23 janvier 2021

12 thoughts on “Exclusif! Maffesoli: face à la sécession du peuple, le désarroi des élites

  1. bravo pour la qualité de vos contenus et vos analyses.
    Comme cela est bien expliqué, la vrai difficulté réside dans le fait que le peuple n’a plus confiance dans ses représentants, donc ses politiques, mais il a aussi perdu la confiance dans l’Etat. Et là les réponses adaptés ne sont plus seulement de changer les députés ou les sénateurs, il faut changer le mode de gouvernance.
    Compte tenu de l’incapacité de nos élites à se réformer et à comprendre le phénomène des gilets jaunes, la mécanique de type révolutionnaire va s’accélérer. Un « carburant paradoxale » va alimenter ce mouvement. Chaque fois que le gouvernement satisfait une revendication de nature financière, sans proposer dans le même temps, de vrais solutions de gouvernances, et plus le mouvement va s’amplifier. Le mouvement populaire se méfiant à juste titre de la capacité de l’état à taxer plus tard, quand le mouvement sera rentré dans le rang. Les réponses actuelles de l’Etat ne font que accroitre les craintes des acteurs du mouvement et de leurs soutients.
    Les mois de janvier et février vont être redoutables.

  2. A propos d’élite qui est maffesoli? un membre de l’élite qui évidemment n’est pas avare de ses analyses. Il a tout compris. ça s’appelle de la recup! Il n’est pas le seul à vouloir se recycler.
    Michel

    1. élite ou pas il est intéressant mais n’offre pas de perspective. L’historique de l’opération médiatique a de nombreuses questions non résolues. Dès la 1/2 octobre 2018 les médias importants lançait la propagande sur ce phénomène . C’est trop beau pour être innocent. Beaucoup de points ressemblent à la propagande qui a porté notre président au pouvoir. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs que nous ne sommes qu’aux prémisses du programme qui va se dérouler pour saigner à blanc les classes moyennes. Agiter le peuple de base pour faire les poches de la tranche moyenne qui « paye » des impôts serait une version possible de l’histoire qui se déroule en ce moment.Nous sommes dans une simili campagne électorale qui ne dit pas son nom . La version complète sera déroulée en temps et en heure et sera dans la même ligne que le scénario des dernières élections présidentielles. C’est-à-dire LREM face à l’extrème droite.

  3. Il est interessant de constater que le gilet jaune a donné une large visibilité dans le monde réel à la virtualité des réseaux sociaux. Cela semble être une première à cette échelle, et pourrait conduire à de considérables conséquences, en tout sens!

  4. M le Président Macron a accéléré et généralisé cette prise de conscience collective par son comportement, ses paroles et ses positions les plus tranchées du style  » les populismes voilà mes ennemis ». Qu’il soit remercié d’avoir ainsi clairement posé les termes de l’alternative et d’avoir permis à chacun de comprendre la situation avant qu’il ne soit trop tard.

  5. Très belle analyse que les biens-pensants sociologues et experts de notre belle république s’empresseront bien sûr de critiquer comme tous les travaux de l’auteur qui pourtant a parfaitement compris l’étendue et la profondeur de la fracture sociale qu’il décrit magistralement.
    La sécession du peuple après la sécession des élites.
    Les services publics qui ont mis le public a leur service. Le caractère irréversible du mouvement dont il est illusoire de chercher le pourrissement…

  6. Le lieu fait lien, et hors des agacements légitimes, l’une des singularités du mouvement est que le rond-point a fait lien, et a permis l’émergence de solidarités traditionnelles mais disparues, dans la culture populaire, et infra; les invisibles, se sont agrégés en tribus, ont pu échanger et capter la lumière….
    Les multiples associations, amicales, clubs, … ont localement un rôle que beaucoup jouent déjà, à développer, pour ne laisser personne hors de la vie sociale, et culturelle.

    Le passage sur D.C.B est superflus; comme les multiples fautes dans l’article!

  7. Je vis dans un pays proche où plus rien n’est centralisé – c’en est régulièrement ubuesque – et pourtant nous connaissons le même phénomène de gilets jaunes.

    Le mouvement n’est donc pas le fruit – en tout cas pas exclusif – d’une centralisation à outrance. La décentralisation à outrance provoque à peu de choses près, le même résultat.

    La fièvre de la population est un appel à ce que cesse une certaine hypocrisie de fait : »sur le terrain », chacun constate que la croissance n’est plus liée à l’augmentation de la qualité de de vie. Or, le monde politique et intellectuel continue à prétendre le contraire, comme si le quotidien vécu ne resustait pas à la toute puissante pertinence de l’analyse intellectuelle.

    Ce déni de réalité des élite est à l’origine du sentiment réel manque de respect ressenti par la population. Or, le déni de réalité n’en donctinne jamais longtemps : parce qu’il ne change pas la réalité (qui se moque de ce qu’on pense).

    Il n’y a pas une crise de confiance des citoyens. Il y a une crise de crédibilité des élites.

    Celle-ci vient directement de ce déni de réalité : croissance n’est plus progrès et ils refusent de l’entendre car ils refusent d’engager les luttes (je déteste ce mot connoté) nécessaires pour rééquilibrer les forces en place, notamment économiques.

    Ou essentiellement économiques ?

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