Coronavirus : l’Etat sabote-t-il des médicaments français efficaces ?

Depuis plusieurs mois, l’Etat semble miser toute sa stratégie de lutte contre le coronavirus sur un vaccin que l’Institut Pasteur pourrait développer. Toute autre solution semble systématiquement s’embourber dans une boue bureaucratique digne de la Bérézina. Et pourtant la France ne manque ni d’idées ni de solutions rapides pour diversifier son offre. L’Etat cherche-t-il vraiment à protéger les Français ou cherche-t-il à privilégier une solution imposée d’en haut ?

avec Jean-Charles Teissèdre

Avocat pénaliste à Montpellier

L’Etat sabote-t-il des médicaments français efficaces contre le coronavirus, au profit d’une stratégie « tout vaccin » dont l’Institut Pasteur serait le principal bénéficiaire ? Plusieurs indices, que nous citons par ailleurs, montrent que des médicaments sur lesquels de très sérieux laboratoires français travaillent depuis plusieurs mois, avec des espérances de réussite très fortes, ne bénéficient d’aucune aide de l’Etat et sont obligés de chercher activement des partenariats privés (y compris avec la fondation Gates) pour mener leurs travaux à bien. Cette situation étonne, si l’on songe aux déclarations guerrières d’Emmanuel Macron et de son gouvernement sur notre « souveraineté sanitaire » et sur les relocalisations nécessaires de médicaments.

Médicaments français cherchent financements publics

Nous citons par ailleurs les molécules (ou les solutions de test) que les pouvoirs publics engluent dans l’indifférence, la passivité administrative, les blocages réglementaires en tous genres, et en toute opacité, au lieu de faire diligence pour les encourager et les porter pour accélérer leur mise sur le marché. Et ils sont nombreux, venus de toute la France (Lille, Montpellier, Paris) et éclairent d’un jour nouveau l’affaire Didier Raoult.

Une question se pose : pourquoi les pouvoirs publics français marquent-ils si peu d’empressement à défendre des solutions curatives françaises au coronavirus, depuis les manœuvres directes de menaces et d’étouffements dans l’affaire de l’hydroxychloroquine, jusqu’à l’abandon financier dans d’autres dossiers ?

Toujours est-il que les financements publics font défaut à ces alternatives. Tout le monde se souvient du retrait de l’INSERM (antérieur à l’arrivée du coronavirus) vis-à-vis de l’IHU du professeur Raoult, sur fond de désaccords entre les patrons d’institutions. Mais les laboratoires qui travaillent sur des solutions alternatives à l’hydroxychloroquine ne bénéficient pas plus du soutien de l’Etat.

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Le financement privé se substitue au financement public

Faute d’une aide de l’Etat, ces laboratoires sont donc contraints de se tourner vers des financements privés. Les uns ont une aide de Bill Gates. Les autres une aide de Bernard Arnault. Tous engloutissent un temps et une énergie considérables dans la recherche de solutions financières, au moment où l’Etat dépense des milliards dans un plan de relance sortis tout droit du cerveau de la bureaucratie.

Pourquoi une fraction de ces milliards (on parle ici de moins de 100 millions€ pour financer les recherches en cours) n’est-elle pas consacrée à des solutions proches d’aboutir mais qui manquent de l’ultime coup de pouce ? Il serait intéressant que la question soit posée officiellement aux pouvoirs publics.

Dans l’attente de cette explication, c’est le financement privé qui vient au secours de la recherche et qui pallie l’absence de l’Etat dans une mission qui est pourtant la sienne.

Une question stratégique de fond

Cette inaction de l’Etat pose évidemment la question de la pertinence stratégique des actions menées jusqu’ici. Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement mise sur un vaccin et un test. Point. Le reste ne semble pas exister, et toute solution alternative est écartée, avec la violence qu’on a pu voir dans l’affaire de l’hydroxychloroquine lorsque cela est nécessaire, ou tout simplement par la lenteur désespérante de l’administration. L’affaire des tests salivaires l’a montré : le pouvoir des bureaux est immense dans le domaine de la santé, et n’importe quel bureaucrate peut paralyser une solution thérapeutique en se contentant… de ne pas agir. Par exemple en ne transmettant pas un dossier qu’il a entre les mains.

C’est précisément ce mono-centrage sur le vaccin et ce refus du reste qui nous pose problème. Il est le fait de quelques technocrates qui décident autoritairement dans un entre-soi troublant. Et il ne paraît guère conforme à l’intérêt général.

