Le Great Reset, ou la tribune inespérée pour la propagande chinoise en Occident (épisode 4)

Le Great Reset, ou la tribune inespérée pour la propagande chinoise en Occident (épisode 4)


Partager cet article

Le Great Reset est-il un instrument de propagande à peine voilé pour la Chine et ses visées impérialistes ? Après être intervenu en 2017, Xi Jinping a repris la parole à Davos, délivrant un discours de pure propagande qui laisse pantois. Comment les élites occidentales peuvent-elles à ce point offrir une tribune au grand frère chinois pour "vendre sa soupe" sans jamais être contredit, alors même que son discours est purement mensonger ? Mystère et boule de gomme. À moins que le business de Davos n'ait aujourd'hui un cruel besoin de l'argent chinois. À commencer par Klaus Schwab lui-même.

Mais quelle mouche a pu bien piquer le Forum de Davos et le Great Reset en accordant une si large place et une tribune si ouverte à Xi Jinping, le dictateur chinois qui conduit une politique totalitaire fondée sur la surveillance généralisée de sa population et sur son asservissement ? Faut-il en déduire que toute la bourgeoisie mondialisée est aujourd’hui fascinée par le communisme à la chinoise qui réunit les trois piliers du fantasme mondialiste :

  • une élite qui s’enrichit grâce à un pouvoir qu’elle exerce sans attention pour les libertés publiques
  • un régime qui « tient » sa population en la surveillant
  • une égalisation progressive des conditions de vie pour rendre la dictature tolérable

En tout cas, Klaus Schwab a donné à Xi Jinping une tribune de 30 minutes pour expliquer sans contradicteur et sans analyse critique que la Chine avait beaucoup fait pour endiguer la pandémie (alors même que le régime chinois a laissé des avions quitter Wuhan sans limite plusieurs jours après le départ du virus et de l’épidémie), qu’elle était pour une égalité et un respect entre les peuples (alors qu’elle écrase le Tibet, menace Taïwan, vient de liquider la contestation à Hong-Kong et pille allègrement l’Afrique), et qu’elle était favorable au multilatéralisme et au libre-échange (alors que la Chine s’oppose toujours à la liberté d’investissement étranger sur son sol).

Bref, Xi Jinping a profité de Davos pour mentir éhontément et personne n’a jugé utile de lui poser la moindre question de nature à remettre en cause cette ahurissante propagande.

Les élites mondiales rêvent-elles d’appliquer le modèle chinois au reste du monde ?


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Aujourd'hui, Thibault de Varenne fait un panorama de l'état des BRICS, sans propagande et à partir des sources des BRICS... L'évolution du groupement des BRICS, entre 2024 et 2026, marque une transition historique d'un forum de concertation économique vers une structure de gouvernance mondiale institutionnalisée. Ce processus, décrit par les sources moscovites, pékinoises et téhéranaises comme l'émergence de la « Majorité Mondiale », ne se limite pas à une simple expansion géographique, mais co


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

Ah, quelle déception! On l’imaginait déjà, notre « héros de la démocratie » en t-shirt kaki, gérant ses milliards d’aide internationale entre deux visioconférences, avec, en arrière-plan, le chic absolu du recel d’art impressionniste : un tableau de Cézanne volé il y a quelques années. Quoi de plus libertarien, après tout, que de voir un chef d’État s’approprier ce que l’État italien n'a pas su protéger? Hélas, la réalité est bien plus banale, et surtout bien plus russe. Un tableau volé de Céza


CDS

CDS

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

L’annonce du licenciement de 8 000 salariés chez Meta Platforms en mai 2026 ne relève pas d'une banale gestion de crise. Alors que le groupe affiche une santé financière insolente avec un chiffre d’affaires record de 201 milliards de dollars en 2025, Mark Zuckerberg opère une bascule structurelle historique : le remplacement de la masse salariale par une infrastructure d’IA souveraine. Cette chronique analyse les leviers de cette transformation, de l'automatisation agentique aux incitations fin


Rédaction

Rédaction

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

443 000 euros de crédit en cours, un découvert bancaire assumé, un bien à 770 000 euros. Sébastien Lecornu joue la carte de la transparence patrimoniale pour se normaliser. Un chiffre brandi comme preuve de normalité, mais l'argument dissimule autant qu'il dévoile. Les chiffres sont dans la déclaration de patrimoine, noir sur blanc. Sébastien Lecornu porte un crédit immobilier massif contracté dès 2018, soit en pleine ascension politique. Un endettement présenté comme banal, mais qui soulève un


Rédaction

Rédaction