Macron a-t-il finalement capitulé face à l’islamisme ?

Macron a-t-il finalement capitulé face à l’islamisme ?


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Le 2 octobre 2020, Emmanuel Macron avait prononcé un discours quasi-martial contre l'islamisme. Ce discours avait duré près de 2 heures. Deux mois plus tard, que reste-t-il des annonces tonitruantes faites ce jour-là ? Non seulement le projet de loi, présenté demain en conseil des ministres, ne porte pas mention de l'islamisme et ne prononce pas ce mot une seule fois, mais la France semble faire machine arrière sur le sujet dans un mouvement à 180° tout  fait remarquable. La venue du président égyptien à Paris l'a magnifiquement montré. Mais nos reculades en Arabie Saoudite ne valent guère mieux. Partout, les pays qui structurent l'Islam radical ont obligé le Président à se coucher.

L’islamisme a-t-il gagné la confrontation qu’Emmanuel Macron avait entamée avec lui ? Voici plusieurs indices particulièrement éloquents sur la retraite en ordre dispersée ordonnée par Macron dans un dossier qu’il avait lui-même ouvert en octobre et dont il ne reste pratiquement plus rien aujourd’hui.                                                                       

Le mot "islamisme" gommé du projet de loi sur les séparatismes

Demain, le projet de loi sur les séparatismes, initialement conçu pour lutter contre l'islamisme, sera présenté en conseil des ministres. Toute allusion à l'islamisme en est supprimée. On verra dans ce tabou l'oeuvre du Conseil d'Etat, mais aussi la pression des Etats musulmans qui ont entamé un mouvement de boycott après les différentes affaires autour des publications des caricatures de Mahommet. Dans la pratique, Macron a fait machine arrière, après avoir roulé des mécaniques.                                           

Le président égyptien contredit Macron sur la place de la religion

Emmanuel Macron recevait hier le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Les deux hommes ont tenu un point de presse où le président égyptien a expliqué publiquement combien la France se trompait en affirmant que la loi nationale était supérieure aux principes de la religion. Une défaite diplomatique éclatante.

« Les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines »   

Abdel Fattah al-Siss, président égyptieni                                                                    

La France portée absente pour sauver une militante saoudienne

La France semble s'être abstenue d'intervenir en faveur de Loujain al-Hathloul, militante saoudienne arrêtée en 2018 pour avoir manifesté en faveur du droit de conduire pour les femmes. L'intéressée est finalement accusée de collusion avec des puissances étrangères et sera jugée à huis clos. Plusieurs diplomates sont intervenues en sa faveur... mais aucun diplomate français, selon Mediapart. La France aurait-elle peur de froisser un client qui a par ailleurs abondamment contribué à développer l'islamisme dans le monde ?

Déroute française face à l’islamisme ?

Ces différentes reculades posent la question de la véritable puissance française de la France face à des puissances acheteuses d’armes et de différents matériels et, accessoirement exécutrices de basses oeuvres occidentales. Un point rarement mis en avant, mais qui nous joue bien des tours aujourd’hui.


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