Quels sont les médicaments français en panne de financement public ?

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La bureaucratie sanitaire n’a toujours pas rendu de comptes

A ce stade, Emmanuel Macron, malgré ses déclarations guerrières, n’a en tout cas pas pris le taureau par les cornes. La destruction massive de masques depuis son arrivée au pouvoir, décidée par Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, selon ses propres propos à l’Assemblée Nationale, n’a donné lieu à aucune sanction, ni interrogation, ni remise à plat, ni rendu de compte devant les Français. L’incapacité du même Jérôme Salomon a organisé une campagne de tests digne de ce nom n’a pas non plus fait bouger les choses.

En lieu et place de ces mea culpa que la France attend, nous sommes supposés recevoir avec satisfaction les déclarations arrogantes et psycho-rigides du ministre de la Santé, qui s’est lui-même révélé incapable de mettre l’AP-HP au travail sur les tests salivaires cet été.

L’appareil sanitaire est-il verrouillé par la technostructure ?

Au fond, tout se passe comme si notre système de santé, et plus particulièrement notre appareil sanitaire (depuis les autorisations de mise sur le marché jusqu’aux recrutements dans les hôpitaux, en passant par la décision de travailler avec tel ou tel laboratoire ou prestataire, même au niveau local) était capté par une caste, une sorte de secte, obéissant aux mêmes mantras déconnectés de la réalité… et de l’intérêt général. Que les citoyens ne contrôlent pas l’appareil d’Etat n’est pas une nouveauté. Mais que celui-ci soit désormais capté par une classe sociale en ordre de marche, cohérente, décidée à faire de nous sa chose, est une évidence inattendue que la crise du coronavirus fait éclater au grand jour.

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8 commentaires
  1. Ce n’est qu’une quedtion de fric… un medicament de quelsues € n’interresse que le soignant, et encore pas tous, ceux qui mangent au râtelier de Big Pharma sont plus interresses par leurs subsudes que par les patients. D. RAOULT qui roule Dacia, lui soigne ses patients avec une tres bonne equipe…et obtient des resultats. Mais il n’est pas ladame soleil et ses previsions peuvent quelques fois erronees. Mais sont protocole fonctionne.

    1. Non, je ne crois pas que ce soit seulement n’est une question de fric. 1/ parce que l’enfer est pavé de bonnes intentions: ils sont souvent sincères! Ils agissent, persuadés qu’ils sont là pour vous assurer le Paradis ( la vaccination!) et vous protéger du Danger (le virus!). En attendant, pour éviter la propagation du danger, ils pensent qu’en nous privant de certaines libertés (fondamentales!), en nous imposant certaines règles d’ hygiène (sans preuves à priori de leur degré d’efficacité) , un certain nombre de contacts et un certain nombre de protocoles divers et variés tant dans notre sphère privée que publique et professionnelle, là ou et quand ils peuvent contrôler que nous les appliquons ( et nous punir si nous les transgressons!).
      2/ On, ils mesurent à peine les “dégâts collatéraux” que leur guerre va provoquer et certains ont trembler ou tremblent devant la les mesures pénales que la “lente” Justice pourrait leur infliger.
      3/ Alors tout est bon pour se justifier: L’Hopital a été submergé et va être débordé, il faut relancer l’ Economie…etc
      4/Sans écouter ni l’OMS qui dit maintenant aux GVT de ne plus confiner, ni les Scientifiques qui doutent de la sur-mortalité /létalité de ce virus (les morts sont-ils morts de la Covid-19 ou avec ?). La mort dans le Monde, la pandémie a ciblée certaines populations, celles qui étaient déjà atteintes de “syndémie” (maladies graves non transmissibles) qui affectent leur immunité naturelle, dans une Nature dégradée .
      5/Et sans écouter un Scientifique (qui a toujours dit: je ne prédis pas , prédire c’est insulter l’Avenir, et on ne peut prédire quand c’est nouveau, mais j’observe, j’étudie, je compare, j’évalue, j’en déduit , j’essaye avec ce que je connais, je vous dis ce que je suppose et sachez que ce que je vous dis pourra changer parce que cette petite bête, je vois qu’elle évolue et que je cherche avec d’Autres, dans un débat nécessaire: où, comment et quand ou elle a le plus frappée.
      6/Enfin alors que certains nous disent: il faut un vaccin parce qu’il n’y a pas de traitement (Si on cherche pas, on trouve pas! Et l’absence de preuves d’efficacité ne présage pas de l’absence d’éfficacité!
      7/En espérant qu’ils ne sous entendent pas “rentable”, et en espérant qu’ils ne cherchent pas un vaccin lui aussi éventuellement rentable, et qui plus est en prouvant son efficacité mais en s’affranchissant des preuves de sa non-dangerosité à long terme! En espérant que plus jamais on ne me privera de ma liberté de me soigner avec le médecin traitant que j’aurai librement choisi et qui lui aura regagner sa pleine liberté me prescrire en toute connaissance de cause, le traitement le plus approprié dont nous aurions librement convenu.
      8/En attendant, je “capitalise, investie” sur mon immunité naturelle et donc mon hygiène de vie avec quelques gestes barrières que l’on m’imposent en plus (en étant vigilante sur certains effets indésirables!) . Pour ne pas encombrer ni son cabinet … ni mon hôpital.

