La diabétologue qui représente les médecins démissionnaires est financée par l’industrie du sucre

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Les "médecins démissionnaires" qui protestent contre le prétendu manque de moyens des hôpitaux publics font la une des journaux. Emmenés en sous-main par l'inénarrable professeur Grimaldi, diabétologue émérite de l'hôpital de la Pitié, régulièrement invité sur les plateaux de télé bobo, ces médecins agitent depuis plusieurs semaines une menace qu'ils n'ont toujours pas mise à exécution. Peut-être le mouvement est-il moins sincère qu'il ne le dit ? L'une des consoeurs de Grimaldi, Agnès Hartemann, elle aussi diabétologue à La Pitié, reçue par Agnès Buzyn, a par exemple oublié de rappeler ses liens financiers avec l'industrie du sucre. Pour une diabétologue...

Les médecins démissionnaires qui protestent contre le manque de moyens attribués aux hôpitaux publics ont-ils des petits secrets à cacher ? On peut se poser la question. 

Agnès Hartemann, la diabétologue subventionnée par l’industrie du sucre

On notera par exemple que l’une des représentantes des médecins démissionnaires n’était autre qu’Agnès Hartemann, diabétologue à l’hôpital de La Pitié. Son entrevue avec la ministre Buzyn est racontée par le journal Libération. À la sortie de cette réunion où la ministre a plaidé pour une revoyure dans les deux mois, Hartemann a tempêté : “L’hémorragie des personnels paramédicaux nous contraint à fermer des lits d’hospitalisation tous les jours. Il est impératif de revaloriser très vite les salaires pour rendre de l’attractivité à l’hôpital public. Elle n’entend pas cet appel.” On en verserait une larme.

Hartemann oublie juste de préciser que le manque de moyens n’atteint pas tout le monde dans les hôpitaux publics, et que les praticiens hospitaliers, parfois professeurs d’université, qui occupent les médias aujourd’hui, ne manquent pas moyens. 

Ainsi, la diabétologue de la Pitié Agnès Hartemann a reçu, en 2007, un prix de 80.000€ décerné par le discret institut Benjamin Delessert. Elle est, depuis cette date, régulièrement invitée par cette structure financée par le Syndicat National des Fabricants de Sucre. Les deux structures sont d’ailleurs installées à la même adresse : 7 rue Copernic, à Paris. Depuis cette date, elle est régulièrement invitée à intervenir dans des événements organisés par l’institut.

L’imbrication entre le Syndicat et l’Institut Delessert est telle que la webmaster de l’institut de Delessert, une certaine Marie-Outremer Albert, est aussi celle de “Culture Sucre”, le portail scientifique des industries sucrières

Faut-il déduire de ces liens financiers entre une diabétologue et l’industrie du sucre que le discours scientifique sur le sujet est biaisé ?

On écoutera avec attention ce qu’Agnès Hartemann disait du diabète sur le plateau de France 2 en 2015 :

"Aucun aliment n'est interdit définitivement, sinon ce n'est pas jouable, c'est plutôt apprendre à repérer comment on mange", poursuit la diabétologue. Le mieux est encore de ne pas être diabétique. Dans ce domaine, la prévention est primordiale. "Le signe d'alerte que vous pouvez avoir c'est quand vous commencez à stocker votre surpoids autour de la taille (...). Ces personnes-là doivent faire de la prévention, ça marche très bien la prévention",

Aucun aliment n’est interdit définitivement pour lutter contre le diabète. Au hasard, le sucre…

Mais, les problèmes de santé en France sont liés aux manques de moyens. Pas aux conflits d’intérêts des médecins. 

Interrogée par nos soins sur sa dépendance financière vis-à-vis de l’industrie du sucre, Agnès Hartemann ne nous a pas encore répondu. 

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