12 avril 2021

7 thoughts on “Requiem : on peut commencer la chronique de l’implosion française

  1. Les escrocs de la République. Un roi ou un prince d’alors ne dupaient personne sur leur statut, ils étaient la caste dominante. Le personnel politique, sans aucune distinction, est composé de princes ou roitelets mais sous couvert d’utilité publique.

    La farce semble toucher à sa fin, les français dessillent et ont la gueule de bois. Le discours médiatique n’arrive plus à anesthésier les consciences, au seul sujet des retraites, la presse a redoublé d’effort pour relayer le message qui consiste à dire que le gouvernement a manqué de pédagogie, que la « réforme » des retraites est mal comprise, ce qui revient à dire que les français sont cons.

    Tout au contraire, les français ont parfaitement analysé la pseudo réforme qui n’est qu’un ajustement comptable, une série de mesure visant, dans un avenir proche, à diminuer drastiquement les pensions retraites, sans que les prélèvements diminuent.
    Alors même que les prélèvements n’augmentent (officiellement) pas, que la durée de cotisation reste (officiellement) stable, les futurs retraités s’en trouveraient gagnants ! Faut-il être stupide comme un journaliste pour soutenir pareilles thèses.

    Toujours au sujet des retraites on nous ressort les « partenaires sociaux », ainsi, un gugusse comme Philippe Martinez (*) dont le syndicat CGT ne représente rien ni personne si ce n’est les intérêts de ses cadres qui en croquent sur le même mode que le personnel politique, Philippe Martinez donc, ce sous produit marxiste, serait habilité à débattre de ma retraite !

    Quand va t’on foutre tous ces guignols à la porte ? là est la question.

    (*) https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/remuneration-salaire/les-droles-de-salaires-de-la-cgt_2068134.html

  2. Sur PISA – et je me fais l’avocat du diable car Dieu sait tout le mépris et l’indignation que je professe envers la majorité des enseignants bobos-gauchos -, on ne peut pas accuser notre système éducatif d’être plus inégalitaire que celui des autres pays européens CAR ON CHARGE VRAIMENT BEAUCOUP LA BARQUE ! Pas un seul de nos voisins n’a le « privilège » d’être le roi (?) de la Khaunnerie car la France est LE pays européen qui s’est spécialisé dans l’importation massive de « BAC moins 5 » ET l’exportation qui devient tout aussi massive de « BAC plus 5 ». Et au niveau des moyennes de QI (voir la carte du monde de ce genre Alexandre !!!), il est évident que si, chaque année, on enfourne des milliers et des milliers de barbares incultes (mais aussi barbares) à 80 de QI, on ne facilite pas la tâche de nos enseignants déjà peu aidés par leur propre iveau d’éducation et d’enseignement suite au gâchis qui se propage depuis le gâchis de 1968.

  3. Je trouve Eric que votre commentaire de l’enquête PISA est un peu rapide : c’est vrai que notre système scolaire est en très grande crise, mais je ne suis d’accord avec vous ni sur les causes, ni sur les remèdes.
    ON constate que l’école française réussit aux élèves qui réussissent, c’est-à-dire dont l’environnement familial et social correspond à celui qu’attend l’école. Et que l’école ne sait plus scolariser les élèves qui :
    – ne parlent pas bien français en y arrivant (qu’ils soient français ou étrangers) ;
    – qui ne savent pas « écouter » ;
    -qui ont le cerveau quelque peu zappeur du fait d’un usage immodéré des écrans (et en plus on pense bien faire en remplaçant les livres par des tablettes ! pas à Henri IV, mais à Aimé Césaire dans le 18e !!).
    L’école de la république a su scolariser, c’est à dire apprendre à lire, écrire et compter à tous les enfants de paysans, qui pour part parlaient mal le français, mais parce que l’école était intégrée dans un quartier ou un village, les instituteurs y vivaient, l’éducation des parents comme parents d’enfants scolarisés se faisait en même temps que celle des enfants ; aujourd’hui on relègue les enfants dont les parents sont « a-scolaires » parce qu’ils ont eux mêmes ou été en grave échec scolaire ou pas scolarisés dans des établissements dont tous les enseignants ne pensent qu’à les fuir. Vous imaginez ce que ça peut être pour un enfant de savoir qu’il n’a des enseignants que provisoire, qu’ils demandent tous leur mutation, y compris le directeur ?
    Et vous imaginez une entreprise qui enverrait de jeunes recrutés dans les postes les plus difficiles ?
    Vous imaginez ce que serait une entreprise sans management aucun, dans laquelle chacun à son poste de travail serait libre de décider comment il va travailler, quel type de discipline il va user, quelle pédagogie il va adapter etc.
    Et vous pensez qu’aujourd’hui, avec nos enfants, cela a du sens de passer d’une heure de français à une heure de math etc.
    Et vous pensez que le fait que les petits français ne pratiquent que très peu d’activité sportive (ils jouent peu dehors, ils vont à l’école en voiture etc.) cela n’a pas d’incidence sur les résultats ?
    Je connais beaucoup d’enseignants qui sont dans de très grandes difficultés, car vraiment c’est très difficile d’essayer tous les jours d’enseigner et de voir qu’on n’y arrive pas. Beaucoup seraient prêts à diminuer les vacances pour que les journées des élèves soient moins lourdes ; beaucoup tentent de travailler en commun, même si les conditions de travail ne sont pas très propices ; beaucoup ont plein d’idées et tentent plein de choses, mais aucun, absolument aucun n’attend rien du ministère. Car ils savent bien que ce n’est pas une énième Réforme qui changera quoi que ce soit.

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