lun. Mai 25th, 2020

BCE: ça commence à chauffer pour les oreilles de Macron

La BCE (Banque Centrale Européenne) a pris sa dernière décision sous la direction de Mario Draghi cette semaine. Ce partisan de l'assouplissement monétaire a décidé de persévérer dans une voie qui agace les pays du Nord mais permet à Emmanuel Macron de financer son déficit à faible prix. La fronde gronde désormais, avec des propos peu amènes de Jens Weidmann, le représentant de l'Allemagne au directoire. L'avertissement pour Christine Lagarde est limpide... Le Conseil des gouverneurs de la BCE a rendu son oracle jeudi. Par cette décision, la BCE a réduit son taux de dépôt de 10 points de base à -0,5%, a promis que les taux resteraient bas longtemps et dit qu’elle reprendrait le 1er novembre ses rachats d’actifs obligataires - autrement dit son programme d’assouplissement quantitatif (QE) - au rythme de 20 milliards d’euros par mois. Ce nouveau programme autorisera en particulier le rachat d’obligations corporate à un rendement inférieur au taux de dépôt. Précédemment, seules les obligations du secteur public pouvaient être rachetées en deçà du taux de dépôt. La BCE et sa politique contestée Dès jeudi, des rumeurs indiquaient que trois voix au moins s'étaient élevées contre cette décision: Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, de François Villeroy de Galhau, celui de la Banque de France, et de Benoît Coeuré, l’un des membres du directoire. On notera que, s'agissant de François Villeroy de Galhau, la pilule mac
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