Masques FFP2 : chronologie d’un crime d’État

Masques FFP2 : chronologie d’un crime d’État


Partager cet article

Les informations sur la calamiteuse, et probablement fautive, gestion des masques, qu’ils soient chirurgicaux ou FFP2, en France, donne lieu à des informations périodiques comportant chaque fois des éléments nouveaux. J’ai essayé de dresser ici une synthèse du déroulement des événements aussi précise que possible.

Pour ce faire, j’ai largement puisé dans quelques enquêtes journalistiques de premier ordre. De mon point de vue, la meilleure d’entre elles, et la mieux informée lorsqu’elle a été écrite, est celle parue dans Libération de Charlotte Belaïch. Mais le long papier documenté de Mediapart apporte des éléments très importants. Enfin, je signale les papiers de Davet et Lhomme, dans Le Monde, de Marc Endeweld, dans La Tribune, et de Laurent Fargues, dans Challenges.

Si des lecteurs ont d’autres papiers de qualité à me soumettre, n’hésitez pas à le faire, j’enrichirai ainsi ce petit document récapitulatif.

Je voudrai retenir un point de tous ces éléments. Il s’agit de la déclaration essentielle de l’ancien directeur général de Santé Publique France, François Bourdillon : « Le fait que les masques chirurgicaux soient destinés à la population, et que le ministère de la santé n’était pas convaincu de leur utilité pour le grand public – on l’a vu en 2020 –, je pense que ça a dû jouer dans la prise de décision de ne pas reconstituer les stocks ».

Depuis longtemps, le gouvernement profond considère que les Français ordinaires n’ont pas à être équipés de masques FFP2 pour se protéger des pandémies. Ce dogme idéologique méritera bien des explications à l’avenir.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux

Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux

La Commission européenne a versé 527 millions d'euros aux infrastructures de transport des Balkans occidentaux entre 2015 et mi-2025 sans disposer d'outils fiables pour suivre l'avancement des chantiers. Selon un rapport de la Cour des comptes européenne publié le 9 juin 2026, les fonds ont été débloqués au-delà des travaux réellement effectués, sur la seule foi des bailleurs internationaux. Alors que l'UE pousse son élargissement dans une région stratégique, le contribuable européen finance à f


Rédaction

Rédaction

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Par Vincent Clairmont La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi son taux de dépôt de 2 % à 2,25 %, première hausse depuis près de trois ans, sur fond d'inflation remontée à 3,2 % en zone euro en mai, portée par l'énergie. La question qui remplit ma boîte depuis une semaine tient en cinq mots : faut-il bouger mon épargne ? Ma réponse : presque pas — et le « presque » mérite d'être détaillé poste par poste. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Rédaction

Rédaction

Dès dimanche, Bruxelles réécrit l'étiquette de votre petit-déjeuner
Photo by Claudia Viloria / Unsplash

Dès dimanche, Bruxelles réécrit l'étiquette de votre petit-déjeuner

À compter du 14 juin 2026, la directive européenne 2024/1438( transposée en droit français par le décret n°2026-312 du 24 avril) impose de nouvelles règles d'étiquetage, de composition et de traçabilité au miel, aux confitures, aux jus de fruits et aux laits déshydratés. Derrière le vernis consommateuriste : des coûts de mise en conformité réels pour les petits producteurs, et un bénéfice pour le consommateur qui reste, pour l'essentiel, cosmétique. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libr


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Par Thibault de Varenne Les prix à la consommation américains ont augmenté de 4,2 % sur un an en mai, leur plus haut niveau depuis plus de trois ans, après 3,8 % en avril. L'essence a renchéri de 40,5 % en douze mois ; l'énergie explique à elle seule plus de 60 % de la hausse du mois. Voilà les chiffres. Ils tombent dix-sept mois après le serment du Capitole — l'âge d'or de l'Amérique commence maintenant — et il faut les regarder ensemble, le serment et les chiffres, pour mesurer ce qui s'est


Rédaction

Rédaction