28 octobre 2020

Le courrier des stratèges

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Hôpitaux publics : ces conflits d’intérêt savamment dissimulés

Les hôpitaux publics, dans l'imaginaire des Français, représentent un idéal de désintéressement opposé aux cliniques privées qui seraient le lieu de la marchandisation la plus éhontée. Mais combien de Français savent combien les praticiens hospitaliers encaissent de la part des laboratoires pharmaceutiques en plus de leur salaire pour favoriser tel ou tel médicament ou traitement ? Curieusement, une large enquête de la presse régionale sur le sujet n'a eu aucun écho à Paris. Et pourtant... Y a-t-il quelque chose de pourri dans les hôpitaux publics, qui se plaignent par ailleurs de ne pas disposer d'assez de moyens pour travailler correctement ? En parcourant le dossier réalisé par la presse quotidienne régionale à l'instigation de Sud-Ouest, la semaine dernière, on peut se poser la question. Les praticiens des hôpitaux publics ont empoché 170 millions € en 2018 L'une des révélations les plus fracassantes de cette étude menée par plusieurs quotidiens montre que les praticiens des CHU ont empoché, à titre personnel, plus de 170 millions € en 2018 de la part des laboratoires pharmaceutiques en plus de leurs salaires. Des repas. Des chambres d’hôtel. Des essais cliniques, des sessions de formation, des contrats d’orateur ou encore des études de marché… Les liens d’intérêts de l’industrie de la santé avec le monde médical sont légion. Selon nos calculs, plus de 170 millions d’euros ont, ainsi, irrigué les 32 centres ho
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