Une leucémie foudroyante enlève Marielle de Sarnez à François Bayrou

L'émotion est grande autour du décès de Marielle de Sarnez, égérie de François Bayrou et du MODEM, emportée par une leucémie foudroyante. Son parcours se confond avec celui du centrisme, dans les coulisses duquel elle oeuvrait depuis les années 70. La presse insiste beaucoup sur sa proximité avec François Bayrou. Sa disparition est une page du centrisme qui se tourne, mis à mal par l'irruption d'Emmanuel Macron sur la scène politique.

Marielle de Sarnez est décédée à 69 ans d’une leucémie foudroyante. Elle est la fille du député Olivier de Sarnez, issue de la noblesse d’Empire. Elle a commencé son parcours à l’occasion de la campagne de Valéry Giscard d’Estaing. 

Marielle de Sarnez, grande giscardienne devant l’éternel

Marielle de Sarnez s’était engagée chez les Giscardiens et ne les avait plus quittés. Durant les années 80, elle collabore activement avec tout le gotha de l’UDF (nom oublié par un nombre grandissant de gens…) : Jean Lecanuet, Simone Veil, Raymond Barre.

La bascule François Bayrou

C’est sa relation avec François Bayrou qui va construire Marielle de Sarnez. De 1993 à 1997, elle collabore avec lui au ministère de l’Education Nationale, jusqu’à devenir sa directrice de cabinet. Elle ne quittera plus le sillage de celui qui, en 2017, a renoncé à se présenter à l’élection présidentielle pour laisser la place à Emmanuel Macron. Marielle de Sarnez disparue, c’est l’ensemble du mouvement centriste qui voit l’une de ses figures systémiques partir. 

Comment on faisait de la politique dans l’ancien monde

Marielle de Sarnez a largement construit François Bayrou durant cette période, à l’image de ce que les femmes avaient pour “mission” d’accomplir dans les années récentes. Elle était soupçonnée d’avoir organisé un système d’emplois fictifs au Parlement européen grâce auquel le MODEM pouvait disposer de permanents payés par l’Union. Elle a beaucoup oeuvré pour les alliances et les combinaisons électorales du MODEM, destinées à faire élire François Bayrou. 

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6 commentaires
  1. C’est probablement la première personne de l’année à ne pas être décédée de la Covid-19. Heureusement pour Bayrou, il aurait été obligé de faire sa quarantaine. Il n’y a que le petit peuple qui ne meurt que de la Covid-19 depuis mars 2020.

    1. Hélas beaucoup de personnes meurent indirectement de la Covid-19, notamment toutes les personnes souffrant de problèmes cardiaques, de cancers, d’AVC et qui sont dépistés et traités tardivement à cause de l’encombrement des hôpitaux et aussi de la focalisation sur cette unique cause de mortalité que serait la Covid. Et franchement aussi bien les puissants que les faibles ont peine à trouver en ce moment des rendez-vous à l’hôpital et des disponibilités pour les divers examens.
      Disons quand même car il faut dire des choses positives aussi qu’un des avantages de notre système de santé c’est l’égalité de traitement entre riches et pauvres. Il n’y a pas tant de pays où on soigne avec les mêmes protocoles un allocataire du RSA et un assuré social de toujours. Je pense même que le système de soins est le seul marqueur de l’égalité républicaine, car bien sûr ça n’est plus le cas de l’enseignement (à part quelques établissements publics et pas mal de privés, le niveau pour tous et donc pour les populations défavorisées a baissé), ni des conditions de vie et de travail. Alors bien sûr, ce sont celles-ci qui sont les principaux déterminants de santé, mais il nous reste les soins comme symbole républicain !

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