  2. Effectivement personne ne communique à part qques médecins sur Fcbk sur le fait que clarythromicyne ou arythromycine ou même homéopathie soulagent et soignent. Il y a des souffrances qui ne sont pas soulagées par peur et manque d’empathie : qui n’a pas eu le Covid ne sait pas l’impression de ne plus pouvoir respirer. Ces gens qui s’abstiennent sont irresponsables.

  3. J’ ajouterai simplement que tous les responsables de cette mascarade devraient être convoqués devant la Haute Cour de Justice et condamnés pour mise en danger de la vie d’autrui et obstruction au travail acharné des chercheurs en quête de toutes les solutions possibles et nombreuses étant de nature à enrayer une bonne fois pour toutes cette épidémie de coronavirus qui n’en finit pas de faire couler de l’encre…
    Au lieu de cela, faute à notre président qui a fait preuve d’incapacité à diriger le pays depuis son élection avec tous ses acolytes et tous les élites de notre classe politique, qui se fout royalement de la santé des personnes atteintes, de leur faute, par cette épidémie, dont ils n’ont pas su prendre la mesure de son ampleur depuis qu’elle a éclaté, nous en sommes réduits à subir le couvre-feu décrété par M. MACRON, dont l’unique but est de masquer ses responsabilités évidentes dans cette affaire. Bref, à ce jour, ce sont nos libertés que l’on nous enlève d’office, et de ce fait, la France n’est plus une démocratie, mais une dictature…!

  4. Des scandales et faits inavouables cachés au public qui gangrènent notre pays, il y en a pléthore avec la complicité des médias mainstreams. N’oubliez pas Alfred SAUVY qui a écrit: “nous allons vers l’Europe hospice…” Les “vieux” n’intéressent que les fonds de pension qui construisent ces maisons de retraites sans les assortir de réelles conditions de vie agréables et en imposant des personnels pas formés par souci de retours financiers. Dans ces maisons il n’y a; généralement, qu’une infirmière pour les soins et pour chapeauter la responsabilité du lieu, le reste, ce sont des AS, des aides et des stagiaires.
    Il faut comprendre que cette “pandémie mascarade” était objectivée depuis très longtemps « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux». Étienne de La Boétie
    La peur est une arme politique. La preuve : ces gesticulations politico médiatiques sont un mantra contribuant à l’aliénation du peuple par la classe dominante qui sème la peur pour contrer tout rassemblement et manifestation qui auraient pu se coaguler par le mécontentement majoritaire de la population, qui nous masque au moment où nous voulons hurler notre couroux. « qui tyrannus absque titulo ? tyrannus ab exercito ? »

  5. Curieux que vous occultiez mes réponses: elles sont pourtant vécues concernant vos 2 documents sur les médicaments??? Inutile de conserver mon adhésion à votre site…

  6. Notez bien que la cible ne semble pas spécialement être un vaccin Pasteur ; d’ailleurs cela n’existe pas Pasteur n’a que des collaborations, avec des industriels US ou chinois, rien de propre.
    Une grande part du problème réside à mon avis dans :
    1 la perte de face, la difficulté de reconnaître une erreur et surtout une grosse
    2 la certitude que reconnaître aujourd’hui qu’on peut traiter le Covid vaut reconnaissance sur le passé d’une faute constitutive de « l’abstention volontaire de combattre un sinistre » qui est l’objet d’un article du code pénal et est à l’instruction vis à vis de Philippe, Bazin, Véran ainsi notamment que de Salomon

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