“Essayez la liberté dans les relations de travail, je suis certain que ça va vous plaire !“

Seul le mérite doit prévaloir dans les relations de travail. Un mauvais employé ne trouvera pas de boulot, pas plus que le mauvais boulanger ne vendra de pain. Il vaut mieux accompagner les projets individuels en favorisant l’initiative. La liberté d’entreprendre doit remplacer le travail salarié. Le modèle social français c'est le salariat avec un pacte social qui repose sur l'échange "protection contre subordination" couplé d'une législation protectrice (réglementation stricte des causes de licenciement) et providentiel (protection sociale et indemnités chômages). Aujourd'hui, les structures hiérarchiques pyramidales sont remises en cause. L'individu ne trouve plus alors dans la relation salariale de quoi "se réaliser". Il est en perpétuelle recherche d'autre chose. Il veut être autonome. Chacun compte sur son propre réseau pour développer son activité. Cette évolution se constate sur toutes les strates sociales, plus ou moins accentuée en fonction du niveau d'étude et du caractère alimentaire de l'activité. Or, la multiplication des CDD, le régime actuel de l’auto-entreprenariat et le développement du travail dissimulé précarisent la situation d’un nombre important des salariés de notre pays (pauvreté, difficultés à se loger, accès impossible au crédit).

1.Ce n’est pas qu’il n’y a plus de travail, c’est que chacun doit réinventer son activité.



Il existe un climat de défiance à l’égard des employeurs qui n’aurait qu’une tentation : exploiter le pauvre salarié sans défense. Cette conception se retrouve dans notre législation. Mais aujourd’hui, cette réglementation trop lourde, trop complexe, trop coûteuse est un frein à l’emploi. Or le premier droit qu’il faut défendre c’est justement le travail pour tous. Le code du travail protège tout le monde sauf ceux qui en ont le plus besoin : les chômeurs.

Libérons les conditions d’embauches en revenant à la liberté contractuelle (principe du droit français). L’employeur et le salarié-entrepreneur s’entendent sur la mission (métier, fonction), sur le prix (rémunération, avantages en nature, mutuelle, titres restaurant), sur l’organisation du travail (horaires, durée hebdomadaire, congés, heures supplémentaires, lieu de travail) et sur les conditions de rupture du contrat de travail (durée définie dans le temps, préavis, dédommagements).

Avec le contrat unique (ni CDD, ni CDI), il n’existe plus de discrimination face aux banques, aux agences immobilières, aux prêteurs…



2.L’impôt à taux unique ou impôt proportionnel est un système somme toute assez simple : remplacer le barème progressif de l’impôt par un taux unique.

 

L’illustration la plus connue d’un système de “flat tax“ est la T.V.A. En France, sur les 37,4 millions de foyers fiscaux en 2015, seuls 17,1 millions – soit 45,6% – se sont acquittés de l’impôt sur le revenu, selon le rapport annuel de Bercy publié. Au total, le revenu fiscal de référence de l’ensemble des Français culmine à un peu moins de 940 Md€ tandis que l’impôt sur le revenu collecté dépasse difficilement les 77 milliards d’euros en 2016 (estimation ministère des finances). Ajoutez à cela un système fiscal complexe, au sein duquel cohabitent quelques 430 niches fiscales et sociales. Finalement, nombre de foyers fiscaux échappent à l’impôt sur le revenu et à sa progressivité.

Le taux idéal d’impôt à taux unique semble se situer entre 10% et 15%. Un double taux, à savoir 8% en dessous de 20.000 euros de revenu fiscal de référence puis 12% serait également un bon compromis afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Nous payons déjà la CSG et la TVA avec un impôt à taux unique qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu, respectivement 99 Md€ (en 2017) et 196 Md€ (en 2015) versus 77 Md€ pour l’impôt sur le revenu.



3.Le salaire complet consiste à verser au salarié ce que paye l’entreprise.

 

Tout versement d’un salaire fait l’objet d’un prélèvement de cotisations sociales (patronales et salariales) par des organismes collecteurs. C’est pour cette raison qu’un salaire net de 1.000 € coûte à peu près le double à votre employeur.

Dès lors on constate que “faire payer les patrons” en augmentant la part des cotisations patronales relève de l’escroquerie politique puisque la part porte sur le même gâteau.

Les cotisations sociales sont des prélèvements assis sur les salaires, et sont associées au financement de prestations sociales. Il s’agit donc d’une part “socialisée” du salaire, c’est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses, afin d’être redistribuée. En contrepartie, les cotisants bénéficient d’une couverture totale ou partielle de frais divers, engendrés par l’un des « grands risques » que sont la vieillesse, la famille, la maladie, le chômage, les accidents du travail et les maladies professionnelles.

L’idée serait alors de verser aux salariés l’intégralité de leur salaire, prestations sociales comprises, afin qu’ils cotisent ensuite aux assurances de leur choix. Cette proposition peut être assortie ou non d’une obligation de s’assurer. Cela permettrait de faire prendre conscience à chacun du vrai coût des assurances fournies tout en donnant enfin une liberté de choix à chacun.


4.La liberté n’est pas antinomique avec la solidarité.

