🎖L’assurance-vie, cette antilope au milieu d’une hordes de lions endormis

La fragilité de l'assurance-vie à la française n'est jamais apparue de façon aussi limpide, pour tous ceux qui prennent le temps de lire entre les lignes des communiqués officiels. Alors que l'EIOPA, le régulateur européen, vient de répercuter sur les assureurs et les réassureurs les recommandations faites aux banques sur le report des dividendes, les épargnants peuvent craindre le pire...

L’assurance-vie a la fragilité d’une antilope au milieu d’une horde de lions endormis. Un seul bruit qui réveillerait les fauves et hop, l’animal est englouti. D’où la prudence extrême avec laquelle tout le monde aborde ce sujet, régulateur compris.

Pour mémoire, en France, l’assurance-vie pèse entre 1.500 et 1.800 milliards € d’en-cours, soit l’équivalent de 75% du PIB. Une “insurance run” aurait donc des conséquences désastreuses pour l’économie de l’ensemble de la zone euro, même si la loi Sapin II permet à l’État de bloquer les sorties de contrats. 

Discrètement, l’EIOPA, le régulateur européen des assurances, a donc publié un communiqué demandant aux assureurs de ne pas verser de dividendes, à l’instar de leurs cousines les banques. L’objectif est affiché : préserver des fonds propres susceptibles d’être mobilisés lorsque la crise frappera le secteur.

L’assurance-vie française est fragile

Comme nous l’indiquons depuis plus de 6 mois, l’assurance-vie française est déjà fortement fragilisée par les taux négatifs. Dès le mois de septembre, nous avions d’ailleurs annoncé un grand krach dont l’affaiblissement des assureurs était le signal précurseur. 

L’effondrement des bourses ne les consolidera pas ! 

Pour l’instant, Axa a consenti à repousser son Assemblée Générale à juin. Cette réticence à suivre les recommandations de l’EIOPA tient en partie de la coquetterie de la mariée qui veut se faire plus qu’elle ne l’est. 

Les épargnants resteront aux aguets dans tous les cas. Notre conseil est de réaliser les contrats qui peuvent l’être sans fiscalité, et de garder des liquidités inférieures à 100.000 € le temps que les prix immobiliers baissent. 

Vous êtes exposé au coronavirus du fait de l’inaction de l’État (pas de masques, de protections, de tests, de médicament, etc.) ?

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