22 octobre 2020

Le courrier des stratèges

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🎖Generali maintenu sous respirateur artificiel pour financer la dette italienne

Generali ne devrait pas immédiatement fusionner avec Axa, et peut-être pas du tout. Alors que la valorisation boursière de l'assureur italien s'est effondrée avec le confinement du pays, le parrain du capitalisme italien Leonardo Del Vecchio vient d'annoncer qu'il était opposé à la fusion avec Axa, ou avec Zurich, les deux candidats de longue date au rachat. Voilà une vraie bouffée d'oxygène pour le gouvernement italien qui a besoin de cet investisseur pour écouler sa dette. Generali ne sera pas immédiatement vendu à Axa ou à Zurich. Tel est le verdict rendu par Leonardo Del Vecchio, président du groupe franco-italien EssilorLuxottica, devenu parent du capitalisme transalpin. Cette nouvelle a fait bondir les titres des assureurs hier à la bourse. Generali, une proie facile et tentante Cette information, rapportée par un proche de Leonardo (85 ans, comme quoi, les affaires publiques et privées ne tiennent plus à grand chose en Europe), et non donnée par Leonardo lui-même, a beaucoup rassuré les marchés. Avec le confinement, la capitalisation boursière de Generali s'est effondrée, pour tomber à 20 milliards €. Cet étiage en fait une proie d'autant plus tentante que les candidats à l'absorption sont bien connus : Axa et Zurich en particulier. Beaucoup craignaient que Del Vecchio ne prépare une cession à Axa dans ce contexte tendu. Mais l'homme vient d'annoncer qu'il remettrait au contraire de l'argent au pot, à travers une recapitalisat
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