dim. Mai 31st, 2020

🎖L’assurance-vie, cette antilope au milieu d’une hordes de lions endormis

La fragilitĂ© de l'assurance-vie Ă  la française n'est jamais apparue de façon aussi limpide, pour tous ceux qui prennent le temps de lire entre les lignes des communiquĂ©s officiels. Alors que l'EIOPA, le rĂ©gulateur europĂ©en, vient de rĂ©percuter sur les assureurs et les rĂ©assureurs les recommandations faites aux banques sur le report des dividendes, les Ă©pargnants peuvent craindre le pire... L'assurance-vie a la fragilitĂ© d'une antilope au milieu d'une horde de lions endormis. Un seul bruit qui rĂ©veillerait les fauves et hop, l'animal est englouti. D'oĂč la prudence extrĂȘme avec laquelle tout le monde aborde ce sujet, rĂ©gulateur compris. Pour mĂ©moire, en France, l'assurance-vie pĂšse entre 1.500 et 1.800 milliards € d'en-cours, soit l'Ă©quivalent de 75% du PIB. Une "insurance run" aurait donc des consĂ©quences dĂ©sastreuses pour l'Ă©conomie de l'ensemble de la zone euro, mĂȘme si la loi Sapin II permet Ă  l'État de bloquer les sorties de contrats. DiscrĂštement, l'EIOPA, le rĂ©gulateur europĂ©en des assurances, a donc publiĂ© un communiquĂ© demandant aux assureurs de ne pas verser de dividendes, Ă  l'instar de leurs cousines les banques. L'objectif est affichĂ© : prĂ©server des fonds propres susceptibles d'ĂȘtre mobilisĂ©s lorsque la crise frappera le secteur. L'assurance-vie française est fragile Comme nous l'indiquons depuis plus de 6 mois, l'assurance-vie française est dĂ©jĂ  fortement fragilisĂ©e par les taux nĂ©gatifs. DĂšs le mois de septe
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