25 octobre 2020

Le courrier des stratèges

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Sophie de Menthon prise d’un doute sur l’accord européen « historique »

Sophie de Menthon ne partage pas l’optimisme béat de la presse subventionnée, du président, et du gouvernement lui-même, sur l’obtention d’un accord à Bruxelles lundi à l’aube. Et elle le fait savoir…

Sophie de Menthon

Présidente du mouvement patronal ETHIC

Selon que l’on est contre ou pour l’actuel gouvernement on se réjouit… ou pas, de cet accord et du retour de flamme du couple franco-allemand ; la réalité est plus complexe selon le mouvement ETHIC.

 

« Historique, ne signifie pas que l’accord soit d’emblée un succès » : déclare Sophie de Menthon. « L’angle mort est réel, il n’existe toujours pas d’Europe politique et solidaire, même en accouchant aux forceps d’un accord d’endettement »

 

On retient globalement que :

– Cet accord ne créera pas d’impôt pour les Français. « Ce ne sont pas les Français qui paieront » a répété le President de la République, (ni même les européens » ajoute Thierry Breton !) : C’est la nouvelle fiscalité européenne qui prendra cette dette en charge ?

– Pas d’impôts donc, mais de gentilles taxes sur les méchantes grandes entreprises internationales. Il est vrai qu’il serait temps que l’Europe taxe les GAFAM.

– Grâce à nos frontières (renforcées, la mythique « taxe carbone » servira à rembourser la dette. 

Comment définir la nature d’une taxe carbone ? Sur quels produits ? Comment ? Quand ? Une usine à gaz européenne en perspective s’inquiètent les chefs d‘entreprises d’ETHIC, ainsi que sur le sujet des répercussions de l’import-export.

– Quant à la relance : « il n’y aura pas de veto sur la nature des investissements de chaque pays » – inquiétant.

 

En positif, il est souhaitable de soutenir une solidarité entre nations européennes à l’occasion d’un événement comme cette attaque virale, toutefois conjoncturelle, espérons-le ! (Les bonnes intentions écologiques sont à saluer également) Quant à la relance économique c’est autre chose et la France ferait bien de s’y atteler en faisant d’abord CONFIANCE A SES ENTREPRISES.

 

Quant à l’Europe, en résumé, conclut Sophie de Menthon : « Je taxe, donc je suis ! On reste sur sa faim… »