19 septembre 2020

Le courrier des stratèges

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Affaire Matzneff : pourquoi tout le monde savait mais se taisait

Dans l'affaire Matzneff, l'omerta en vigueur dans les élites parisiennes est la principale accusée. Tout le monde ou presque savait à quoi s'en tenir. Mais il était interdit d'en parler, sous peine d'être blacklisté dans le milieu de l'édition… et dans les milieux littéraires en général. Cette menace de bannissement, si puissante dans les élites parisiennes, a garanti à l'impétrant une quais-impunité pendant plusieurs décennies. Qui ne savait pas à Paris que Matzneff aimait la fréquentation de très jeunes femmes ? En réalité, tout le monde savait, et tout le monde se taisait par peur d'être banni des milieux littéraires. Il suffit de lire quelques réactions parmi les "ténors" du milieu pour comprendre à quoi s'exposait toutes celles qui auraient osé s'inquiéter ouvertement de ce recours à une sexualité "hors normes" que certains assimilent à de la pédophilie ou de la pédérastie (lorsqu'il s'agissait de jeunes garçons puisque, de l'aveu même de Matzneff, jeunes garçons il y eut). Matzneff et le cas Bombardier On se souvient que, dans les années 90, l'auteure québécoise Denis Bombardier avait dénoncé la pédophilie de Gabriel Matzneff. Ce coup d'éclat lui valut un bannissement immédiat, dont elle témoigne aujourd'hui. C’est un petit milieu qui se protège, où on est prêt à admettre n’importe quoi, dit l'écrivaine au sujet de l’omerta qui régnait dans le monde littéraire en France à l'époque. (...) Dans les maisons
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