 

Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe de solidarité, mais de s’opposer à un système coercitif qui impose cette solidarité. Ce que je souhaite c’est de pouvoir m’assurer sur les risques que j’estime être les miens et auprès de l’organisme que je considère le plus capable ou répondant le mieux à mes attentes. Il est fait appel à la responsabilité individuelle pour mesurer ces risques et ces attentes.

 

5.Et si demain, nous devenions tous entrepreneurs ?

 

Ce pourrait être l’ultime mutation. Les salariés laisseraient leurs places à autant d’entrepreneurs. Dans le cadre de la réglementation sur la liberté contractuelle, tous se retrouveraient sur un marché d’échanges de compétences. Chacun conserverait sa liberté de travailler plus ou moins, quand il veut, ou il veut en fonction, tout en sachant quel est le montant de sa participation à l’effort national et en connaissance de ses couvertures sociales.

 

Note : les sommes sont exprimées en milliards d’euros (Md€).

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7 commentaires
  1. “Chacun pour soi et Dieu pour tous” ! Pourquoi pas !
    La Nature va reprendre le dessus, peut-être une bonne chose mais attention qui dit Nature dit “inégalités”, sélection naturelle, etc… etc…Donc tout le contraire de l’idéologie dominante de la société actuelle qui n’est plus à un paradoxe près !

    1. Bonjour “pas dupe” . Je suis assez souvent assez d’accord avec vos commentaires mais traduire les propositions de l’article par “chacun pour soi et Dieu pour tous” me parait un peu simpliste . Il faut savoir ce que l’on veut, la liberté a toujours eu un prix . Aujourd’hui nous payons, enfin nous payons, plutôt nos enfants et petits-enfants paieront à notre place la démission de la société actuelle qui s’est laissée “enfumer” par des utopies en échec partout où elles ont été tentées, il serait peut-être temps de changer de logiciel . C’est l’infantilisation permanente dans laquelle nous font vivre tous ceux qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous, et qui en vivent grassement d’ailleurs, qui nous enferme dans la dépendance et la peur des responsabilités . C’est une impasse . Souvenez vous, “c’est pas cher, c’est l’état qui paye”, qui peut avaler de telles fadaises sans avoir envie de mettre des claques? L’intérêt du salaire complet c’est avant de déconstruire un mythe . Il n’y a pas de repas gratuit et surtout c’est la mise en évidence de l’escroquerie des “charges patronales”, avec le salaire complet couplé à la suppression du monopôle de la sécu chacun devient libre de choisir une formule d’assurance qui correspond à sa situation et prend conscience du coût réel de sa santé . Un jeune de 20 ans n’a pas besoin des mêmes garanties qu’une personne de 60 ans, pourquoi devrait-il cotiser sur la base de son salaire au lieu du risque qui sauf exception est très faible à son âge, en plus au moment où ce salaire est au plus bas . Et si l’injustice si chère à nos marchands de salades se trouvait là . Il en est de même du système de retraite par répartition qui est un Ponzi que Mitterrand a encore aggravé en abaissant l’âge de la retraite à 60 ans alors que nous vivons de plus en plus longtemps en bonne santé . Ce système n’est pas viable et en plus fracture la société en aggravant les conflits générationnels . Je me vois très mal expliquer à mon petit fils qu’il ne touchera de retraite parce que ses cotisations ont servi à payer la mienne, et vous? Il est tout à fait vrai que certains peuvent ne pas avoir envie de cette évolution mais je suis intimement convaincu que c’est plus souvent la peur du changement qu’autre chose . Sortir d’un cocon n’est sans doute pas facile pour tout le monde mais les gens ont beaucoup plus de ressources qu’eux mêmes l’auraient cru . Bien sûr un article est trop générique pour faire le tour de la question et envisager les effets induits d’une telle évolution mais je suis persuadé que la liberté est un moteur bien plus puissant que ce que l’on peut croire depuis la prison mentale qu’ont patiemment construit quelques malades qui se prennent à tort pour des élites incontournables .

  2. le cout de fonctionnement de la secu est d’environ 4% quand celui des complémentaires avoisine largement les plus de 15%, LE CHOIX EST VITE FAIT
    la rentabilité du système de retraite par répartition est là aussi bien plus interessante que les systèmes par capitalisation là aussi lorsque l’on connait les chiffres LE CHOIX EST VITE FAIT
    attention aux sirènes de la liberté c’est souvent celle du renard dans le poulailler !!

    1. Je ne sais pas comment vous trouvez les 4% mais ce que je sais c’est que le taux de remboursement de la sécu est de 65% et surtout que les complémentaires n’ont pas de raison d’être avec une assurance privé qui rembourse au 1er euro . Le renard est déjà dans le poulailler il s’appelle le collectivisme et les pertes en ligne sont bien supérieures à ce que vous semblez croire et vont bien trop souvent remplir des poches qui ne devraient pas se trouver sur le passage

    2. Autre chose que j’ai oublié de préciser, dans la mesure ou vous gérez vous même vos revenus personne ne vous empêche de continuer à vous faire pigeonner . Demandez vous pourquoi l’état est allé jusqu’à tordre la loi pour éviter la fin du monopôle qui laisse chacun sa liberté de choix . Comme vous le dites le choix est vite fait, à chacun de faire le sien .

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