Face au totalitarisme gris de la caste, pourquoi nous écrivons, pourquoi nous résistons

Face au totalitarisme gris de la caste, pourquoi nous écrivons, pourquoi nous résistons


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La répression féroce qui s'installe en France, témoin flagrant du totalitarisme gris dont la caste est porteuse, pose la question de la résistance et de sa raison d'être. Il m'a semblé important d'expliquer pour quelle raison, au sein du Courrier des Stratèges. Quelles sont nos intentions ? Quel état d'esprit portons-nous ?

Le totalitarisme gris de la caste s’installe sans hâte, mais avec une vraie agressivité. J’avais annoncé au premier semestre une vague de répression contre les résistants à l’automne, et cette répression a bien lieu. J’ai évoqué la longue liste de médecins sanctionnés, dont Martine Wonner, et j’ai évoqué l’arrestation d’Alexandre Juving-Brunet. Aujourd’hui, nous apprenons que le ministère de la Culture retire à Xavier Azalbert son label d’organisme de presse qui lui donne accès à des avantages fiscaux. C’est, au passage, l’un des volets du conflit entre France Soir et l’appareil officiel de propagande.

Ce climat de violence institutionnelle me laisse à penser que nous entrons dans une phase décisive du combat contre la caste mondialiste. Il n’est pas inutile, dans cette veillée d’armes, de redire clairement pourquoi nous combattons et pourquoi nous écrivons.

Les réponses à ces questions sont dans la vidéo que je publie, mais il me paraît utile de la compléter par quelques remarques.

Une information indépendante financièrement

Je ne puis que marteler l’importance cruciale d’un critère qui, de mon point de vue, excède tous les autres sur la voie de la liberté : l’indépendance financière, qui suppose de demander des abonnements aux lecteurs (ou parfois des dons, qui ont le même statut fiscal que les abonnements).

Sans indépendance financière, il n’est pas d’information crédible. La caste l’a très bien compris : depuis plus de 20 ans, elle mène une politique systématique de concentration financière pour subordonner les medias à quelques milliardaires. Depuis plusieurs mois, j’entends régulièrement certains résistants prôner l’adoption de la même technique, au nom d’un chimérique développement de l’audience.

Je crois profondément qu’il faut privilégier la modestie et la sobriété des moyens par une logique d’autofinancement et de recours aux abonnements, sans compter sur le capital apporté par des puissances extérieures. C’est le meilleur gage que nous puissions donner de crédibilité au public.

Informer, pour préparer le relèvement du pays

L’enjeu de ce que nous avons à faire aujourd’hui n’est ni de faire la révolution (l’Histoire s’en charge à notre place), ni de participer à de quelconques campagnes d’agitation. Notre enjeu est de préserver de la rationalité dans le fonctionnement collectif, en proposant une information loyale et sourcée, vérifiable, dans un monde où s’affrontent des narratifs de plus en plus imaginaires, artificiels, et déconnectés du réel.

Cette rationalité-là sera utile le jour où il faudra relever ce pays de la ruine à laquelle les politiques irresponsables décidées par une caste aux abois nous conduisent. Nous en avons connu les prémisses cet automne : pénurie de carburant d’abord, annonce sur les pénuries d’électricité, inflation galopante et récession annoncée. Ceux qui nous expliquent que nous sommes des fous complotistes et qu’ils sont les garants de la civilisation nous emmènent droit dans le mur.

Le jour où, par leur folie, nos sociétés imploseront, nous devrons reconstruire un Etat en ordre de marche, une société prospère, une éducation humaniste durable pour nos enfants. Le Courrier a l’ambition, et même la prétention, d’apporter sa pierre à cette reconstruction.

Nous n’informons pas, nous ne réfléchissons pour le Grand Soir. Nous oeuvrons pour le petit matin qui suivra.


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