacité du mythe, il est devenu usant d’en débattre. Mais la réalité reste : Macron a plongé les finances publiques dans le pire marasme que nous ayons connu depuis longtemps, avec des déficits abyssaux liés à son “quoiqu’il en coûte”. 

Pour l’instant, le bouclier de la BCE (qui a souscrit aux dettes contractées durant le COVID) permet à la France de passer ce gué difficile sans trop d’encombres. Mais la remontée des taux directeurs de la BCE produira l’an prochain le même effet que celui connu par Liz Truss en octobre, en Grande-Bretagne : des attaques venues des marchés pour fuir la dette française. 

La doctrine mondialiste est connue

Je l’ai répété plusieurs fois dans ces colonnes : face à la dégradation des comptes publics et face à l’inflation, la doctrine mondialiste reprise à son compte par Klaus Schwab et le Great Reset, qui a perfusé au sein de la BCE, est parfaitement connue. Elle s’inspire de la théorie monétaire moderne (MMT) qui recommande de combattre l’inflation par des hausses d’impôt pour les classes moyennes, abusivement renommés “privilégiés” ou “revenus les plus élevés”. 

Bien entendu, nous savons tous que les vrais riches ont créé des holdings dans des paradis fiscaux qui mettent leur patrimoine à l’abri. Les “privilégiés” visés par cette politique sont les épargnants qui n’ont pas atteint le niveau de richesse suffisants pour s’exporter. 

Cette nuance embarrasse peu les envieux de tous poils, à commencer par les bureaucrates qui sont particulièrement attentifs à ce qu’aucune baisse de dépense publique n’intervienne. Pourvu qu’aucun effort ne leur soit demandé, ils sont prêts à désigner comme “riches” tous ceux qui peuvent limiter le déficit public. 

En Angleterre, Sunak montre l’exemple

Cette politique est d’ores et déjà à l’oeuvre en Angleterre. Le richissime mondialiste qui a pris le pouvoir à Londres pour y dérouler un plan 100% compatible avec le Great Reset a annoncé la couleur : les hausses d’impôts sont inévitables, surtout pour les plus riches !

On connaît la musique : les baisses de dépenses ne suffiraient pas, paraît-il, à résorber le déficit, donc il faut augmenter les impôts. Bien entendu, nous savons tous quels sont les arguments cachés qui justifient ce raisonnement captieux : les baisses de dépenses nuiraient trop à la bureaucratie, et conduiraient à des coupes dans les dépenses sociales qui mettraient les assistés en colère. Donc, pour préserver la paix sociale, on préfère s’en prendre aux classes moyennes qui sont les vaches à lait qu’il est commode de traire quand on veut être réélu. 

Sunak trouvera même, sans doute, des sujets capables de défendre sa politique parmi ceux qui en feront les frais !

Et en France ?

La France devrait, dès 2023, subir le même sort. Plusieurs signes avant-coureurs l’annoncent. 

Ainsi, Emmanuel Macron a renoncé à baisser les droits de succession, ce qui était pourtant une promesse électorale : ses troupes, Bruno Le Maire, ont considéré que cette annonce pour 2023 serait une provocation. 

Dans le même temps, son propre parti rebaptisé Renaissance a mis à l’étude une réflexion sur la taxation des super-profits. Un député de la majorité, Sacha Houlié, a, de son côté, déposé un amendement à la loi de finances pour 2023 augmentant les charges patronales

Dans le cadre du 49-3, cet amendement est écarté, mais on sent bien la tendance : la politique de Bruno Le Maire est de plus en plus contestée, et les esprits macronistes sont prêts à “taxer les riches”. 

Le compte à rebours de la dette

Pour l’instant, la ligne Le Maire, qui repose sur des mantras sans compréhension économique globale, tient, parce que la BCE intervient massivement pour colmater les brèches. Mais cette protection ne durera pas éternellement, et sera remise en question au printemps 2023.

Comme l’a indiqué Christine Lagarde, la récession qui arrive ne suffira pas à juguler l’inflation. Cela signifie que la BCE ne va pas tarder à remonter encore ses taux, dût-elle accroître la récession et étrangler les Etats les plus dépendants de leur dette. Rappelons que la France doit emprunter 280 milliards € en 2023, pour faire face à ses charges. 

La France empruntera à des taux de plus en plus élevés ce qui, mécaniquement, alourdira la charge de la dette donc le déficit public. En Grande-Bretagne, les marchés ont attaqué Liz Truss parce qu’elle n’avait aucun plan pour faire face au problème. 

La France ne subira pas un autre sort, surtout si l’on songe que son déficit public est supérieur à 5% du PIB. Le gouvernement sera contraint, avec ou sans Bruno Le Maire, d’annoncer des hausses d’impôt pour calmer les marchés. 

Et l’on peut parier que ces hausses d’impôt ne cibleront pas les bénéficiaires de minima sociaux. 

Préparez-vous donc à voir votre patrimoine taxé pour éviter des fâcheries avec les fonctionnaires et avec les gagnants du système d’assistance grâce auquel Klaus Schwab recommande de dominer le petit peuple. 

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