Fillon et Attali “recrutés” par l’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite est un pays qui ne manque pas de ressources pour les élites occidentales. Les éminences françaises en font partie. Et on peut faire confiance aux Saoudiens pour tirer le meilleur parti de cet avantage comparatif appelé “la rente pétrolière”, qui leur permet de financer largement les tocades des décideurs occidentaux. Cette fois, Jacques Attali et François Fillon sont pris la main dans le pot de confiture.

L’Arabie Saoudite sait organiser habilement son lobbying en Occident. L’an dernier, le prince héritier Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, avait lancé une première édition d’un forum économique qui se voulait être le “Davos” du Moyen-Orient. L’opération fut largement boycottée à cause de l’assassinat du  journaliste Kashoggi probablement commandité par le même prince.

Cette année, l’édition se présente sous de meilleurs auspices, avec deux invités français de marque qui honoreront l’événement de leur présence.

Le premier est Jacques Attali, bien connu pour son goût du pouvoir, et récemment auteur d’une tribune où il affirmait que tous les islamophobes étaient en réalité des antisémites. On comprend mieux le raccourci saisissant de ces propos. La défense des intérêts éminents de l’Arabie Saoudite suppose parfois quelques concessions avec l’orthodoxie de la pensée… et un petit amalgame n’est pas de refus dans certains cas.

On sait en tout cas aujourd’hui  que les positions d’Attali sur l’Islam ne sont pas urticantes pour les salafistes saoudiens.

Le second est François Fillon, qui avait refusé de rencontrer le même Ben Salmane durant sa campagne électorale cataclysmique de 2016 et 2017. Fillon est désormais consultant pour un fonds d’investissement appelé Tikehau Capital, qui adorerait, semble-t-il, bénéficier de quelques coups de pouce du PIF, le fonds souverain saoudien doté de plus de 350 milliards de dollars.

Tikehau entend notamment consolider son fonds T2 dédié à la transition énergétique et doté de plus de 500 millions d’euros. 

Il est vrai que solliciter le premier producteur de pétrole au monde pour financer la transition énergétique semble frappé au coin du bon sens.

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