lun. Août 3rd, 2020

Haro sur les baisses de charges dans les entreprises

Les baisses de charges suscitent des débats passionnés en France. Une note du Conseil d'Analyse Économique prétend en avoir analysé les effets sur l'emploi depuis les années 90. Elle suscite pas mal de réserves méthodologiques. Mais, venant d'un organisme d'État, elle devrait inspirer le gouvernement. Elle penche en faveur de la suppression des dispositifs au-dessus de 1,6 SMIC. Dans les nombreuses fonctions dévolues à l'impôt en France, l'incitation à l'emploi est une fonction essentielle. La note du Conseil d'Analyse Économique rappelle opportunément que cette idée date des années 90, avec les "baisses de charges Juppé", sous le gouvernement Balladur. Depuis cette époque, la France a connu plusieurs vagues d'exonérations de cotisations, plus ou moins ciblées autour du SMIC, jusqu'à l'invention du CICE, en 2015, allant jusqu'à 2,5 SMIC. Quel fut l'impact de ces mesures incitatives sur l'emploi? Les baisses de charges saluées par le CAE À rebours de nombreuses études, le CAE souligne l'impact positif des premières vagues d'exonérations, en citant des études passées, et sans forcément revenir sur leur contenu. Ainsi, les exonérations Juppé conduisent à cette remarque du CAE: "Nous vérifions ainsi que les entreprises, dont la structure de salaires était concentrée sur les bas salaires, ont bien réagi aux baisses de charges Juppé en augmentant fortement l’emploi (ainsi que leur production) : une baisse du coût du travail
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