Pfizer espère un coup de pouce de Trump pour booster ses ventes

Pfizer espère un coup de pouce de Trump pour booster ses ventes


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Dans sa nouvelle administration, Donald Trump nomme peu à peu,  tous ceux qui furent accusés de « complotisme » durant le COVID. Après avoir confié le puissant ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS)   à Robert Francis Kennedy Junior, et le National Institutes of Health (NIH) à Dr Jay Bhattacharya, tous les deux sont connus pour leur scepticisme à l’égard des vaccins COVID et leurs opinions médicales controversées, ils étaient farouchement opposés au confinement et aux mesures sanitaires  durant le  COVID. Pour autant, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, Albert Bourla, PDG de Pfizer, a salué la contribution significative de Donald Trump et de son programme « Opération Warp Speed » au développement du vaccin anti- COVID-19. Bourla a déclaré que l’ancien président était « très fier du travail accompli » pendant son mandat . Selon Bourla, l’ »Opération Warp Speed » a joué un rôle clé pour permettre à Pfizer de développer et de distribuer rapidement son vaccin ARN. En 2021, grâce au vaccin ARN anti-COVID, le chiffre d’affaires de Pfizer a dépassé les 80 milliards de dollars, le chiffre annuel le plus élevé de son histoire. Comme avec Biden, Bourla espère un coup de pouce de Donald Trump pour booster ses ventes.

Albert Bourla, PDG de Pfizer, met en lumière le rôle crucial de l’administration Trump dans le développement de son injection ARN anti-COVID, tout en dévoilant les perspectives financières de Pfizer pour 2025. Le programme « Opération Warp Speed« , lancé sous l’administration Trump, avait pour objectif d’accélérer la recherche et la production de vaccins. En 2020, l’opération Warp Speed du gouvernement fédéral a été mise en œuvre en vue d’accélérer le développement de vaccin contre le Covid-19. L’opération Warp Speed a permis de débloquer des milliards de dollars (argent public) pour financer l’industrie pharmaceutique dans la course aux vaccins.Grâce à la crise du Covid, les activités de Pfizer ont connu un boom remarquable. Notons qu’avec la fin du COVID, l’entreprise pharmaceutique a enregistré une chute de 97% des revenus du médicament antiviral Paxlovid et de 70% pour le vaccin anti-Covid Cominarty en 2023.Pour mémoire, au mois de novembre 2022, l’administration Biden réclamait un financement de 10 milliards de dollars pour couvrir les dépenses liées au Covid. Les républicains de la Chambre des représentants et du Sénat avaient rejeté cette demande de financement du président américain. Jason Smith, membre de la commission du budget de la Chambre des représentants avait alors déclaré que Biden veut que « le Congrès dépense plus d’argent pour une pandémie qui, selon ses propres mots, était déjà terminée ».

Les chiffres décevants après COVID

Au-delà des discussions sur l’héritage de l’ère Trump, Pfizer a présenté ses prévisions financières pour 2025. Le géant pharmaceutique prévoit des revenus allant de 61 à 64 milliards de dollars, avec des contributions notables de ses produits hors COVID, comme les vaccins contre la grippe et le virus respiratoire syncytial (VRS). Toutefois, David Denton, directeur financier de Pfizer, a précisé que ces prévisions n’incluent pas d’éventuels changements de politique américaine concernant les vaccins.

Pour 2024, les prévisions intègrent 1,2 milliard de dollars de revenus uniques liés au Paxlovid, un traitement contre le COVID, acheté par le gouvernement américain. Cela reflète la fin progressive des fluctuations majeures liées à la pandémie.

Un dîner sous le signe des alliances?

Albert Bourla a également évoqué un récent dîner avec Donald Trump et Robert F. Kennedy Jr., qui devrait diriger le département de la Santé et des Services sociaux (HHS).

Bien qu’il ait refusé de révéler les détails précis de leurs échanges pour des raisons de confidentialité, Bourla a confirmé que des sujets majeurs comme la transparence des prix des médicaments et les économies pour les consommateurs ont été abordés.

Trump, fidèle à ses positions depuis son premier mandat, souhaite une réforme des gestionnaires d’assurance-médicaments (PBM). Ces intermédiaires, dominés par des acteurs comme Express Scripts et Optum RX, jouent un rôle clé dans la fixation des prix des médicaments. Selon Bourla, Trump semble déterminé à apporter des changements significatifs dans ce domaine.

Si les revenus liés aux produits COVID-19 tendent à diminuer, Pfizer reste confiant dans son portefeuille de produits diversifiés pour maintenir sa position de leader mondial.


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